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Bonus : La City, régime bientôt le plus punitif au monde ?

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Alors que la Grande-Bretagne célèbre dans l’été brulant la victoire de leur champion Andy Murray à Wimbledon, les banquiers britanniques viennent de recevoir une brise toute sibérienne ce matin avec l’accord de principe donné par le ministre des finances George Osborne sur l’idée d’un étalement du paiement des bonus jusqu’à 10 ans.

Le Financial Times était le premier a indiquer que le « Chancellor » était prêt à approuver la quasi-totalité des propositions faites le mois dernier par la Commission parlementaire britannique sur les futures normes bancaires. Le rapport de 568 pages comprenait également un durcissement des dispositions en cas de faute avérée des banquiers par les tribunaux (amendes, interdiction d’exercer, et peines de prison). Malgré la féroce opposition des banques, le FT assure que George Osborne est « favorable » à la proposition de la Commission relative au durcissement du régime des différés pour les bonus des banquiers.

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Cette annonce est de très mauvais augure pour les banquiers exerçant à la City. Ces derniers se voient déjà soumis aux réglementations européennes sur les bonus, actuellement les plus sévères au monde. Des contraintes bientôt renforcées avec la mise en place en janvier 2014 de la disposition sur  le plafonnement des bonus à 100% du fixe (2,5 fois avec l’aval des actionnaires) mentionnée dans la CRD4. La superposition de cette réglementation européenne avec la nouvelle exigence nationale de différer le paiement du bonus jusqu’à dix ans ferait de Londres le centre financier le moins attractif au monde en matière de paiement des rémunérations.

La nouvelle règle sur les différés, si elle devait être adoptée en l’état en Grande-Bretagne, aurait au moins deux conséquences. Premièrement, il y aurait un effet dissuasif à payer aux collaborateurs une rémunération supérieure à £425k, soit environ 500k euros (fixe et bonus compris), seuil à partir duquel le durcissement pourrait s’appliquer. En second lieu, les salaires à Londres augmenteraient substantiellement et, par voie de conséquence, les banques réflechiraient à deux fois avant d’embaucher…

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