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Les PERDANTS de 2010

La reprise que l’on espérait tous secrètement pour cette année n’a pas été au rendez-vous pour tout le monde. Pour certains, la page 2010 doit être tournée, et vite.

Les free-lances IT Finance

2010 est à marquer d’une pierre noire pour les professionnels informatiques indépendants habitués à des missions pour les grandes banques d’investissement françaises. Ces dernières ont, en effet, très fortement durci les conditions d’accès des prestations et appels d’offres aux free-lances depuis fin 2009. On pense que l’une des grandes banques s’est faite auditer et pénaliser car du point de vue strictement du Code du travail français les banques étaient limites sur le recours aux free-lances. Du coup, beaucoup ont renoncé à leur statut pour être embauchés par des SSII ou en direct par les banques, ce qui signifie pour nous une baisse d’au moins 20 à 25 % de la rémunération et une diversité de missions limitée , témoigne un professionnel du secteur qui a requis l’anonymat. SG et Calyon auraient été les premières à serrer la vis fin 2009, Natixis et BNP auraient suivi cette année. Heureusement, le marché ne se limite pas aux quatre grandes banques françaises. D’autres acteurs bancaires, mais aussi des compagnies d’assurance et de gestion continuent d’employer des free-lances. La reprise de la demande s’est concrétisée cette année, en particulier depuis septembre , rassure Clément Légé, consultant dédié aux free-lances au sein du cabinet spécialisé Huxley Associates.

Directeurs financiers

S’il y a une fonction en finance d’entreprise qui peine à redémarrer sur le marché de l’emploi, c’est bien celle-ci. Le marché reste atone, en particulier pour les postes d’envergure. L’attentisme prime. Ce qui pèse également sur la rémunération. La plupart des postes que l’on a vus cette année se situent dans une fourchette de rémunération de 60 à 100 k€ , commente Bruno Fadda, associate director du cabinet Robert Half. Une tendance qui confirme les anticipations du cabinet Robert Walters selon lequel le salaire plancher des directeurs financiers avec 6 à 10 ans d’expérience était appelé à baisser de 10 k€ (à 90 k€) et de 20 k€ pour les profils avec plus de 10 ans d’expérience (à 100 k€).

Private equity

Le secteur revient de loin après une année 2009 catastrophique. Toutefois la reprise tant attendue ne s’est pas concrétisée en 2010. Des acteurs autrefois leaders du secteur ont continué à traîner des casseroles. L’exemple du démantèlement de Candover est assez parlant (The Economist). Et les professionnels se sont cassé les dents sur un marché de l’emploi encore largement atone. Actuellement, j’ai le sentiment que les membres de certaines équipes préfèrent rester en poste, même s’ils ne perçoivent pas de “carried”, car il n’y a tout simplement pas beaucoup de postes à pourvoir , confiait Charles Soulignac, président du fonds Fondinvest Capital au premier trimestre. Une affirmation toujours aussi vraie à la fin de l’année. En outre, près d’un quart des fonds ont réduit leur bonus et près de la moitié n’ont pas modifié leur niveau de salaires, selon une étude de la société Preqin (L’Agefi).

Les prop traders

Au cceur de l’affaire Kerviel, le prop trading a fait la Une des journaux pour de mauvaises raisons. Les règles Volcker aux États-Unis ont obligé cette année JP Morgan et Goldman Sachs à réduire sérieusement la voilure sur le trading pour compte propre, voire carrément céder cette activité. L’Europe n’a pas encore fixé de contraintes particulières mais y réfléchit sérieusement.

Bonus

Il y a eu en fin d’année l’annonce du durcissement des règles concernant les règles d’attribution des bonus. C’est maintenant officiel, la part du montant en cash se réduit comme peau de chagrin. Mais ce n’est pas tout. Dans le cadre d’une embauche, les professionnels reconnus ont généralement obtenu un bonus garanti qui se situait dans la moyenne haute de leurs trois derniers bonus quand, par le passé, il dépassait quasi systématiquement le meilleur des trois derniers bonus , précise un chasseur parisien qui a requis l’anonymat. Celui-ci anticipe un bonus pool au titre de l’année 2010 en baisse d’en moyenne de 20 à 30 % par rapport à l’année dernière, en raison des résultats décevants des activités de marchés depuis l’été. S’ajoute à cela le fait qu’elles ont préféré limiter les coupes dans leurs effectifs et éviter ainsi d’avoir une image de stop and go toujours difficile à marketer auprès des clients. Le pool bonus devra donc être partagé entre tous et ainsi tirer vers le bas.

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