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Toutes les banques devraient payer comme BNP Paribas, affirme JPMorgan

bnp la banque d'un monde qui change

Pour les analystes de JPMorgan, BNP Paribas a opté pour l’un des meilleurs modèles de rémunérations dans le secteur qu’il soit.

BNP Paribas est le “best in class” pour ce qui est du management des rémunérations parmi les banques d’investissement de Tier II, ont écrit les auteurs d’un rapport de JPMorgan publié la semaine dernière. Ils félicitent la banque française pour la faible part qu’occupent les bonus dans l’enveloppe des rémunérations : 84% des rémunérations de BNP Paribas CIB relevaient l’an passé de coûts fixes – autrement dit des salaires. Les bonus de BNP Paribas ont été réduits de 25% depuis 2010, et tous les coûts liés aux futurs bonus différés sont déjà inscrits dans les comptes. Dans le même temps, le ratio des rémunérations par rapport aux revenus au sein de CIB n’atteignait que 40,5% en 2012 – l’un des ratios plus faibles de l’industrie.

BNP Paribas n’était pas immédiatement disponible pour commenter.

Si BNP Paribas est un modèle de vertu, on ne peut pas en dire autant pour le Credit Suisse, où de nouveaux licenciements ne sont pas à écarter. Et pour cause : Credit Suisse n’a pas encore comptabilisé une partie importante de ses rémunérations différées, affirme JPMorgan. Les salaires fixes ont constitué seulement 45% de l’enveloppe totale des rémunérations l’an passé alors que les bonus différés représentaient 33% des dépenses de rémunération de Credit Suisse Investment Banking. La banque a besoin de supprimer des postes supplémentaires, selon JPMorgan. Et les analystes de faire cette comparaison accablante : Credit Suisse emploie 19.800 personnes dans sa banque d’investissement, soit presque autant que Goldman Sachs, mais ne génère que deux tiers des revenus d’une banque d’investissement comme Goldman.

L’implication selon laquelle les banques devraient suivre le modèle de BNP Paribas est de nature à les professionnels du secteur. Le groupe français n’est pas en effet réputé pour payer particulièrement bien ses banquiers d’investissement. Selon les chiffres du cabinet Emolument, la banque se classe en 13e sur 14 banques pour les rémunérations de ses directeurs en front office et 7ème sur 8 pour les rémunérations de ses managing directors. Ces chiffres n’ont pas été vérifiés par la banque et sont basées sur un petit échantillon de réponses. Toutefois, BNP se vante régulièrement auprès de ses investisseurs de sa faible base de coûts dans sa banque d’investissement.

Cette année, l’enveloppe des bonus n’aurait pas augmenté chez BNP Paribas malgré les bons résultats engrangés par sa BFI l’an passé, selon Les Echos.

En outre, La banque de la rue d’Antin est connue pour avoir appliqué de sévères clawbacks sur ses bonus dans le passé. Cette forme de « malus » a été évaluée par la banque à 52 millions d’euros en 2011 de bonus non-distribués par la banque pour performance insuffisante.

D’ici à 2015, JPMorgan prévoit que BNP Paribas sera la banque européenne qui paiera  le moins bien ses banquiers en moyenne. UBS serait, selon leurs calculs, la plus généreuse.

JPMorgan pay

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