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L’impossible retour des Français de Londres

Les banquiers français qui étaient partis chercher l’eldorado à Londres et figurent aujourd’hui dans la longue liste des licenciés peuvent difficilement se raccrocher à l’espoir de revigorer leur carrière de ce côté-ci de la Manche.

Les offres d’emplois en front-office sont inexistantes en ce moment. Tous les budgets sont gelés , constate Jean-Marie Cousty, consultant chez Hudson à Paris. La plupart des cabinets constatent un phénomène similaire à celui qui touche Londres avec seulement quelques mois de retard.

Signes négatifs

Le plan de suppression d’emplois chez Natixis, la volonté de Calyon de réduire sérieusement les coûts et SocGen qui met du temps à tourner la page de l’affaire Kerviel donnent du grain à moudre aux pessimistes.

L’ensemble des activités de la BFI des grandes banques d’investissement européennes devraient être touchées jusqu’en 2009, voire 2010, si l’on en croit l’analyse de Natixis.

Peu de candidats au retour

Fin 2007, certains Français basés à Londres commençaient à s’intéresser à nouveau au marché de l’emploi parisien. Aujourd’hui, cette tendance se confirme , remarque Xavier Logeais du cabinet de chasse NESS (New Executive Search Solution) à Paris. Ce mouvement reste toutefois difficile et rare car il signifie souvent une réorientation de carrière comme par exemple passer du front vers le risk management , poursuit-il.

Faut-il pour autant voir tout en noir ? Le changement de direction chez SocGen marque une envie forte de fortifier les activités de BFI de la banque. Des recrutements pourraient suivre. Surtout, les recrutements en back et middle-office demeurent globalement dynamiques dans les établissements français. Les banquiers français sans emploi à Londres feraient mieux d’essayer Dubaï plutôt que Paris ! , conseille néanmoins Erika de Gaillande du cabinet de chasse Singer & Hamilton.

commentaires (4)

Comments
  1. Même si de nombreux financiers français installés à Londres se sont cassés les dents aujourd’hui avec la crise, la plupart souhaitent rester Outre-manche, notamment pour des raisons de change.

    Il faudrait que la crise s’installe pendant au moins deux ans pour les faire revenir. Ceux qui font le choix de rentrer sur Paris le font surtout pour des raisons personnels (emploi d’un conjoint sur Paris, éducation des enfants, cadre de vie…).

  2. compte tenu des ecarts de salaire et des perspectives de mobilite et d’evolution plus difficiles a paris, il est a fort a parier que les francais attendront plusieurs mois avant de se decider a rentrer, sauf motifs personnels liés a la famille ou la santé.

  3. Paris c est bien, c est beau mais les salaires sont divises par trois!!!!

  4. “la plupart souhaitent rester Outre-manche, notamment pour des raisons de change” avec une quasi parité entre l’euro et la livre ?!

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