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Paris, Londres, Genève : où conseilleriez-vous Guillaume Rambourg et Roger Guy de lancer leur hedge fund ?

Ils sont bien décidés à tourner la page Gartmore. Guillaume Rambourg et Roger Guy préparent leur retour dans l’industrie avec pour projet de lancer cette année leur propre hedge fund, selon le Sunday Times, qui assure que cette initiative a toutes les chances de susciter l’intérêt des investisseurs (Reuters).

Rambourg blanchi par la FSA

Ancien gérant star de Gartmore pour lequel il gérait 20% des 21 milliards de livres du portefeuille total du fonds, Guillaume Rambourg a dû attendre 9 mois pour être blanchi des accusations de la FSA, fin mars, après une longue enquête sur ses activités de trading, qui l’avait obligé à quitter son employeur l’été dernier (City AM).

Son départ avait été suivi de celui de Roger Guy, son ami et co-dirigeant de Gartmore. Un doublé qui a conduit à d’importantes sorties de capitaux (la paire générait 40% des revenus du groupe à elle seule) puis finalement à la vente de Gartmore à son rival Henderson Group.

Londres leur a-t-il laissé un goût amer ?

Aujourd’hui, il est amusant que le duo fasse durer le suspense sur le lieu de leur future société. Trois villes – Londres, Genève, et Paris – seraient en lice.

Si Guillaume Rambourg voulait faire un pied de nez à la FSA, qui a bien failli anéantir sa réputation et sa carrière, quitter Londres pour s’installer en Europe continentale serait une stratégie des plus efficaces. Après tout la vengeance est un plat qui se mange froid ! Bon, en même temps, c’est vrai que c’est un peu la place où le business se fait : 43% des hedge funds européens ont leur siège social au Royaume-Uni.

Quoique, dans ce secteur, Genève est en train de lui voler la vedette. Les hedge funds londoniens, parmi lesquels Brevan Howard et Blue Crest Capital, sont venus s’y installer en nombre alors que la régulation et le régime fiscal se révèlent désormais clairement plus favorables qu’en Angleterre.

La mode Genève terminée ?

Mais le vent est peut-être déjà en train de tourner. Des voix locales ont fait entendre que cette arrivée massive de fonds était nuisible à la paisible vie locale. D’ailleurs certains, à l’instar de Frederic Denjoy (qui est pourtant également suisse), ne s’y sont pas tout à fait accoutumés puisqu’ils ont fait leurs bagages pour revenir sur Londres (Financial News).

Enfin, une récente étude a montré que si un hedge fund était tenté par la Suisse, il aurait intérêt à choisir Zurich plutôt que Genève pour des raisons fiscales, de disponibilité de professionnels et de services hautement qualifiés et de nombre de clients potentiels.

Et Paris alors ?

Il reste Paris. Certes, ce n’est pas la buzzing life de Londres, mais la capitale française ne représente-elle après tout un bon compromis avec l’excès de tranquillité genevoise ? Les sociétés de gestion quantitative (ah oui, il faut dire à Guillaume Rambourg et Roger Guy de ne pas prononcer le mot hedge funds , banni en France) s’organisent même à Paris pour gagner en visibilité avec le projet Quant Valley.

Un accueil, cette fois des plus chaleureux, leur serait certainement offert. Dans une grande opération de séduction, la place parisienne fait tout ce qu’elle peut aujourd’hui pour favoriser l’implantation de hedge funds.

Des gérants ont déjà franchi le pas comme Alain Demarolle, un ancien d’Eton Park, qui a choisi Paris en septembre 2009 pour créer sa société de gestion Alura Capital Partners, ou comme les cofondateurs de Bernheim, Dreyfus & Co, Amit Shabi et Lionel Melka, qui ont rapatrié fin 2009 leur hedge fund à Paris, après trois ans d’histoire suisse.

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