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SocGen voit le bout du tunnel

Société Générale est maintenant clairement installée dans la voie du redressement et ses résultats, dans un contexte difficile, en témoignent . L’analyse de Pierre Chédeville chez CM-CIC Securities ne manquera pas de donner du baume au cceur aux troupes de la banque rouge et noire, qui clairement a retrouvé des couleurs ce deuxième trimestre. Elle annonce un bénéfice net de 1,08 milliard d’euros, soit une belle progression de … plus de 250% sur un an (communiqué ). Le consensus tablait sur 777 millions d’euros.

La banque, qui s’est fixé un objectif d’un profit annuel de 3 milliards d’euros, a déjà engrangé un bénéfice net de 2,1 milliards au premier semestre.

La joie des employés de la banque de financement et d’investissement devrait être mesurée. Si leur métier est toujours le plus gros contributeur aux résultats du groupe, leur performance est très en-deçà de celle apportée l’an passé à la même période. Le résultat net à été divisé par plus de deux, à 410 millions d’euros. La banque de détail, réseaux France et internationaux confondus, fait mieux en contribuant à 437 millions d’euros ce deuxième trimestre.

Une claque sur les dérivés actions

Les mêmes effets ont produit partout les mêmes causes : l’environnement très dégradé du deuxième trimestre 2010, notamment sur le marché des dérivés actions, a impacté les performances des activités de la BFI, dont les revenus ont baissé de 43% (hors actifs gérés en extinction).

La ligne-métier Actions enregistre des revenus en baisse de 65% sur un an, à 357 millions d’euros contre 268 millions d’euros chez BNP Paribas. Malgré ce contexte adverse, SG se félicite de maintenir sa position de leader, obtenant pour la 4eme année consécutive le titre de premier fournisseur mondial de produits dérivés (Risk Magazine, Institutionnal Investor Ranking, juin 2010).

Le dilemne posé par le fixed income

À 667 millions d’euros, les revenus des activités Taux, change et matières premières accusent une baisse sévère de 40,2% sur un an, plus que la plupart des autres banques étrangères. Le projet de SocGen de se développer dans ce secteur, et d’embaucher 200 personnes en front-office, n’apparaît plus du coup si judicieux…

Quoique SG s’en sorte mieux que sa rivale BNPP pourtant sur son terrain favori. Les performances sont en recul limité par rapport au premier trimestre (-14,4% contre 33% pour la banque de la rue d’Antin). La banque préfère souligner la très bonne contribution des activités de taux ainsi qu’à des gains de part de marché, notamment sur le change. Signe que le recrutement amorcé commence à porter ses fruits ?

Les signaux sont au vert pour les activités de financement

La division Financement et Conseil enregistre en revanche de bons résultats, à 656 millions d’euros, qui font malgré tout pâle figure en comparaison avec les 1,2 milliard d’euros de revenus totalisés par leurs confrères de BNPP. Comme leurs concurrents, SG souligne le dynamisme des activités de financements structurés, en particulier dans le secteur des ressources naturelles.

Ce qui sauve surtout la mise de la division CIB, et même du groupe, c’est la bonne gestion des actifs gérés en extinction:sur le premier semestre 2010 les revenus sont de 48 millions d’euros contre -1,8 milliards d’euros au S1-09.

Oudéa plus que jamais confiant

Dans les autres métiers, les performances sont inégales au deuxième trimestre : les revenus de la banque de détail en France sont en hausse de 6% sur un an (1,9 milliards d’euros), et stables à l’international (1,2 milliards d’euros). Les services financiers spécialisés et assurances enregistrent la plus belle progression, soit +10% (à 926 millions d’euros). En revanche, les revenus de l’activité banque privée, gestion d’actifs et services aux investisseurs chutent de 10%, affectée par les mauvais résultats de la banque privée.

Société générale, dont la transformation est bel et bien engagée avec notamment le lancement des projets de mutualisation de systèmes d’information, n’est pas encore sortie d’affaire. La nouvelle équipe dirigeante emmenée a promis mi-juin de doubler les bénéfices de la Société générale en deux ans et vise un résultat net de six milliards d’euros en 2012, contre un objectif de trois milliards cette année. La barre est haute, mais Frédéric Oudéa s’est dit plus que jamais confiant dans la capacité du Groupe à atteindre les objectifs de son plan Ambition 2015.

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