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Nouveautés, best-sellers et classiques : les romans financiers à dévorer sur la plage cet été

Concilier farniente et lecture, tout un programme !

Concilier farniente et lecture, tout un programme !

Les vacances d’été sont propices à la détente. Mais est-ce une raison de déconnecter complètement avec le monde captivant de la finance ? Sur le modèle de notre série sur les films cultes sur la finance, nous vous proposons cette fois une liste (non exhaustive) des romans à embarquer dans vos bagages pour vos vacances estivales.

LES NOUVEAUTÉS 2016 :

Plongée en eau trouble. Enquête explosive chez les banquiers. De Joris Luyendijk. Editions Plon.

Récit sur un microcosme qui fascine : la City de Londres. Pendant deux ans, ce journaliste néerlandais a “nagé avec les requins”, rassemblant le témoignage de quelque 200 banquiers londoniens rencontrés entre l’été 2011 et l’automne 2013, après la crise financière.

Flash Boys. De Michael Lewis. Editions su sous-sol.

Après le best-seller The Big Short consacré à la crise des subprimes, le journaliste d’investigation américain s’intéresse à un autre scandale financier, celui du trading à haute fréquence.

Alpha Shark. De Roy Dubled. Editions 7 Ecrit.

Alpha Shark est le 3e roman de Roy Dubled qui clôture une trilogie qui a débuté avec Psycho Shark (2013) et Shark Master (2014). Derrière ce pseudonyme se cache un financier français qui a débuté sa carrière dans les salles de marchés parisiennes en 2005.

LES ROMANS RÉCENTS (PUBLIÉS DEPUIS LE DÉBUT DE LA CRISE) :

Krach Machine – Comment les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la Bourse. De Frédéric Lelièvre et François Pilet. Éditions Calmann-Levy (2013).

Une enquête rigoureuse et captivante de deux journalistes financiers suisses qui nous emmène de New York à Amsterdam en passant par Paris et le désert de Santa Fe dans les coulisses du trading à haute fréquence.

Marchés financiers, le soulèvement des machines. De « Sniper ». Éditions Zones Sensibles (2013)

Un petit thriller engagé, qui se lit d’une traite, écrit par un opérateur travaillant pour Crédit Suisse au New York Stock Exchange – un certain Sniper. À la nuance près que ce dernier est installé à Mahwah, une banlieue endormie du New Jersey, à 50 km de Wall Street, centre névralgique du trading à haute fréquence aux Etats-Unis.

Lundi Noir. De Dominique Dyens. Éditions Héloïse d’Ormesson (2013)

Un roman relatant l’histoire de Paul Deshoulières, 55 ans, gestionnaire de fortune, devenu impuissant des suites d’une opération. Le riche financier perd les pédales : s’en suivent un délit d’initiés et la recherche de son premier amour, qui débouche sur d’étonnantes révélations.

555 jeudi rouge – Ravages de la spéculation bancaire. De Jérôme Cazes. Éditions Sépia (2011)

L’ancien DG de Coface, spécialiste des risques, a imaginé un polar qui met en scène, sur fond de crise financière aiguë, une improbable équipe « d’indignées », en guerre contre le cynisme des spéculateurs internationaux, incarné par un certain Philippe Lenoir, dirigeant d’une grande banque française. « 555 jeudi rouge » peut être téléchargé gratuitement sur https://www.555-jeudirouge.fr.

Jeux de haine. De Jean-Louis Debré. Éditions FAYARD (2011)

L’ancien président du Conseil constitutionnel a un goût prononcé pour les romans noirs. Le point de départ de ce thriller policier bien ficelé ? La mort de « voltigeurs de la spéculation boursière »…

La Banque – Comment Goldman Sachs dirige le monde. De Marc Roche. Éditions Albin Michel (2010)

Correspondant du Monde à La City, l’auteur livre une enquête fouillée sur les modes de fonctionnement et la culture de celle que l’on surnomme la « firme ». Pour illustration ce court extrait publié sur notre site à l’occasion de la sortie du livre, récompensé par le Prix du Livre d’Economie.

Fear Index. De Robert Harris. Hutchinson (2011). Non traduit.

Malgré le décor improbable des bureaux de Hoffman Investment Technologies, un hedgefund fictif opérant à Genève, l’ouvrage a été salué par la critique comme l’un des thrillers les plus prenants de l’année 2011. L’histoire se déroule en l’espace de 24h, le 6 mai 2010, date des élections législatives britanniques et du fameux Flash Crash.

High Finance – A wall street novel. De Eli Lederman. Mighty Elm Partners (2011). Non traduit.

Récit des dix jours qui ont précédé la crise du crédit, cet ouvrage a été décrit comme le roman sur Wall Street par excellence au moment de sa publication en 2011. Jerry Klein est un « robot parfait » qui s’assume. Il grimpe mécaniquement les échelons de sa banque d’investissement, en récoltant de généreux bonus au passage. Et bientôt de questionner la culture de son employeur, suite à la découverte d’un scandale de délit d’initié.

Comment j’ai liquidé le siècle. De Flore Vasseur. Éditions des Equateurs (2010).

L’histoire d’un quant polytechnicien surdoué et richissime, en souffrance affective, qui se lie avec une Cruella du monde bancaire au dessein apocalyptique : faire sauter le capitalisme. Récit complètement déjanté et efficace. La preuve avec cet extrait.

Confessions d’un banquier pourri. De « Crésus ». Éditions Fayard (2010)

Sous le pseudonyme de Crésus, ce banquier met en lumière les pratiques mafieuses de la finance internationale, les origines du krach de l’automne 2008 et les petits secrets des paradis fiscaux. Le tout agrémenté d’un acte de contrition : « parasite de la haute finance (…). La fête a duré près vingt ans. Vingt années à se gaver et à se moquer des règles tout en faisant la leçon à nos clients », écrit l’ancien banquier.

L’engrenage, mémoire d’un trader. De Jérôme Kerviel. Éditions Flammarion (2010)

La version des faits de l’affaire par le fameux trader qui a fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société Générale. Un plaidoyer en sa faveur, qui a néanmoins l’intérêt de décrire l’ambiance entre opérateurs des salles des marchés de la banque. Comme le montre cet extrait publié sur notre site à sa parution.

Krach Party. De Philippe Nicholson. Éditions Carnets Nord (2009).

L’auteur, un ancien journaliste financier, ne s’y est pas trompé. La finance offre des personnages détestables à souhait. Le héros Hugues Frassier, l’un des plus importants hedge-fund manager parisien, fascine, malgré tout. Tout comme le microcosme décrit ici avec talent, à un rythme trépidant. Voilà comment débute le livre : extrait.

Un trader ne meurt jamais. De Marc Fiorentino. Éditions Robert Laffont (2009).

Une plongée dans le monde du « golden boy le plus brillant de sa génération, le petit prince de la place de Paris ». Crise, bonus et délit d’initiés forment le triptyque de ce thriller économique (un extrait ici). Pour les lecteurs séduits par son héros, ils pouront retrouver Sam Ventura dans Pour tout l’or du monde.

Confessions of a City Boy: Beer and loathing in the square mile. De Geraint Anderson (2009)

Existe en version française : Cityboy. Confessions explosives d’un trader repenti 

Suite logique de ses chroniques hebdomadaires anonymes dans le Londonpaper, Geraint Anderson brise dans ce best-seller la loi du silence avec des anecdotes illustrant la débauche, la malhonnêteté et la décadence à l’œuvre dans la City. Que des faits qu’il a vécus ou qui sont arrivés à ses anciens collègues.

A Week in December. Sebastian Faulks, Hutchinson (2009). Non traduit.

Le roman de Faulks a été félicité par la critique pour le patchwork de récits qui évoque les diverses facettes de la capitale britannique. S’étalant sur une semaine de décembre 2007 au début de la crise financière, le récit met en scène un gestionnaire de hedge fund, limite criminel. Faulks s’est attelé à écrire un roman à la Dickens version moderne. Pari réussi.

ET QUELQUES CLASSIQUES À LIRE OU RELIRE…

Trust me, I’m a banker. De David Charters. Thomas Dunne Books (1ère publication 2007). Non traduit.

Avec la publication de ses romans, l’auteur roman David Charters a réussi sa reconversion après une carrière de diplomate et de banquier d’investissement. Dans le deuxième volet des aventures de Dave Hart, ce  banquier aussi attachant qu’irresponsable trouve la gloire via les tabloïds. David Charters parvient à rendre hilarant un monde feutré et a priori ennuyeux.

The Wolf of Wall Street. De Jordan Belfort. Bantam Dell (2007).

Existe en version française  Le Loup de Wall Street

Les mémoires de Jordan Belfort, qui a passé 22 mois en prison pour manipulation de marché, ont été adaptés à l’écran par Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio (en salle cet hiver). Jordan Belfort, qui vit grâce aux conférences qu’il donne sur la motivation,  s’appuie sur l’histoire de son ascension astronomique et de sa chute, avec curieusement peu de remords.

Fric. De Jean Manuel Rozan. Éditions Michel Laffon (1999), disponible en Pocket (2000).

L’histoire d’Henri Falcoz, ce “Frenchie” à l’assaut du monde de la banque d’investissement new-yorkaise, est devenu un classique, toujours lu dans les salles de marchés. Ce roman mi-fiction, mi-réalité, décrit de manière assez juste le métier de trader sur options et aussi la solitude qui va de pair avec la vie infernale des traders. Nous avons trouvé le livre en libre accès sur Internet.

Nest of Vipers. De Linda Davies. Island books (1995).

Existe en version française : L’Initiée

L’un des rares romans financiers écrit par une femme sur une femme, Sarah Jensen – belle, intelligente et parmi les meilleurs traders sur le Forex de la City. Chargée par le gouverneur de la Banque d’Angleterre d’enquêter sur les pratiques commerciales douteuses d’une grande banque d’investissement, Sarah se retrouve soudainement en grand danger. Un thriller aux méthodes classiques et efficaces.

American Psycho, Bret Easton Ellis, Vintage (1991)

Existe sous le même titre une version en Français.

Si vous avez été choqué par le film, peut-être ne devriez-vous pas vous lancer dans la lecture du livre. American Psycho est considéré comme un classique de la littérature américaine. Ses scènes brutales de violence sexuelle et d’assassinat sont restées dans les annales. Néanmoins le portrait de ce jeune banquier d’investissement, confus par une vie dénué de sens, est toujours d’actualité.

Liars Poker. De Michael Lewis. Hodder Paperbacks (1989)

Existe une version traduite en Français : Poker menteur : l’histoire vraie d’un golden-boy

Un classique du genre romanesque bancaire (si on peut appeler ça un « genre »), Liars Poker a été publié en 1989, à la fin d’une décennie dorée pour les financiers. Le livre raconte les expériences d’un vendeur obligataire à Wall Street. Certains personnages publiques s’invitent dans ce roman, comme Lewis Ranieri le chef du département de crédit hypothécaire de Salomon Brothers et John Gutfreund, son CEO.

Crédits Photo : Tony Demin

 

commentaires (3)

Comments
  1. “..le portrait de ce jeune banquier d’investissement, confus par une vie dénué de sens…” bel euphémisme, c’est un psychopate!!

  2. Merci pour ces conseils,
    Juste une petite précision, le livre “Fear Index” a été traduit et est disponible en format poche sous le titre “L’indice de la peur”

    Bonnes vacances et bonne lecture

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