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Les recrutements – étonnamment – toujours d’actualité dans le private equity français

Le secteur du capital investissement français traverse une passe difficile. Baisse des levées de fonds, chute des montants investis… Tous les indicateurs sont en berne, a d’ailleurs rappelé la semaine dernière l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC) lors de sa conférence annuelle, faisant ainsi écho aux statistiques professionnelles sur l’activité 2012. 

Les acteurs du secteur pour autant n’ont pas, tous, mis un frein à leurs embauches. AXA PE, Advent, CVC ou encore Pechel figurent parmi les acteurs qui ont été récemment actifs sur le marché de l’emploi.  

« Le private equity français est très sérieusement secoué et le marché de l’emploi d’aujourd’hui n’est en rien comparable à celui des années dorées 2001/2007, témoigne Jérôme Hacquard, associé gérant du cabinet de chasse Singer & Hamilton. Néanmoins le marché du recrutement n’est pas éteint et offre encore des opportunités pour les meilleurs profils ».

Toutes les dimensions du métier (investissement, gestion et vente) ont gagné en complexité, d’où la nécessité d’avoir une équipe performante en place. « Les managing partners réflechissent beaucoup à la taille et à l’organisation de leur équipe, précise Jérôme Hacquard. Ils sont prêts à recruter car ils ont une approche long terme. Sans compter l’émergence de nouvelles stratégie (fonds infra, fonds de dette) et le bouclage de quelques belles levées, des facteurs également favorables à l’embauche ».

L’appel de Londres et de Bruxelles

Tout n’est pas rose cependant pour les professionnels du secteur à la recherche d’un emploi à Paris. La baisse des montants levés à l’étranger en provenance de l’Europe (divisés par deux en un an) comme du reste du monde (montants divisés par trois) montrent le désintérêt croissant des investisseurs étrangers pour le marché français.

« Le contexte économique et fiscal de la France a probablement empêché des projets d’installation de fonds étrangers à Paris. Des rumeurs ont couru un temps sur la venue de fonds comme IQT ou Nordic Capital », nous confie un observateur averti du secteur à Paris, pour qui ce type de projet n’est plus d’actualité.

Parallèlement, la question de la délocalisation des équipes n’est plus taboue. Axa PE aurait ainsi fait quelques transferts de collaborateurs vers Londres, indique sous couvert d’anonymat un chasseur de têtes. Bruxelles semble aussi une destination prisée pour certains professionnels français, recrutés par des fonds belges actifs notamment aux Pays-Bas et en Allemagne. « Certains fonds français sont intéressés par recruter des profils d’experts germanophones capables de couvrir le marché allemand notamment depuis Paris », ajoute cependant Jérôme Hacquard.

De son côté Muriel Moreau, associée du cabinet de chasse CTPartners.« Les fonds plus importants, notamment anglo-saxons, qui ne se cantonnent pas au marché hexagonal, recrutent des Français, le plus souvent pour venir à Londres, où on constate un recentrage des équipes », fait remarquer

Mais l’inverse est aussi possible, comme en témoigne l’embauche de Jean-Christophe Germani, ex-Goldman Sachs (Merchant Banking) basé à Londres, qui a rejoint l’équipe française de CVC en début d’année.

De son côté, Muriel Moreau constate in fine un marché de l’emploi « plutôt actif en dépit de l’attrition du nombre d’acteurs, constatée surtout depuis 2012 ». L’intérêt le plus fort, selon elle, réside sur les directeurs de participation pour renforcer l’exécution des transactions. Cette chasseuse de têtes fait remarquer également qu’à Paris, côté mid-caps, des fonds attendent un premier closing pour lancer des chasses et constituer ou renforcer une équipe.

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