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Neuf façons de rester motivé dans un job que vous détestez

Comme les Paresseux, les banquiers peuvent manquer de peps

Comme les Paresseux, les banquiers peuvent manquer de peps

Les rémunérations sont en baisse, les promotions se font rares et ces deux dernières années, la perspective d’un licenciement a plané sur la tête de nombreux professionnels de la finance. Dans de telles circonstances, il est compréhensible que vous ayez perdu votre motivation.

En fait, les banquiers sont passés du statut de fonceurs à celui de casanier qui traîne à la maison en pyjama, estime Sonia Inniss, coach d’affaires chez Consultants at Work. Mais si c’est une chose de perdre sa motivation, c’en est une autre dès lors qu’il n’a a plus d’échappatoire. Avec la raréfaction des nouveaux jobs et le gel des rémunérations, certains se sentent coincés dans un emploi qu’ils détestent. Voici ce qu’il faut faire pour « garder la  niaque »…

1. Faites le vide dans votre esprit

« Lorsqu’ils sont pressurisés par le travail, nos cerveaux sont programmés pour faire plus, pas moins », affirme le Dr Michael Sinclair, psychologue consultant et directeur clinique du City Psychology Group. Ceci, combiné avec un manque de reconnaissance de vos efforts, est susceptible de vous démotiver lentement mais sûrement ».

« Votre esprit emmagasine à la fois la peur de la redondance, la pression pour performer, un manque de reconnaissance et un besoin constant d’être connecté. Au delà des exigences liées à votre travail, faites une place pour la méditation. Si vous avez toujours l’esprit occupé, comment s’attendre en effet à retrouver votre peps et votre enthousiasme ? », explique le Dr Sinclair.

2. Donnez-leur une raison de vous apprécier

Oubliez l’idée de faire des heures supplémentaires au bureau en espérant ainsi vous faire remarquer de votre manager. « Souvent, ceux qui travaillent en banque d’investissement ne parviennent pas au niveau VP parce qu’ils ont le nez dans le guidon, pas de vision d’ensemble des rouages de l’entreprise et aucune spécialisation précise », affirme Rudolf Wötzel, ex-responsable M&A pour les pays germanophones chez Lehman Brothers, qui dirige à présent une société de conseil et possède un pub dans les Alpes suisses.

« Les jeunes doivent se faire une idée précise des exigences requises par un emploi à différents niveaux hiérarchiques. Il est également essentiel de se spécialiser dans un domaine où vous serez reconnu comme compétent et précieux – dans les OPA hostiles par exemple », poursuit-il.

3. Réfléchissez à la façon dont vous êtes arrivé ici

Travaillez-vous vraiment dans le bon secteur ou le bon poste ? Qu’est-ce qui vous a fait choisir la banque ? Travaillez-vous dans votre domaine de prédilection ou bien êtes-vous à la recherche d’alternatives ?

« Avant d’aller plus avant, vous devez d’abord regarder en arrière. Réfléchissez pourquoi vous êtes entré dans le secteur bancaire et ce qui vous donne du plaisir à travailler dans votre job. Si l’argent était votre seule motivation, il est peu probable que vous obteniez beaucoup de satisfaction dans votre travail à l’avenir », affirme Phillip Hodson, psychothérapeute de profession.

4. Connectez-vous avec vos collègues

Si vous n’occupez pas un poste de direction, vous avez peu de chances de sortir de votre isolement actuel, d’où l’importance de communiquer avec vos collègues. « Cessez de penser à des tâches en termes de progression de carrière et commencez par faire quelque chose qui est de nature à susciter un certain enthousiasme », conseille Sonia Inniss.

« Une solution efficace consiste à vous engager avec des collègues dans un projet novateur, intéressant et qui apporte une valeur ajoutée. De là être récompensé par des personnes ayant plus d’ancienneté est une autre question, mais cela a au moins le mérite d’être stimulant et motivant », poursuit-elle.

5. Planifiez, ne craignez pas l’avenir

Si vous n’aimez pas ce que vous faites actuellement, et n’avez aucun moyen de faire autre chose, la perspective d’avoir à tenir les 20 prochaines années est une perspective qui fait froid dans le dos. Cependant, réfléchissez comment votre secteur évolue et sur ce que vous devez faire pour réussir à l’avenir.

« Si vous êtes vraiment dans un emploi sans issue, alors il est sérieusement temps de réfléchir à partir, déclare Linda Jackson, directrice générale du cabinet d’outplacement 10 Eighty. Avant de passer à l’acte, évaluez quelles sont vos options, comment évolue votre secteur, quelles sont les compétences que vous avez et celles que vous devez développer pour réussir. Tout bon employeur contribuera au développement d’un employé qu’il apprécie ».

6. Faites la différence entre un reproche et un marasme

Pensez-vous vraiment détestez votre travail, ou avez-vous juste besoin de faire quelques changements ? Une simple tête à tête avec un consultant ou bien votre manager peut aboutir à  faire quelques modifications à votre poste et vous motiver de nouveau. « Un membre de ma famille qui travaille dans la finance me téléphone souvent pour obtenir des conseils sur les pressions au travail », déclare Phillip Hodson.

Il faut savoir si ce que vous ressentez est une réaction naturelle au stress ou bien une insatisfaction plus globale. « Si vous avez des accès de panique et des sentiments constants d’angoisse, c’est que vous avez développé une maladie au travail. Dans ce cas vous avez besoin de vous faire soigner », relève Phillip Hodson.

7. Obtenez une opinion objective

Linda Jackson recommande de prendre un peu de recul par rapport à votre poste actuel et de déterminer si vous avez vraiment la bonne personnalité pour réussir dans le job. « Vous pouvez puiser dans des outils comme le Code Holland ou tout simplement demander à votre famille et vos amis où ils vous imaginent travailler ailleurs que dans la finance. Cela pourrait vous rassurer sur le fait que vous êtes sur la bonne voie, ou vous donner envie de creuser d’autres alternatives ».

8. Cessez de vous inquiéter de l’image que vous donnez

A un niveau senior, les banquiers ont vu leur métier et leur rôle dans la société décriés par l’opinion publique à tel point que certains ont ressenti le besoin de mentir en public au sujet de leur profession. Vous ne devriez pourtant pas avoir à simuler la perfection, soutient Sonia Inniss.

« Les manteaux de l’omnipotence et de l’omniscience dont certains décideurs s’étaient parés ont été dépecés et révélé des faiblesses qui, vu de l’intérieur comme de l’extérieur du secteur, n’étaient guère reluisantes. Certains en ont tiré les conséquences et reconnaissent désormais que l’augmentation du risque exige une responsabilité accrue. La notion de conséquences est soudainement devenue plus tangible », explique-t-elle.

9. Analysez votre manque de motivation

Cela peut sembler évident, mais une connaissance précise de votre comportement peut être une première étape pour changer cet état de fait. « Nous avons encore des cerveaux d’hommes des cavernes et nous laissons facilement enfermer dans une spirale de peur, de surcharge d’informations et de stress qui peuvent réduire notre énergie. Prenez du recul et ayez conscience de votre propre comportement : cela peut réduire la pression ! », conclut Michael Sinclair.

commentaires (1)

Comments
  1. Analyser un manque (de motivation en l’occurrence) peut s’avérer un exercice frustrant qui risque de reboucler sans cesse sur du “pas assez de quelque chose”.

    Deux astuces pour éviter cet écueil :
    – analyser précisément le contexte dans lequel ce manque se produit : depuis combien de temps? dans quelles circonstances? à quelle fréquence? en présence/absence de qui? à propos de quoi? comment cela se traduit-il alors? avec quelle intensité selon les moments? etc
    – identifier les exceptions au manque, c’est à dire à les situations dans lesquelles a été éprouvé le contraire de ce qui manque aujourd’hui : quand me suis-je senti(e) motivé(e) dans ma vie professionnelle? dans quel contexte me trouvais-je alors? m’arrive-t-il de me sentir motivé dans le contexte actuel, même de manière exceptionnelle? de quoi sont faites ces exceptions? qu’est ce que cela produit dans ma vie lorsque ces exceptions se produisent?

    En résumé, il s’agit de reprendre contact, intimement, avec ce qui me motive – c’est à dire, littéralement, ce qui me met en mouvement, m’anime – davantage qu’avec le manque de motivation.

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