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Standard Chartered ouvre un bureau à Paris

De telles nouvelles sont devenues extrêmement rares, presque insolites. Il faut probablement remonter à juin dernier avec l’ouverture du bureau de Bear Stearns à Paris pour en retrouver la trace. Alors que les établissements anglo-saxons se montrent aujourd’hui extrêmement discrets à Paris, Standard Chartered, banque d’affaires dotée d’une forte expertise sur l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient, vient, elle, d’y ouvrir son premier bureau. Les échanges commerciaux français avec les pays émergents explosent. Aussi il nous fallait être près de nos clients français pour leur fournir plus facilement un accès à ces marchés, a expliqué à l’AFP Gareth Bullock, directeur général délégué de Standard Chartered.

Au total, le bureau compte une vingtaine de professionnels. Beaucoup sont des transferts de Londres, siège de la banque, qui compte 73000 personnes, ou du bureau parisien d’American Express Bank, rachetée par Standard Chartered en février. L’équipe est quasiment au complet, on recherche encore deux professionnels avec un background international, en projet finance et en transaction banking, nous a confié Raoul Leblanc, directeur du tout nouveau bureau parisien qui suivait jusqu’ici les clients français depuis Londres. Et de préciser : Nous sommes pragmatiques, si le business de notre bureau se développe bien, nous agrandirons notre équipe. Le marché français (corporate et institutions financières) représente aujourd’hui 10% des revenus de la banque en Europe.

Le recrutement chez les anglo-saxonnes au point mort

Avec son attitude offensive, Standard Chartered, dont le bénéfice net s’est élevé à 2,8 milliards de dollars en 2007, fait figure d’exception parmi les anglo-saxonnes embourbées dans la crise. Si ces établissements étaient très actifs sur le marché de l’emploi avant le déclenchement de la crise des subprimes, ils sont aujourd’hui inexistants à Paris, aucun candidat ne se voit accorder de proposition d’embauche et il y a peu de chances que les recrutements reprennent avant la fin de l’année, témoigne Stéphane Mansaud, associé du cabinet Kovadis, qui n’a jamais connu un marché aussi atone.

Un autre recruteur confirme : Les anglo-saxonnes ont arrêté brutalement leur recrutement à l’automne dernier, même sur les fonctions support, et ce contrairement aux françaises.

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