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Les juniors en odeur de sainteté chez les cabinets de conseil en management

Le retour à la croissance se confirme pour les entreprises de conseil en management. La croissance moyenne de leur chiffre d’affaires s’est établie autour de 3% pour l’année 2010, contre une baisse d’activité de -7% observée en 2009, selon le Syntec Conseil en Management, qui représente plus de la majorité de ce marché. C’est encore plus vrai pour les moyens et petits acteurs, qui enregistrent pour certains une croissance à deux chiffres.

Le syndicat confirme que les recrutements dans le conseil se sont poursuivis en 2010. Dans la lignée des observations de l’été dernier, ce sont toujours les jeunes diplômés qui ont la cote. On estime que les cabinets ont recruté des jeunes diplômés en moyenne à hauteur de 10% de leurs effectifs sur l’ensemble de l’année , précise le communiqué publié mardi, à l’occasion d’une enquête inédite sur le profil des 25-30 ans dans la profession, réalisée auprès de 800 consultants et managers.

On parle ici de 4 000 embauches. Le conseil tend à redevenir le premier employeur des grandes écoles, selon le Syntec qui s’attend à un recrutement au moins similaire pour 2011. Et pour cause : 78% des entreprises sondées s’attendent à une activité en hausse l’an prochain.

Une génération Y exigeante et… mobile

Pour les cabinets, la génération Y est porteuse de qualités propices à tirer vers le haut la profession (créativité, aisance naturelle vis-à-vis du travail en réseau, exigences sur l’utilité économique et sociale de leur métier), mais ils ont également de fortes attentes sur les plans professionnel et de l’épanouissement personnel.

Ils sont avides de défis et demandeurs d’une large autonomie , souligne Jean Claude Merlane, administrateur du syndicat à l’origine de l’étude. Ainsi, 91% des jeunes consultants attendent de leur manager qu’il leur propose des challenges et 74% souhaitent que leur entreprise leur donne plus de flexibilité.

Et ne pas écouter ces attentes ne fera qu’accentuer les problèmes de rétention des consultants, qui sont naturellement attirés vers le client. Outre notre rôle d’amélioration de la compétitivité des entreprises, nous nourrissons un vivier de talents qui rejoignent ces mêmes entreprises ; ceci doit être reconnu dans la relation commerciale avec nos clients et la tarification des prestations intellectuelles, fait remarquer Hervé Baculard, président du Syntec Conseil en Management.

C’est notamment le cas pour le secteur bancassurance, qui utilise couramment ce vivier dans son recrutement. Et le débat n’est pas prêt de s’essouffler dans la mesure où les banques et les assureurs occupent une place importante parmi la clientèle de ces cabinets. Ils représentent en moyenne environ 25% des activités du conseil. Ce chiffre a tendance à croître depuis 5 ans, nous a confié Hervé Baculard. Les banques et les assureurs ont besoin de conseils sur la mise en ceuvre de nouveaux métiers, l’optimisation des back-offices, le développement de la performance commerciale et de la relation clients, sans oublier les problématiques pures de management .

commentaires (9)

Comments
  1. Faudra vraiment qu’on m’explique un jour ce paradoxe profond ….comment peut on faire du conseil en management à des managers disons ‘expérimentés” quand on est un junior ? quelque soit le modèle qu’on applique c’est pas sérieux…
    le fait est que junior rime avec = moins payé , plus corvéable , moins grande gueule = plein d’avantages pour ces boites…
    on vit dans un monde ridicule

  2. king tu as complètement raison! Peut être suffit-il de faire une grande école de Co pour être considéré comme étant apte à conseiller des professionnels ayant 10 à 20 ans d’expérience dans leur domaine?! sur quel vécu ces pétits jeunes se basent pour aller chercher de nouvelles idées? J’aimerais vraiment comprendre!
    Paradoxale et pratique ridicule…

  3. J’imagine que les cabinets disposent de veterans du conseil qui sont capables d’aider les managers et que les juniors du conseil les aident a trouver/formater les informations, faire des entretiens, rediger des rapports/presentations…

  4. attention je dit ça sans faire de l’anti-jeune au contraire ….mais pour effectuer des missions d’audit et de conseil efficaces ils feraient bien d’attirer des seniors en les payant bien au lieu de quoi on voit ce que le screening et les audits ont laissé comme trace dans les établissements bancaires et notamment au niveau évaluations des risques entre 2003 et 2007 ! bravo les jeunes !

  5. le monde change, et vous devez l’accepter, les jeunes ont plus les crocs, sont polyvalents, multilingues et mobiles tout à la fois! il faudra faire avec…

  6. chris ? tu peux m’expliquer pourquoi tout le monde reconnait que les diplômes se dévalorisent ? pourquoi en sont ils arrivés à donner des cours d’orthographe dans des sociétés ? le monde change mais pas forcément en bien ….mais de toute façon je ne dit pas que les jeunes sont bêtes je dit simplement qu’appliquer une grille de méthodes dans le conseil est absurde et que seule l’expérience peut permettre d’apporter des solutions à des managers expérimentés..j’ajouterais quelque chose…oui les jeunes sont plus “tout” mais ils sont surtout beaucoup plus égoïstes qu’avant

  7. Le terme Conseil en Management est très vaste et englobe beaucoup de métiers dont le conseil en systeme d’informations.
    Vu le nombre de jeunes diplomés qui débutent dans des SSII qui se réclament faire du conseil en management, les chiffres de l’article ne sont pas si étonnants.

  8. étant du milieu je peux apporter qques précisions : le conseil ce n’est pas toujours donner des conseils, c souvent faire de l’interim, le client sait très bien faire le job mais n’a pas le temps et/ou ne peut pas recruter pour faire le job, il utilise les consultants quand il doit faire avancer un projet mais n’a pas les ressources internes, un jeune pas trop bête s’appropriera le sujet et sera capable de le mener à terme sous la tutelle de son client ou d’un manager de son cabinet. En raccourci voici une explication, peut être la principale (il y a aussi la marge sur la factu, le fait que le conseil soit éprouvant et qu’il faut donc des “jeunes dynamiques”, etc.) Il y a bien sur du “vrai” conseil ou le client est demandeur d’une expertise qu’il n’a pas et là il lui faut du senior evidemment.

  9. étant du milieu aussi, je confirme ce qu’avance ritol …

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