☰ Menu eFinancialCareers

Middle man : My taylor is poor (épisode 9)

Le pound plonge. Je n’ai pas d’avis sur la question ou plutôt j’ai tous ceux que l’on me donne : journaux, tabloïds, amis, collègues ou encore le chancelier anglais Darling qui déclare que le pays faisait face à une situation économique qui était sans doute la pire depuis soixante ans . Certains murmurent même que la livre pourrait, à terme, passer en dessous de l’euro. En fait si, j’ai un avis : je suis contre !

Pour le prix d’un burger décongelé (pas fou) et une pinte frelatée ici, j’avais un repas dans un resto français avec dessert et digestif s’il vous plaît. J’aurais dû négocier un salaire indexé sur le prix de cette même pinte, passée de deux livres à trois et demi en trois ans. À quand un débat-société sur la baisse du pouvoir d’achat international des financiers londoniens ?

Deux hypothèses. 1) Les Anglais veulent nous faire fuir, excédés de nous voir voler leurs bières et pas leurs femmes. 2) Le système s’effondre de manière incontrôlable, ce qui permettra aux détracteurs du système anglais de se donner raison, à coups de simplifications aussi grossières que les miennes.

En passant, le paysage de l’information semble se modifier. Le monde va certes mal, comme toujours, mais jusque-là c’était la violence humaine qui faisait la une. Aujourd’hui, nous sommes passés dans l’éco : les drames, guerres et autres faits divers sont désormais écologiques et économiques. Les journalistes se montrent parfois très fins dans le traitement de la crise. Le Parisien m’a appris, il y a peu de temps, que le camping revenait à la mode chez les cadres. Pour sûr qu’ils ne délaissent pas le Ritz par plaisir. Nécessité fait loi générale.

C’est ainsi que fleurissent les articles sur les reconversions. Pas sur ceux qui ont réussi, partis réaliser leur rêve (ceux-là, on n’entend jamais parler d’eux), mais sur ceux qui ont dû s’en improviser un à la suite d’un licenciement. Monter une épicerie, un restaurant, une pâtisserie, un ranch ou payer ses factures grâce au poker… (Bloomberg).

Le fin du fin, c’est quand une entreprise entière se reconvertit. Zealous Trading Group vient de vendre sa plateforme électronique d’émission de trading d’actifs illiquides. Le groupe en profite pour changer de corporate direction et de nom, devenant AEC : Adult Entertainment Capital, six portefeuilles d’investissement dans l’industrie du divertissement pour adultes (Finextra.com). Qui dit mieux ?

Moi peut-être, en me reconvertissant en vacancier en short pour trois semaines.

Il ne peut pas y avoir de crise la semaine prochaine : mon agenda est déjà plein. Henry Kissinger

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici