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La pression sur les bonus va-t-elle précipiter le départ des banquiers ?

Trente cadres viennent de quitter les équipes de gestion alternative de la Société Générale pour créer leur propre hedge fund, Nexar Capital Group, selon une information parue dans le Financial Times, abonnement. Parmi eux, Arié Assayag, le patron de l’activité mondiale de fonds alternatifs, ainsi que certains de ses plus proches collaborateurs, comme Éric Attias, ancien responsable de la gestion d’actifs de la banque à New York.

SG a diminué le capital alloué aux activités de hedge funds. Avec moins de capital, les rémunérations baissent, explique une source interne à la Société Générale (Reuters.com). Le climat d’incertitude qui entoure le sujet pourrait encourager de nombreux départs dans les banques françaises vers des boutiques indépendantes.

Cap sur les boutiques

Car les hedge funds ne sont pas les seuls à attirer les banquiers d’affaires. Certains n’hésitent plus à créer leur propre banque d’investissement, à l’instar de Dominique Bazy. L’ancien patron d’UBS France vient de monter sa structure de conseil en fusions et acquisitions. Baptisée Hauler Capital Adviser, il est d’ores et déjà prévu qu’elle embauche une dizaine de banquiers conseils (challenges.fr).

Autre initiative qui fait parler d’elle dans le microcosme financier, celle de Dominik Belloin, un ancien de chez Goldman Sachs, Merrill Lynch et Oddo, qui prend la tête de Kepler Corporate Finance, une activité entièrement dédiée à la banque d’affaires. Le marché dans lequel nous opérons est difficile. Mais le moment est idéal en termes de recrutement pour développer une équipe de qualité, beaucoup de personnes de talent ayant quitté leurs sociétés, cherchant à le faire ou s’étant vu remercier , explique le nouveau dirigeant (L’Agefi.fr). Pour compléter l’équipe actuelle de 15 personnes, cinq à six recrutements sont prévus en 2009 et d’autres en 2010.

commentaires (8)

Comments
  1. Assayag est un ancien de SGAM AI pas de SG DEAI grande pompe à cash de la SG. Il était responsable d’un portefeuille de hedge funds (même pas plus de 10 ards €) plus que limité dans l’activité de SGAM et encore plus de SG.
    En France ce sont les Sales et non pas les traders qui récoltent les plus gros bonus (hormis les seniors bankers et les hauts dirigeants).
    Le contrôle des bonus concernerait une poignée de traders infime sans aucun rapport avec les 2-3 ards € annuels que des BNP, SG ou Calyon récoltent de leurs activités BFI commerciales d’intermédiaires de dérivés ou d’asset management. … Le reste n’est qu’écrans de fumée consacrant des ex. pseudo traders dont le track record est proche de 0 ! Quand à l’importance de Kleper … je resterai charitable……. sans toutefois rappeler qu’il n’y a aucun rapport avec du trading dans cette boite de brokage.

  2. Et bien Philippe, tu sais de quoi tu parle toi!
    c’est très bien dit…

  3. Merci Steeven,
    Mais vu de Londres le débat franco français sur les bonus tourne à un poujadisme totalement hors propos face à la simple réalité des faits et il discrédite tout apport concret de la France.
    Même les très libéraux Londoniens y réfléchissent mais sous l’angle de la responsabilité et de la nocivité et pas de l’émotivité et du sensationnel journalistique.
    Un trader taux/equity qui gère un booktrading de market making, qui génère plusieurs dizaines de millions d’Euros de P&L et qui est payé plusieurs millions n’est ni un escroc, ni un agent “nocif de l’argent casino international”.
    Une banque ce n’est pas de l’économie virtuelle et tous les agents particuliers ou institutionnels bénéficient largement des évolutions techniques et de la fluidité de la sphère financière. On peut sinon revenir aux années 80 avec des marges d’emprunts immo particuliers à 3-4% au dessus du taux bancaire (contre à peine +1% / Etat en 2009 !!!)
    Encore une fois la crise vient de l’explosion de la sphère crédits immo US et UK qui à l’opposé de la France ne disposent d’aucune loi régissant l’endettement des ménages. En faire une affaire contre le trading en général n’apporte aucun élément au

  4. Philippe, inutile de t’égosiller.
    Malheureusement, nous n’avons que le choix entre des politiques qui s’attaquent délibérément à la question des bonus par gesticulation et populisme dans une diversion toute d’un cynisme savoureux, et des politiques qui au contraire prennent cette question très à coeur, intérieurement persuadés qu’il en va de l’avenir de la planète et dont les vrais questions sont au-delà de leurs compétences, et dont la situation échappe totalement à leurs capacités d’interprétation.

    Pfff, j’espère, par défaut, que la 1ère proposition est la bonne, mais je doute de plus en plus.

  5. Regulation des bonus? 2 consequences:

    – Departs pour la Suisse qui devient de plus en plus attractctive ces derniers temps, Londres ou NY dans une moindre mesure, resteront attractifs notamment par le meilleur salaire fixe par rapport a Paris.

    – Les bonus vont devenir des factures et non plus des salaires. On se fera payer par l’intermediaire de societe ecran. Toute tentative de regulation est systematiquement contournable et contourne de facon legale.

  6. Comme on dit quand le navire chavire les rats quittent le bateau
    rats=traders et banquiers.

    Je suis sûr que si sur une autre planète on leur proposait un salaire deux fois plus importants que sur Terre et des bonus garantis à vie , les banquiers n’hésiteraient pas à quitter la Terre.

    Ce genre d’individus seraient prêts à vendre père et mère pour de l’argent…

  7. Un grand merci à Bernard pour ce grand moment de psychologie de comptoir.
    Avec bonus garanti à vie et doublement de salaire, la planète entière partirait sur Mars avec le sieur Bernard, dans les premiers rangs, en train de jouer des coudes et monnayer le dernier de ses cousins pour ne pas qu’on lui pique sa place.

  8. Pouquoi est ce que la suisse deviendrait un eldorado pour les traders?

    Est-ce que les fonds en suisse lemanique offrent des stabilites de l’emploi importantes par rapport aux banques francaises ?

    Quitter une banque pour un fonds de type “energy trading house” du cote de geneve est ce un bon plan de carriere et peut on ensuite revenir dans une BFI de grande banque?

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