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Cinq métiers qui recrutent des profils experts dans l’assurance

Insurance man

Malgré des prévisions d’embauches revues à la baisse pour 2013, le secteur de l’assurance continue d’embaucher. A l’attentisme observé en 2012 devrait suivre une phase de recrutement repartant à la hausse pour l’ensemble de l’année 2013.

« L’optimisme de ces perspectives se fonde d’une part sur une sortie progressive de la crise financière, ayant légèrement impacté les embauches et d’autre part sur des besoins massifs d’experts en gestion des risques. Les contraintes réglementaires fortes vont par ailleurs maintenir de bons volumes de recrutement sur des profils spécifiques », indique Anne-sophie Luçon, manager executive senior au sein du cabinet Michael Page, en charge de la division Banque & Assurance.

1. Actuaire

Le job en or de l’assurance reste l’actuaire, et ce quelle que soit la conjoncture et la taille de la structure. « Mutuelles, caisses de retraites, réassureurs : 90% des sociétés d’assurances sont en recherche d’actuaires », confie Thierry Mageux, business development director de Robert Half Financial Services. Pour répondre à la demande, l’Institut de statistique de l’UPMC Sorbonne universités (ISUP) et l’Institut de formation de la profession de l’assurance (IFPASS) viennent de s’associer pour lancer une nouvelle formation délivrant un diplôme universitaire de sciences actuarielles.

Selon le cabinet de recrutement Robert Walters, « l’actuariat est devenu une voie royale depuis l’intensification de l’incertitude économique et l’arrivée de réglementations comme Solvency II. Les actuaires sont des denrées rares. C’est un marché en pénurie, marqué par des candidats très sollicités, qui ont vu leur salaire augmenter de plus de 20 à 30 % ces dernières années. Pour devenir un actuaire expert (expert d’un risque en particulier ou d’une problématique réglementaire comme Solvency II), il faut avoir accumuler entre 10 et 15 ans d’expérience. Le package peut s’élever à 120-150 k€ par an ».

2. Contrôleur interne / Risk Manager

Les métiers du contrôle (contrôle interne, contrôle permanent, conformité) et la filière risque (gestion des risques opérationnelles et de marchés) continueront d’être l’objet de recrutements en 2013. « Sur l’activité du conseil, une forte demande est à observer dans les structures ayant une spécialisation dans l’assurance pour répondre à la demande de leurs clients sur les problématiques liées aux contraintes réglementaires », avance Béatrice Arras, associée du cabinet Lincoln Associates, en charge du pôle Finance, Banque & Assurance.

« Rattaché à la direction générale ou à la direction financière, le risk manager identifie tous les risques qui peuvent peser sur les actifs d’une entreprise en assurance (opérationnels, financiers, climatiques, etc.). Dans cette mesure, il met en place des programmes d’assurance via des contrats et conseille la direction générale sur la manière de gérer au mieux les risques », rappelle Robert Walters. Selon le cabinet de recrutement, les parcours peuvent être très divers. « Un risk manager est diplômé d’une école d’ingénieur, d’une école de commerce, ou encore une formation universitaire de juriste, suivie d’une expérience de minimum 10 à 15 ans en tant que financier, souscripteur et/ou autre poste opérationnel. Dans une structure du CAC 40, un risk manager peut gagner jusqu’à 150-200 k€ par an. C’est un métier où il y a peu de postes. Il faut savoir se distinguer de la masse ».

3. Compliance Officer

Tout comme le secteur bancaire, les régulateurs financiers se montrent plus exigeants avec les assureurs. Tant au niveau européen avec la directive Solvency II qu’au niveau international avec ComFram, une initiative majeure en passe d’être finalisée par l’International Association of Assurance et qui vise à élaborer des normes de gouvernance des entreprises mondiales.

Conséquence : « face à des exigences plus strictes de réglementation au sein de l’industrie, les professionnels ayant des connaissances opérationnelles des dernières normes réglementaires et de conformité sont en forte demande », fait observer depuis Londres Andy Dallas, directeur chez Robert Half Financial Services.

4. Inspecteur commercial

Après un essoufflement des recrutements fin 2011, les inspecteurs commerciaux sont à nouveau très sollicités. « Cette reprise s’explique par le caractère de plus en plus concurrentiel du marché de l’assurance : la maîtrise des réseaux de distribution est aujourd’hui un facteur clé de succès. Courtiers, conseillers en gestion de patrimoine, agents, réseaux salariés des compagnies sont des canaux de commercialisation auxquels il est nécessaire d’apporter un soutien technique et commercial afin de les accompagner au mieux dans leur développement », relève Marion Aboaf, manager de la division Assurance chez Robert Walters.

Le métier d’inspecteur commercial requiert généralement un diplôme de niveau bac + 4, le plus souvent préparé dans un domaine commercial, voire technique ou juridique. « C’est un niveau de responsabilité que l’on exerce le plus souvent après un parcours commercial réussi », rappelle la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), qui indique par ailleurs que près de la moitié des inspecteurs commerciaux touche plus de 44 k€ annuels.

5. Comptable technique

La comptabilité de l’assurance devient plus compliquée et les entreprises exigent non seulement une connaissance approfondie des normes comptables anglo-saxonnes US GAAP mais aussi de maîtriser les réglementations propres à l’assurance. « Les compagnies d’assurances sont à la recherche de ‘finance business partners’ ou de ‘ management accoutants’ qui peuvent améliorer leurs systèmes de comptabilité », indique Martin Fox, consultant senior en charge du recrutement dans l’assurance chez Robert Walters UK.

« La comptabilité technique, métier peu connu, est aujourd’hui particulièrement pénurique. Les profils expérimentés étant rares et demandés, les candidats réalisent facilement de 15 à 20% de plus-value en changeant de poste », explique pour sa part Louis Guastavino, directeur senior chez Page Personnel Assurance. Pour compenser la pénurie, les acteurs du secteur se tournent vers des diplômés ayant une solide formation comptables (de type DCG) et justifiant une expérience de deux à trois ans en cabinet d’expertise comptable, et les forment aux spécificités de la comptabilité de l’assurance.

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