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Recrutement affecté dans les banques, pas dans le conseil !

Les cabinets de conseil résistent à la crise. En 2007, le segment services financiers a connu une croissance de 13,7 %, un niveau “normal” après deux années exceptionnelles (+ 32 % en 2005 et + 20 % en 2006), estime le Syntec Conseil en Management dans sa dernière étude. Depuis début 2008, les cabinets continuent d’embaucher activement, et ce, dans un contexte plus favorable car les banques ont progressivement fermé les vannes du recrutement. Un nombre grandissant de candidats se tournent ainsi vers le conseil , indique Thomas de Bellaigue, administrateur de Syntec Conseil en Management.

Paradoxalement, la pression sur les salaires ne redescend pas encore en raison de la pénurie de profils expérimentés. Et il devrait en être ainsi jusqu’à la fin de l’année.

Optimisation versus création de valeur

Cela est surtout vrai pour les profils en vogue. Or, les stars d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. Les banques veulent davantage un travail de consolidation et d’optimisation que des missions de création de valeur, impliquant l’implémentation de nouveaux systèmes par exemple , témoigne Jean-Fabrice Feuillet, directeur de la branche FSI (Financial Services Industry) du cabinet Ineum Consulting, qui vise 80 embauches de consultants d’ici à fin 2008.

Autrement dit, les profils IT maîtrise d’ouvrage, experts de systèmes type CRM ou captation de nouvelles clientèles, ont moins les coudées franches que par le passé. En revanche, les professionnels dotés d’une expertise en lean-banking (recherche d’efficacité et d’efficience, rationalisation des processus…) bénéficient d’une nouvelle popularité. Les auditeurs avec une expérience en banque (compliance, contrôle interne, inspection générale, direction de l’organisation…) sont particulièrement prisés , complète Philippe Reverre, Senior Manager chez Ineum consulting. Autres centres d’intérêts des cabinets : les profils quants et les professionnels du front , type trader, pour leur connaissance des processus et des risques induits.

commentaires (3)

Comments
  1. Passer de trader à consultant.
    Si ça n’est pas une nouvelle métaphore de la détresse…

  2. vu les conditions actuelles, la part variable en conseil peut être largement supérieur au bonus que l’on peut espérer pour l’année prochaine . !!

  3. Le nombre de missions en conseil reste peut-être le même (à vérifier en raison de la baisse de budget dans le banques, -15% chez Dexia en 2009), mais comme le nombre de consultants augmente (transfert de la banque vers les sociétés de services), la concurrence devient plus forte et la sélectivité aussi, ce qui a forcément un impact sur le chômage dans ce secteur et aussi sur les rémunérations et les primes offertes en société de conseil. Je ne vois pas comment comment on peut affirmer que la crise financière n’a pas d’effet sur le conseil, c’est la loi des vases communiquants.

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