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La bancassurance absente du classement des “entreprises où il fait bon travailler”

best place to work for

L’institut Great Place to Work a publié hier son classement des entreprises où il fait bon travailler en France en 2013, en partenariat avec Le Figaro. Verdict : 13 sociétés de plus de 500 salariés et 36 sociétés de moins de 500 employés ont été retenus dans la 11e édition de palmarès mais aucune trace des banques, ni des assureurs, pas même le signe d’une société de gestion. RAS. Ah si…American Express, fidèle parmi les fidèles, apparaît sur tous les classements depuis 1992.

Mais qu’est-il arrivé à ce secteur dont beaucoup jalousent la convention collective, particulièrement généreuse ? Rappelons que les salariés du secteur bénéficient par exemple de  trente-neuf jours ouvrés de congés et de repos par an, d’un congé maternité supplémentaire de 45 jours (rémunérés normalement par l’entreprise), de cinq jours pour leur mariage…

Un « intérêt » pour la démarche

Ces statuts sectoriels avantageux peuvent être, après tout, une raison suffisante pour le secteur de snober le classement Great Place to Work, qui nécessite une démarche volontaire de la part des entreprises. « Historiquement en France, les acteurs de l’industrie financière y sont très peu représentés, à quelques exceptions près avec AXA et la Financière de l’Echiquier », selon Jean-Baptiste Le Tennier, chef de projet au sein de l’Institut.

Les établissements financiers ne manquent pourtant pas de « manifester leur intérêt pour cette démarche, qui exige cependant un important investissement de la part des entreprises en temps et en énergie », explique Jean-Baptiste Le Tennier.

Attirés par la promesse d’une marque employeur reboostée – les entreprises postulantes soumettent d’abord un questionnaire de 60 questions à leurs salariés. L’employeur doit être plébiscité par au moins les 2/3 de ses salariés pour être ensuite audité minutieusement et avoir une chance d’apparaître dans le classement final. Ainsi, 158 ont postulé cette année et seuls 49 ont été retenus dans le palmarès.

Des critères de notation gênants pour les banques ?

Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle pour les acteurs du monde de la finance dans un contexte où les recrutements sont limités, les suppressions de postes souvent la règle, et les candidats disponibles sur le marché nombreux ?

Enfin et surtout, pour performer dans cette démarche, les trois principaux critères sur lesquels repose la notation des entreprises (voir schéma ci-dessous) ne sont pas des sujets sur lesquels les banques en particulier semblent aujourd’hui très à l’aise. Selon une récente étude du cabinet de Michael Page, seulement 69% des banquiers avaient une image positive de leur secteur contre 78% en 2011.

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Les cabinets de conseil pro-actifs

La leçon peut-être à tirer de ce classement est qu’il existe ailleurs, en dehors des grands établissements financiers, des entreprises qui chouchoutent leurs salariés (conciliation entre vie privée et vie professionnelle, qualité de l’environnement de travail mais aussi rémunérations).

« Les sociétés de conseil font une percée dans ce classement », relève Jean-Baptiste Le Tennier. Parmi elles, figurent Meritis, société de conseil en systèmes d’information spécialisée en finance de marché ; Accuracy, acteur européen dans le domaine du conseil financier ; Square, cabinet de conseil spécialisé en finance de marché ; Colombus consulting, cabinet de conseil en organisation, management et systèmes d’information présent dans la bancassurance ;  Davidson Consulting ou encore Extia, toutes deux sociétés de conseil en ingénierie couvrant le secteur banque/Finance. Et toutes, bien sûr, recrutent.

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