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Le high yield paie davantage en Europe qu’aux Etats-Unis

Selon les recruteurs, les vendeurs et traders d’émissions obligataires à haut rendement high yield peuvent augmenter leurs revenus en quittant les Etats-Unis pour l’Europe. Et même si le secteur est quelque peu en souffrance, cet écart de rémunération a toutes les chances de perdurer.

Selon Lee Thacker, consultant chez Highland Partners à la City de Londres : En dessous du titre de managing director, la plupart des vendeurs et traders à Londres gagnent 25 % de plus que leurs homologues new-yorkais.

Selon Shaun Springer, patron de la société de recherche Napier Scott à Londres, cette différence
peut même aller jusqu’à 35 %. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le métier du high yield à Londres soit investi par les banquiers américains. David Lofts, patron du desk dette high yield européen chez Jefferies International, Chris Turner son alter ego chez Merrill Lynch ou encore Derrick Herndon, chef du trading sur produits high yield en Europe chez CSFB en sont
quelques exemples.

Qu’est-ce qui explique quei Londres soit un Eden pour les traders et les vendeurs sur ce segment de marché ? Tout simplement la loi de l’offre et de la demande. Il y a comparativement moins de gens qualifiés à Londres dans ce domaine et les banques qui veulent bâtir des équipes sont disposées à y mettre les moyens , explique Lee Thacker.

En avril dernier, c’est la démarche qu’a entreprise HSBC en débauchant Julian Garcel, banquier senior chez Barclays Capital, et Chris Zilla, trader high yield chez Morgan Stanley. Les banques françaises se sont montrées particulièrement actives sur ce marché : Calyon, BNP Paribas et Société Générale ont procédé à des recrutements au cours des six derniers mois.

Ce mouvement d’embauches tirent les salaires vers le haut. Alice Stundl, spécialisée dans le recrutement de ce type de profils chez Armstrong International, indique que les salaires
ont progressé de 30 à 35 % entre 2003 et 2004. Le marché est redevenu actif l’année dernière et les banques ont offert de beaux packages pour garder leurs équipes .

Il est pour autant difficile de donner une moyenne des rémunérations car on note des écarts importants d’une société à l’autre. Toutefois, un collaborateur chevronné peut espérer gagner 400 000 livres selon Lee Thacker. Les moins performants d’entre eux se situent plutôt à 80 000
livres.

La comparaison avec New York est flatteuse. Au même rang, les packages varient entre 125 et 140 000 dollars selon Mike Karp, recruteur de trader high yield chez Options Group.

Risque de sur-recrutement

Selon les intermédiaires, cet écart devrait persister tant que les banques européennes continueront à embaucher. C’est le cas de HSBC, RBS, Merrill Lynch et Calyon, comme le souligne Alice Stundl.

Un appétit qui ne se dément pas en dépit d’une certaine turbulence sur le marché récemment. C’est ainsi que l’agence de notation a récemment dégradé Ford et General Motors dans la catégorie high yield, depuis la catégorie investment grade . Résultat, 85 milliards de titres ont afflué sur ce marché. Et on attend encore 13 milliards au titre des émissions d’emprunteurs comme Cell C, ou l’opérateur grec Time Hellas.

Cette activité tranche avec un premier trimestre qui a vu le volume d’émissions nouvelles chuter de 40 % par rapport au premier trimestre 2004, selon Dealogic.En coulisse, les recruteurs estiment que les banques voient peut-être un peu grand. Elles auraient pu être un peu plus prudentes , dit l’un d’entre eux. Et se contenter d’équipes composées de trois personnes spécialisées sur le high yield mais avec des connaissances sur d’autres produits , poursuit un
autre.

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