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Robert Walters, porteur de bonnes nouvelles pour les banquiers français

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Faut-il y voir les prémices d’une reprise de l’emploi dans le secteur financier ? Le premier baromètre européen du cabinet de recrutement Robert Walters, publié lundi, présente en tout cas des chiffres encourageants pour la France en général, et la finance en particulier.

Entre le dernier trimestre 2012 et le premier trimestre 2013, le nombre total d’annonces publiées sur les principaux sites d’emploi a augmenté de 14% en France, tous secteurs confondus (contre +6% en Europe continentale), selon l’étude du cabinet.

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« La France a vu apparaître des signes d’amélioration de la confiance dans le secteur bancaire, avec 22% d’annonces supplémentaires », indique également la note. C’est le meilleur score de progression dans ce secteur devant l’Allemagne (+20%) et à l’exception du cas de l’Espagne (+76% !). Les autres pays étudiés dans cette étude enregistrent une baisse du nombre de postes publiés dans le secteur bancaire et les services financiers : Luxembourg (-16%), Irlande (-9%), Pays-Bas (- 34%) et la Suisse (-1%).  A noter également qu’en France, la hausse du volume de jobs atteint même les 27% dans le secteur de l’assurance.

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Source : Robert Walters

L’embellie hexagonale s’explique par le « pic saisonnier habituellement ressenti en mars » et par une base de comparaison à fin 2012 particulièrement basse. Mais cela ne suffit pas à expliquer les bons chiffres français. « L’ensemble des banques européennes ont engagé des réorganisations et des restructurations, et certaines commencent déjà à dessiner leur future organisation, c’est notamment le cas en France », explique Amaury La Clavière, senior consultant au sein de la practice Banque d’Investissement et Private Equity chez Robert Walters à Paris.

Des besoins sur les fonctions support…

Sous la pression réglementaire, des besoins se font clairement ressentir sur les fonctions transverses liées aux risques, à la compliance, au “change management”, au contrôle permanent et au contrôle de gestion, selon ce consultant. Ces deux dernières fonctions, avec une hausse des effectifs de plus de 20% en 5 ans, viennent d’ailleurs d’être classées comme métiers « sous tension » par l’Association française des banques.

… et aussi désormais sur le front-office

Les postes de front-office ne sont plus en reste. Là aussi, des besoins commencent à mieux se définir. « Jusqu’alors, la mobilité interne servait d’unique réservoir, désormais des recrutements externes sont envisagés de manière ponctuelle et ciblée dans le trade finance, le coverage (grands comptes) et l’analyse credit corporate », rend compte Amaury La Clavière. Pas encore de gros volumes d’offres donc mais plutôt une recherche de profils “plug & play” séduisant par leur expertise technique ou géographique.

Dynamisme des établissements étrangers à Paris

Enfin, ce sont moins les grandes banques françaises que les acteurs étrangers qui animent aujourd’hui le marché de l’emploi parisien, selon ce consultant. Les établissements anglo-saxons et issus de la zone pacifique gagnent aujourd’hui des parts de marché et profitent des difficultés et de l’attentisme des établissements européens pour structurer leurs équipes. Les fonds et les boutiques M&A suivent également cette stratégie de recrutements opportunistes, tout en prenant toujours le temps de la réflexion…

Robert Walters ne s’attend « pas encore à une vraie reprise » de l’emploi en finance au deuxième semestre en France. Les raisons de cette prudence ? Le manque de visibilité des établissements financiers et des « candidats encore très frileux ».

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