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Les 10 personnalités incontournables de l’industrie financière à suivre en 2013

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Calendrier réglementaire chargé, choix stratégiques décisifs à lancer ou à mettre en musique, pressions sur les coûts, et nombreux business sur la corde raide… décidemment l’année 2013 promet à l’industrie financière son lot de défis. Un certain nombre de responsables de banques, de hedge funds ou encore de sociétés de gestion, qu’ils soient basés en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie, seront naturellement au cœur de ces chambardements. Pour en tirer le meilleur. Le pire, ces 10 personnalités sont plutôt enclines à le laisser aux autres. À voir…

 

Tamim Al-Kuwari, CEO de QInvest

Le départ de Tamim Al-Kuwari à son poste de responsable pays pour Goldman Sachs au Qatar pour rejoindre la banque d’investissement local QInvest en tant que directeur général adjoint en octobre 2012 suscita quelques interrogations dans la région. À l’occasion d’un remaniement des équipes dirigeantes en novembre, Tamim Al-Kuwari a été élevé au rang de directeur général, chargé de concrétiser les ambitions de la maison de devenir une puissante banque d’investissement régionale. Les fondations ont déjà été posées avec la finalisation de sa joint-venture avec la banque d’investissement égyptienne EFG Hermes. Et avec les grands acteurs internationaux du secteur faisant marche-arrière dans cette région, les étoiles sont parfaitement alignées pour que Tamim Al-Kuwari brille en 2013. La banque a l’intention de faire croître sa division asset management de 50% et pourrait chercher à renforcer ses rangs aussi en banque d’investissement.

Gaël de Boissard, co-directeur de la banque d’investissement chez Credit Suisse

Après 11 ans chez Credit Suisse, ce Français de 45 ans formé chez JPMorgan a été nommé en novembre dernier co-directeur de la banque d’investissement chez Credit Suisse et seul à la tête de cette division pour la région EMEA. Il a alors rejoint également le Directoire de la banque. Gaël de Boissard est également l’un des membres influents du conseil d’administration de l’Association for Financial Markets in Europe (AFME), où siègent une vingtaine des principaux responsables bancaires.  Credit Suisse attend beaucoup de ce spécialiste des marchés obligataires, précédemment en charge des activités fixed income en Europe. Car contrairement à UBS qui a décidé de se retirer de nombreuses activités FICC, la deuxième banque suisse veut, elle, à l’inverse rivaliser avec des leaders mondiaux comme Goldman Sachs ou JPMorgan, avec la réduction des coûts pour seul véritable levier. Ce pari risqué lancé par Brady Dougan, met Gaël de Boissard dans une position de quitte ou double.

Edouard Carmignac, fondateur et CEO de Carmignac Gestion

Carmignac est la société de gestion qui connaît la croissance la plus forte actuellement en Europe. Ses actifs ont plus que triplé, passant de 13 milliards d’euros en 2009 à 53 milliards d’euros fin 2012. Nommé par l’hebdomadaire britannique Financial News parmi mes personnalités les plus influentes dans son secteur , Edouard Carmignac, 65 ans, a également soigné son développement en Europe avec des filiales au Luxembourg, en Allemagne et en Italie et deux bureaux à Madrid et à Londres, depuis avril dernier. La société a recruté 60 nouveaux collaborateurs en Europe sur ces deux dernières années. Et ne compte pas en rester là.  Par ailleurs il n’y a pas beaucoup d’asset managers qui peuvent de vanter de pouvoir inviter ses employés et ses clients à un concert privé des Rolling Stones. Edouard Carmignac l’a fait.  Un « patron rock » qui ne se lasse pas de se montrer là où l’on ne l’attend pas.

Steven A. Cohen, fondateur de SAC Capital Advisors

SAC Capital Advisors est le hedge fund le plus rentable au monde en 2012, selon Bloomberg Markets magazine, et se trouve actuellement au centre de la plus grosse affaire de délit d’initiés qu’ait connue les Etats-Unis. Plusieurs des anciens lieutenants de Steven A. Cohen  ont été inculpés, sans que lui soit pour l’heure poursuivi par la justice américaine. Cette star de Wall Street, milliardaire et avide collectionneur d’art contemporain, est néanmoins dans le viseur des enquêteurs. Le doute subsiste sur la participation dans cette affaire de cet homme d’affaires, parmi les plus riches des Etats-Unis.

Michael Corbat, CEO de Citigroup

Trois mois seulement après avoir pris les rennes de la troisième banque américaine suite à la démission surprise de Vikram Pandit, le directeur général de Citigroup Michael Corbat a déjà changé le visage de Citi, annonçant 11.000 suppressions d’emplois en décembre et un remaniement de sa direction début janvier. Corbat semble avoir un plan clair en place pour Citi: moins de risques, moins d’employés et un resserrement des activités. Issu du sérail de la banque, pour qui il a travaillé depuis 1983, il vient de récompenser sa garde rapprochée, ceux qui, comme lui, ont consacré leur vie professionnelle à Citi. Ces choix devront vite se justifier dans les prochains résultats, après un quatrième trimestre 2012 décevant.

Isabelle Ealet, co-responsable de la division Titres de Goldman Sachs

Le choix d’Isabelle Ealet est moins lié à la probabilité qu’elle réalise une année 2013 particulièrement spectaculaire mais plus à l’utilité d’apprendre à la connaître surtout si vous travaillez dans la vente ou sur le marché des changes. Cette femme française de 49 ans, promu co-responsable de la puissante division Titres de Goldman Sachs début 2012 (qui regroupe les activités fixed income, devises et actions) a été nommée fin 2012 l’une des 5 femmes les plus influentes du secteur européen de la banque d’investissement par le Financial News. Etant donné que les “flow monsters” comme Goldman sont en train de gagner des parts de marchés à la fois sur les métiers actions et les métiers de taux, Isabelle Ealet – celle que l’on a coutume d’appeler “la reine des commodities” – est en passe de devenir une femme incontournable en banque d’investissement. Recrutera-t-elle ? Goldman a indiqué que ce sujet dépendra des niveaux de revenus dégagés en 2013.

Piyush Gupta, CEO de DBS

Piyush Gupta dirige DBS depuis 2009 et a fait de cette banque singapourienne une entreprise expansionniste, désignée récemment Banque asiatique de l’année 2012 par le magazine The Banker. Cet ancien PDG de Citi pour l’Asie du Sud Est et du Pacifique devra à nouveau prouver que DBS est un acteur régional incontournable en 2013. Avec plus de 200 succursales dans 15 pays, et 18.000 employés, Piyush Gupta porte une attention particulière à l’expansion du groupe en Chine cette année. Les attentes sont fortes, après avoir délivré un bénéfice record de 2.60bn SGD (2,1 milliards USD) sur les neuf premiers mois de 2012. Celui que l’on surnomme le roi de la banque à Singapour compte bien étendre l’influence de DBS dans le reste de l’Asie.

Anshu Jain, coprésident du directoire de Deutsche Bank

L’an passé, le couple Jürgen Fitschen et Anshu Jain ont pris la tête de la dernière banque allemande qui pèse véritablement sur la scène internationale, en remplacement de Josef Ackermann. Diriger Deutsche Bank est considéré en Allemagne comme le job le plus difficile dans le monde de l’entreprise, avec les médias et les politiques scrutant vos moindres faits et gestes. Beaucoup de ces observateurs s’interrogent d’ailleurs toujours sur les ressorts de la promotion du banquier d’investissement Anshu Jain, basé à Londres, et qui ne parle pour ainsi dire pas l’allemand. Sera-t-il capable de relever les nombreux défis qui se posent aujourd’hui à la première banque allemande, au premier rang desquelles figurent les nombreuses affaires judiciaires dont elle fait l’objet. Cet indien riche d’une expérience de 17 ans chez Deutsche Bank semble en tout cas naviguer avec une certaine habileté en ces temps troubles pour le secteur et pour la banque. Aussi est-il même de plus en plus pressenti comme son prochain CEO…

Sam Kendall, responsable mondial des activités ECM chez UBS

La promotion de Sam Kendall ce mois-ci, passé responsable des activités ECM (Equity Capital Market) pour l’Asie à responsable Monde pour cette même division, reflète bien une tendance marquante de l’industrie : les banques occidentales placent de manière croissante des dirigeants d’activités monde en Asie. Autre exemple l’an passé : celui de Jonathan Larsen, basé à Hong-Kong, et élevé par son employeur Citi comme patron mondial de sa banque de détail. Sam Kendall aura pour mission d’appliquer à l’échelle du monde la recette gagnante qu’il a concoctée en premier lieu en Asie. Sa division a enregistré en 2012 des résultats impressionnants, soit un boom des revenus de 80% sur un an et un nombre de deals de quasi 30% de plus que son plus proche concurrent. Si la réussite est au rendez-vous, il faudra s’attendre à ce que davantage de banques regardent vers l’Est pour recruter leurs prochains seniors managers en 2013.

Rezwan Mirza, patron de la banque d’affaires de Barclays pour la région du Golfe

Rares sont les banques internationales actuellement à envisager une expansion au Moyen-Orient, à l’exception notable de Barclays. Rezwan Mirza est l’homme en charge de poursuivre le développement du business dans la zone couvrant les pays du Conseil de Coopération du Golfe et les Émirats Arabes Unis. Alors que Barclays s’est surtout concentrée sur ses activités de gestion de fortune l’an passé, l’accent est désormais mis sur la mise en place de services bancaires dédiés aux entreprises. Sous l’impulsion de cet ancien banquier d’UBS, la banque veut mener son développement à  grands pas en recrutant à tous les niveaux – de l’analyste au directeur – tout en investissant parallèlement dans l’infrastructure technologique.

*Avec la participation des journalistes Beecher Tuttle, Florian Hamann, Paul Clarke, Simon Mortlock et Sarah Butcher.

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