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La banque de la mode, nouveau dada du gouvernement

Qui a dit que le métier de banquier n’était pas branché ? Bon, il faut avouer qu’il y a des professions plus sexy. Mais, tout cela est en passe de changer grâce au projet du ministre de l’industrie Christian Estrosi de lancer une banque de la mode. Un projet qui a été évoqué en début de semaine parmi toute une panoplie de mesures en faveur des industries de la mode et du luxe (plan de sauvegarde des façonniers, grande école de la création…) (reuters.com).

Capital-risque dédié à l’industrie de la mode

Objectif : permettre aux jeunes créateurs et artisans d’accéder au crédit bancaire via des garanties apportés par des établissements publics spécialisés tels Oséo et la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il s’agit donc moins de la création d’une banque en tant que telle mais d’un pôle public qui recouvre différents guichets . De grandes compagnies d’assurance pourraient y être également associées grâce aux ressources considérables de l’assurance vie.

Nous sommes en train de finaliser le projet pour la fin mars, a indiqué le ministre, que l’on a vu aux côtés de la papesse de la mode Anna Wintour, célèbre rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine Vogue, qui a inspiré le roman Le diable s’habille en Prada. Une rencontre qui n’a pas manqué de soulever l’émoi de la communauté des fashionistas (lexpress.fr).

Le développement du capital-risque dédié à l’industrie de la mode n’a pas suscité la même excitation chez les banquiers. Oséo, la banque publique de financement des PME, et la CDC semblaient à peine au courant.

Les spécialistes de l’entreprise en vogue

Toujours est-il que ces deux institutions se voient confier de nombreuses missions dans le cadre du plan de relance de l’économie et sont actives dans leur recrutement. Oséo, qui compte 1650 employés, a poursuivi une politique dynamique de recrutement l’an passé avec l’embauche de plus de 90 CDI et 15 CDD. L’entreprise des entrepreneurs projette de recruter au moins autant en 2010. Les chargés d’affaires constituent 60% des embauches, le reste étant réparti entre les fonctions d’études ou de support et les postes d’analystes (chargés de gestion, chargés d’études, fonctions financières…).

Du côté de la CDC, l’agenda n’a jamais été aussi chargé (lemonde.fr). La vieille maison de la rue de Lille participera activement à la mise en ceuvre des programmes d’investissement du grand emprunt, dont elle s’est vue confier la gestion de 8,4 des 35 milliards d’euros (lesechos.fr). Elle vient notamment de renommer CDC Capital-investissement sa filiale Qualium Investissement et prévoit de recruter 1000 cadres en 2010. La priorité est donnée à l’embauche des directeurs d’investissement, ingénieur d’études, responsables techniques et actuaires seniors.

Pour les spécialistes de l’entreprise, les perspectives de carrière pourrait également se concrétiser chez les acteurs bancaires plus traditionnels. BNP Paribas a indiqué récemment qu’elle ouvrira 60 maisons des entrepreneurs d’ici à 18 mois s’appuyant sur le savoir-faire des chargés d’affaires et conseillers en gestion de patrimoine (lesechos.fr).

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