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Chute de 20% du nombre de traders en France en un an

Trading desks

Pour la première fois depuis le début des années 2000, la Fédération Bancaire Française (FBF) rapporte une baisse à la fois des recrutements et des effectifs bancaires, qui ont affecté en premier lieu les activités de BFI et les fonctions supports.

La dernière étude annuelle de l’Association Française des Banques (AFB), communiquée hier, rend compte d’une diminution de 1,6% de l’effectif global des banques commerciales (dit AFB). Fin 2012, plus de 370.000 personnes travaillaient dans les banques adhérant à la FBF. Le taux d’embauche s’est lui contracté à 5,7% contre 8,8% en 2011.

« La mauvaise conjoncture économique, les importants changements réglementaires (projet de loi bancaire, Bâle 3) et l’évolution des goûts et des habitudes des clients en particulier de la banque de détail sont les trois principaux facteurs de ces baisses », commente Ariane Obolensky, directrice générale de la FBF. Celle-ci rappelle cependant qu’avec 21.000 recrutements en 2012, les banques restent l’un des premiers employeurs et recruteurs privés.

D’autres suppressions de postes encore à venir

Sans surprise, ce sont les activités de BFI qui ont le plus souffert. Elles emploient environ 30.000 employés en France, soit seulement 8% environ des effectifs bancaires et ont connu une baisse de 5% des effectifs en un an. « Les postes de front-office et en particulier les postes de traders ont payé le plus lourd tribut avec respectivement des baisses de 10% et 20% des effectifs », a précisé Jean-Claude Guéry, directeur des affaires sociales de l’AFB, qui estime à environ 3.000 le nombre de traders employés par des banques en France.

Selon l’AFB, la baisse globale des effectifs au sein des banques françaises n’est pas prête de s’enrayer puisque les plans de départs volontaires et le gel des embauches annoncés en 2011/2012 ont commencé à avoir des effets à compter du 3ème trimestre 2012.

En outre, de nouveaux plans sociaux sont actuellement à l’étude dans la plupart des grands groupes bancaires français. Chez Société Générale, plus d’un millier d’emplois  dans le monde sont menacés sur les trois prochaines années, dont 600 à 700 en France. Parallèlement, plus de 1.400 suppressions de postes seraient programmées chez Credit Agricole. Enfin, la rumeur d’un nouveau plan de suppression d’emplois enfle chez Natixis, selon LaLettreA.fr et l’Agefi.fr.

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