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Les 12 jobs incontournables en finance d’ici à fin 2013

Le marché de l’emploi en finance n’est pas à son zénith mais les consultants en recrutement parisiens spécialisés retrouvent (un peu) le sourire. Tous ceux que nous avons interrogés témoignent d’une rentrée encourageante au vu d’un premier semestre particulièrement atone. « Les appels et les demandes des clients en ce début septembre nous font porter un regard plutôt optimiste sur les prochains mois », confie Béatrice Arras, associée au sein du cabinet Lincoln Associates à Paris.

Un regain d’enthousiasme qui se révèle une nouvelle fois plus mesuré pour la banque d’investissement. Pour Florence Soule de Lafont, Partner en charge de la Practice Finance de Boyden à Paris. Les réflexions concernant les recrutements ont bel et bien repris dès juin, et se concrétisent en cette rentrée. « Néanmoins les grands établissements français raisonnent de plus en plus à l’échelle globale et beaucoup des postes en banque d’investissement sont désormais localisés à l’étranger », nuance cette chasseuse de têtes, qui juge que Paris ne concerne plus que 30% des mandats dans ce secteur, contre 70% des postes basés à l’international (principalement Londres). Une ligne de partage qui s’est inversée en 18 mois au détriment de Paris. Il n’empêche, plusieurs poches de recrutements se concrétisent sur la place financière parisienne. En voici la preuve par 12 – douze comme autant de métiers qui auront le vent en poupe d’ici à la fin de l’année.

  • Seniors Associates et VP (M&A): « Pour les métiers du coverage, des besoins se font sentir à nouveau chez les banques universelles et les boutiques parisiennes sur des grades de seniors Associates et VP, capables de conduire des process, animer des équipes d’analystes sur les pitchs, tout en se montrant autonomes sur l’exécution de dossiers devenus délicats à faire aboutir pour des clients typiquement du CAC40 côté banques universelles, et Mid-cap côté boutiques », constate Amaury La Claviere, consultant senior pour la division Investment Banking au sein du cabinet Robert Walters à Paris. Les pure « originateurs » pour des postes de directeur ne sont pas en reste, dès lors qu’ils apportent une expertise sectorielle et une certaine notoriété à l’équipe qu’ils rejoignent, précise encore le consultant. De son côté, Florence Soule de Lafont, chez Boyden, rappelle qu’à Londres les expériences sur les émergents (Asie, Amérique Latine) et la connaissance des financial sponsors sont particulièrement prisées.
  • Responsable des relations avec les investisseurs institutionnels : « Les levées de fonds auprès des institutionnels est un sujet majeur », constate Florence Soule de Lafont. Les nouvelles contraintes réglementaires conduisent  lles assurances à diversifier leurs investissements. Aussi la consultante note un intérêt appuyé pour tous les profils capables d’accompagner en particulier l’activité des assureurs surtout s’ils ont une connaissance des produits tels que les obligations d’entreprise de taille intermédiaire  et les crédits aux PME. La création d’EnterNext par NYSE Euronext en mai dédié aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros participe de ce nouvel enthousiasme.
  • Les spécialistes de la dette privée : Les fonds de dette sont en vogue, quasiment tous les gérants de la Place ont annoncé ces derniers mois des projets sur ce segment. Suite aux changements règlementaires imposés au secteur bancaire européen, source traditionnelle de financement, de nouveaux acteurs (assureurs, fonds de pension) ont récemment investis dans cette activité. « Maintenant que les asset managers ont réussi leur levée de fonds infrastructure ou immobilier, ils cherchent à étoffer leurs équipes avec des gérants issus souvent de la banque d’investissement voire de la banque commerciale pour les spécialistes de l’immobilier », confie Florence Soule de Lafont, qui rapporte également des besoins en matière de structuration des produits de dette privée en visant notamment des professionnels venant d’équipes de financement de projets.

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Les banques étrangères qui recrutent aujourd’hui en France

  • Les professionnels du trade finance : La recrudescence des besoins sur le trade finance ne s’observe pas uniquement à La City. « À Paris, les banques internationales, dont les équipes sont principalement basées à Londres, veulent maintenant  développer également de petites équipes à Paris, et cherchent pour cela surtout des profils d’originateurs », relève Amaury La Clavière chez Robert Walters. Selon lui, les grands établissements parisiens souhaitent également renforcer leurs équipes dédiées à ces produits perçus comme « porteurs ces derniers mois ». Thierry Mageux, directeur du business development pour les secteurs banque/assurance chez Robert Half confirme le développement d’équipes d’établissements étrangers sur cette activité.
  • Contrôleur de gestion social : Ce n’est pas ce que l’on peut appeler un nouveau métier, mais clairement il est appelé à se développer, nous ont indiqué deux consultants en recrutement. Khaled Aboulaich, responsable de la practice Finance & Compta d’Expectra en Ile-de-France constate un « appétit grandissant de la part de l’ensemble des grands groupes pour ces spécialistes à la croisée de la finance et des RH, fortement en relation avec les opérationnels et dotés d’une approche globale ». Confronté à des problématiques d’optimisation des coûts et d’allocation des effectifs, le secteur financier en serait friand, d’après Béatrice ARRAS, associée chez Lincoln Associates, qui rappelle que, de manière générale les contrôleurs de gestion spécialisés dans le contrôle et l’optimisation des coûts, resteront une valeur sûre pour les mois à venir.
  • « Change management » : Les institutions financières cherchent à renforcer leurs équipes chargées de mettre en ordre de marche l’ensemble des projets liés à la transformation du business model et aux diverses réorganisations. « Les consultants opérationnels issus des grands cabinets de conseil en organisation sont prisés pour des postes de VP », indique Amaury La Clavière. De son côté, Robert Half confirme l’intérêt des grandes institutions pour ceux que l’on appelle les “program directors” ou “program managers” capables de diriger jusqu’à une vingtaine de projets. Ces profils polyvalents liés à la gestion de projets doivent être capables de mener à bien des projets finance comme des projets IT. Parallèlement, le cabinet Lincoln Associates note un « redémarrage des activités des cabinets de conseil auprès des institutions financières » notamment des banques, qui se traduit par une demande importante de consultants seniors expérimentés sur les sujets réglementaires et organisationnels.
  • Les spécialistes des risques : La demande des risk officers est toujours et encore d’actualité à Paris. Les nouvelles réglementations de type EMIR (sur les dérivés) ou AFIM (pour la gestion alternative) continuent de créer de nouvelles opportunités dans ces métiers, confirme Thierry Mageux. Les employeurs de l’industrie financière s’intéressent aujourd’hui en priorité à la gestion des risques opérationnels, qui continuent de s’affiner, précise de son côté Amaury La Clavière pour Robert Walters. Dans tous les cas, « on recherche moins des théoriciens que des opérationnels avec une bonne dizaine d’années d’expérience en contact avec les métiers du front office au quotidien », précise ce dernier.
  • Les compliances officers : « Plus encore que les spécialistes des risques, les compliance officers voient leur cote toujours renforcée, notamment à la suite des nombreuses affaires qui ont égrené le secteur bancaire ces derniers mois (Libor, affaires de blanchiment…) », assure Thierry Mageux. Là encore, les institutions recherchent des professionnels proches du business, pédagogues, et multi-cartes c’est-à-dire capables de traiter des sujets liés à la prévention de la fraude comme de la lutte anti-blanchiment par exemple pour une catégorie de clients.
  • Products specialists avec un profil international : Les asset managers pour répondre à la nécessité de développement à l’étranger recherchent ces spécialistes hybrides (à la fois bon techniciens, commerciaux, et hommes de marketing), mi-techniciens, mi-commerciaux, mi-maketing), proches des gérants parisiens, pour revoir les gammes de produits à proposer à la nouvelle clientèle internationale, notamment en Asie, et aider les commerciaux à les promouvoir, nous explique Florence Soule de Lafont chez Boyden. « Il y a un intérêt évidemment marqué également pour les vendeurs avec une expérience à l’international pour accompagner cette volonté d’expansion hors de nos frontières », ajoute la chasseuse de têtes.
  • Les métiers du digital : C’est le nouveau dada des recruteurs en finance, qui tous mentionnent une poussée de ces métiers liés à l’évolution des habitudes des clients massivement convertis à l’Internet et aux médias sociaux. « Les fonctions liés au web explosent notamment en banque, secteur qui avait pris un peu de retard en la matière. Désormais le sujet est devenu l’une des priorités des établissements », relève Béatrice Arras de Lincoln Associates. Manquent encore à l’appel des profils plutôt informatiques mais pas uniquement. Ces spécialistes qui ont entre 2 et 10 ans d’expérience sont rattachés à la direction informatique ou à la direction marketing ou encore à la communication.
  • Les experts RSE : Ils font partie des nouveaux profils en vogue dans les institutions financières, de plus en plus contraintes par les problématiques de développement durable. Béatrice Arras de Lincoln Associates constate une demande croissante d’analystes en charge du reporting RSE (responsabilité sociétale des entreprises) auprès des directions financières, mais pas uniquement. Les besoins se font également ressentir dans des activités aussi diverses que la communication financière, le contrôle interne, le contrôle des risques et le pilotage stratégique.
  • Les spécialistes ALM (gestion actif-passif) : « C’est le poumon du suivi de la rentabilité des institutions financières, aussi les mandats pour ces équipes ALM continueront d’être récurrents sans non plus être pléthoriques », résume Thierry Mageux de Robert Half. Même son de cloche chez Lincoln Associates : « le marché est toujours à la recherche d’ingénieurs financiers portés sur la modélisation et d’actuaires pour optimiser leur gestion des risques au vu des nouvelles réglementations », confirme Béatrice Arras, pour qui les compétences liées à la maîtrise des cadres Solvency II et Bâle III sont plus que jamais prisées.
  • Les auditeurs internes : L’ensemble des recruteurs témoignent d’une demande qui ne s’essouffle pas pour les services d’audit interne de la plupart des institutions financières. Pour Béatrice Arras, « les postes à pourvoir sont à la fois naturellement liés au turnover mais aussi à des créations de postes ». Dans la même veine, le contrôle permanent est appelé à rester dynamique dans les prochains mois, ajoute Amaury La Clavière. Ce qui constitue un autre débouché pour les professionnels issus des Big Four, dont l’expérience et la rigueur sont particulièrement appréciés.

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