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Pour Citigroup et d’autres, la fin du recrutement n’a pas encore sonné

On vous rabâche les oreilles avec le même couplet tous les ans : la fin d’année ne rime pas avec recrutement effréné, bien au contraire. Pas chez Citigroup, qui s’apprête à lancer un hiring push en Europe, selon Financial News.

Après trois années de restructuration, la banque devrait renforcer sa banque d’investissement et n’attendrait pas l’année prochaine pour cela. Des nominations devraient d’ailleurs être prochainement annoncées dans le conseil, les secteurs DCM et ECM.

Une nouvelle qui ne manque pas de surprendre dans un contexte de résultats Q3 globalement morose, alors que l’on comprend que de nombreuses banques d’investissement ont recruté beaucoup – trop – et au prix cher.

Besoin d’un gros travail de rattrapage en Europe, après 740 emplois évaporés en trois ans

Il est vrai que Citi ne cadre pas complètement avec ce tableau. Parmi les multiples raisons de rejoindre Citi, figure celle-ci : les revenus de sa BFI sont en hausse de 38% au troisième trimestre par rapport à Q2 et de 70% sur les marchés actions, selon des analystes de Morgan Stanley. Ceci en comparaison avec des hausses respectivement de 13% et 22% en moyenne sur ces marchés.

Cela dit, si l’on se concentre sur l’Europe uniquement, la banque américaine a besoin d’un véritable sursaut : ses revenus sur la région EMEA était en baisse de 38% sur un an. Pendant cette période, elle a cédé du terrain dans la plupart des classements, que ce soit sur les activités M&A ou DCM, en raisons notamment de départs de banquiers seniors clés.

En l’espace de trois ans, la banque aurait au total perdu 17% de ses effectifs européens dans ses activités de banque d’investissement. Si Citi cherche à revenir à ses niveaux d’emploi d’avant-crise, on parle ici de 740 embauches. D’où la campagne de recrutement lancée dans la presse européenne qui en appelle aux meilleurs et aux plus talentueux , et ce à tout niveau du jeune diplômé au managing director , relève l’hebdomadaire britannique.

A Paris, on ne voit pas venir la vague

A Paris, les chasseurs sont dubitatifs. Oui, il y a eu des mouvements sur les convertibles et le cash equity cet été chez City, et quelques recrutements par-ci par-là, mais pas beaucoup plus , dit l’un. Un autre consultant basé à Londres, qui dit travailler régulièrement avec la banque notamment en France, parle seulement de quelques recrutements en cours .

A Paris, où elle est présente depuis 1906, la banque américaine compte plus de 200 employés, selon son site Internet. Seulement une poignée d’offres d’emploi basés à Paris (analyst, vice-president global banking FIG, vice-president global banking), postés fin octobre, y figurent.

En réalité, il semblerait que Citi ait recruté graduellement depuis plus d’un an et demi un peu partout en Europe. L’an passé, l’établissement avait assuré avoir recruté 300 personnes dans ses activités ECM entre janvier et octobre. D’autres annonces beaucoup plus discrètes et occasionnelles ont suivi depuis.

En outre, les quelques recrutements clés de banquiers seniors sur lesquels Citi s’apprêteraient à communiquer ont certainement été réalisés il y a déjà quelques mois. En raison des périodes de gardening leave , ils ne seront installés dans leur poste qu’en fin d’année.

RBS aussi en mode reconstruction

En fin de semaine dernière, RBS avait également suggéré se développer sur les marchés actions en Euope, avec pour objectif d’augmenter ses ventes dans les produits structurés de 70% dans les 5 ans à venir. Les marchés français et suisse avaient été spécifiquement mentionnés par Bloomberg.

Ce n’est pas étonnant, RBS a perdu à Paris beaucoup de monde sur les marchés actions notamment au profit d’HSBC. Sur les structurés, c’est plus étonnant car le marché parisien est encore éteint, confie l’un des chasseurs parisiens interrogés. Le problème surtout pour RBS comme pour Citi, c’est qu’elles ne bénéficient pas d’une bonne image auprès des professionnelles parisiens car elles se sont séparées de beaucoup de monde pendant la crise.

D’autres banques planifieraient des recrutements sur Paris. Sont cités UBS, BofA Merrill, HSBC, SGCIB et Natixis, dont les résultats pour Q3 sont annoncés demain, et qui est bien décidé à revenir dans le jeu.

Discussions en cours sur les budgets obligent et faute de visibilité, les embauches ne se réaliseront pas nécessairement d’ici à la fin de l’année. Mais les banques continuent à voir des candidats pour leur benchmark et afin de procéder au recrutement rapidement dès que c’est possible , assure un chasseur parisien.

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