☰ Menu eFinancialCareers

Au cinéma, l’histoire d’amour d’un financier qui finit mal

Le banquier Stern (B. Poelvoorde) et sa maîtresse et meurtière (L. Casta)

Le banquier Stern (B. Poelvoorde) et sa maîtresse et meurtière (L. Casta)

Âmes sensibles s’abstenir. “Une Histoire d’amour“, le premier long-métrage de la comédienne Hélène Fillières, relate la tragique liaison sadomasochiste entre un banquier (Benoît Poelvoorde) et sa maîtresse (Laetitia Casta). Une adaptation de  “Sévère“, le roman de Régis Jauffret sur le banquier français Edouard Stern retrouvé tué de quatre balles, revêtu d’une combinaison en latex, dans son appartement genevois en février 2005. Sa maîtresse Cécile Brossard avait été condamnée en Suisse en juin 2009 à huit ans et demi de prison et libérée fin 2010.

Sorti en France la semaine dernière, le film est en salle aujourd’hui au Luxembourg, où 70% des scènes ont été tournées, et la semaine prochaine en Suisse. Les critiques ne sont pas toujours tendres jugeant le film tour-à-tour “lent“, “difficile“, “glacial“… Benoît Poelvoorde, lui-même, a refusé de participer à sa promotion, fâché avec la réalisatrice car mal à l’aise avec le réalisme des scènes sado-masochistes montrées à l’écran.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=6pDQ_jQI2yA]

L’affaire avait à l’époque captivé les médias, elle a ensuite inspiré trois romans, et deux films (le premier étant Boarding Gate d’Olivier Assayas). Cette fascination n’est pas étrangère au parcours professionnel du financier, 38e fortune de France.

Diplômé de l’Essec, le jeune banquier a fait ses armes dans la firme familiale, la banque Stern. Après avoir évincé son père, il sauve la structure de la faillite en développant dans les années 80 des activités de marchés et de fusions-acquisitions, avant de la revendre en 1985. Il lance une structure similaire (quasiment du même nom !) qu’il vend trois ans plus tard à prix d’or (1,75 milliard de francs français à l’époque). Sa réputation de financier hors-pair est faite, mais elle commence déjà à être sulfureuse du fait de sa pratique bien rodée des « raids » sur des sociétés, encore peu pratiquée en France à l’époque.

Son passage au début des années 90 au sein de la banque Lazard, dirigé par le père de sa femme, Michel David-Weill, finit de faire de lui un banquier star. Mais les relations se tendent avec ce dernier, et il finit par quitter la banque d’affaires en 97 pour créer son propre fonds d’investissement, Investment Real Return. En 2001, il rencontre Cécile Brossard. Quatre ans plus tard, la jeune femme avoue son crime, déclenché par une dispute au sujet du fameux million de dollars versé sur son compte trois mois plus tôt, puis mis sous séquestre par son amant.

Cécile Brossard ira-t-elle voir le film ? “Elle m’a dit que c’est possible, a indiqué son avocat Me Alec Reymond à La Tribune de Genève. Mais elle dénonce la démarche de faire un film, elle la trouve honteuse par rapport aux enfants du défunt. Elle désapprouve ainsi la sortie de ce long-métrage“.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici