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La preuve, s’il en fallait, que les embauches concernent surtout le back et middle-office

Si vous travaillez ou aspirez à travailler en front-office, cette information ne vous étonnera guère. Cela dit, elle ne manquera pas non plus de vous décevoir. Une large proportion des jobs des banques d’investissement concerne les activités dites de support . Les postes de front-office sont donc à la marge du recrutement. Les tentatives de nouvelles réglementations pourraient même venir renforcer cette tendance au détriment de ces derniers.

Barclays Capital vient d’en apporter la preuve par les chiffres. Dixit Joshi, responsable du marché des actions sur la région EMEA chez BarCap confiait récemment au Financial News que parmi les 700 embauches réalisées sur les marchés actions au niveau mondial l’an passé, deux-tiers étaient des emplois de middle et back-office contre un tiers pour le front.

Même constat du côté de CA CIB. Comme nous l’avions déjà souligné la semaine dernière dans notre tour d’horizon 2010 du recrutement des banques françaises la BFI du groupe Credit Agricole prévoit que les fonctions support représentent 65% du total de ses 1.200 embauches prévues (dont 50% en France), et le front-office seulement 35%.

Côté salaires : allez, encore un effort !

Les recruteurs ont tendance à croire que ce ratio est plutôt élevé, mais pas complètement anormal. On retrouve souvent une proportion de l’ordre de 50/50, nous a confié un DRH d’une banque américaine. Le ratio peut être plus élevé dans les établissements qui investissement beaucoup sur les technologies ou dont les systèmes doivent être renforcés sur l’avis des régulateurs

C’est ainsi que même pendant le gel des embauches en 2009 en France, une forte demande sur les profils en prise avec la réglementation (risques, compliance) a été constatée , relève la dernière étude du cabinet Robert Walters. Le salaire d’un middle-officer avec 5 à 7 ans d’expérience se situe entre 45 et 70K euros, d’après cette étude. Avec 12 ans d’expérience et au-delà, les salaires fixes grimpent jusqu’à 120K euros.

Côté bonus, ce n’est pas la panacée. Selon une étude menée sur le sujet sur notre site anglais, les professionnels du middle-office toucheraient des bonus 8 fois inférieurs à leurs collègues du front-office.

Nouvelles réglementations et industrialisation des back-offices

Sophie Black, directrice de la performance chez Ernst & Young, pense que les choses pourraient être appelées à changer : Avec l’arrivée de nouvelles réglementations, l’ensemble des coûts, y compris salariaux, du back-office devraient augmenter de manière relative par rapport au front-office .

Rien n’est moins sûr. Les banques ont clairement fait de l’industrialisation des back-offices un axe majeur de développement. D’après une étude d’Eurogroup, 69% des banques consultées considèrent que le développement des usines jouera un rôle important dans les années à venir (agefi.fr).

commentaires (6)

Comments
  1. le middle ou back c’est pourri, passez votre chemin

  2. A l’heure actuelle , c’est vrai que le Back c’est le parent pauvre de la finance ( aucune considération de la direction , petits salaires) . Et en plus les marchés sont devenus tellement sophistiqués et informatisés que le recrutement s’effectue aussi chez des back+5 .
    Je suis dans la catégorie fossile (23 ans de Bourse) et je m’accroche face aux petits jeunes.

  3. Je ne sais pas comment Robert Walters a été cherché ces chiffres sur les rémunérations ???? car la réalité est que le BO ou MO sont mal valorisés et les rémunérations tournent plutôt autour de 35 Ke même avec plusieurs années d’expérience…

  4. le back et middle tourne entre 20 et 35 k euros max mais ce dernier chiffre est plutot rare avec la crise en plus le salaire a eu tendance a baisser

    les gens sont peu motivés, voire pas du tout (cadres et agents compris)
    certains n’ont pas les qualifications élémentaires (langues, informatique etc..)
    la pression est parfois tres dure pour les plus professionnels d entre eux pour cause de sous effectif, demotivation des autres agents et encadrement etc…

    en general le ravail est repetitif et consiste en du pointage ou de la saisie

    il y a une tendance a recruter de plus en plus de bac + 5 pour des postes qui se suffiraient de niveau bac +2

    le bac + 4 n est absolument pas considéré

    certains postes sont situes dans des lieu mal situés (faible eclairage naturel, courants d air a gogo etc..)

    certains services tournent grace aux interimaires

    peu de chance de progression en terme professionnel

    etc…

  5. N’éxagérons rien quand aux salaires en back-office, on tourne beaucoup plus autour de 32/40k même si en effet la crise a bel et bien fait son petit effet.
    Concernant les cursus scolaires inférieurs à bac+5 qui ne seraient “plus considérés”, mon exemple tend à prouver le contraire: je suis bac+3 et je trouve autour de moi un certain nombre d’employés à niveau similaire et même quelques rares, il est vrai, bac+2. Mon niveau de diplôme ne m’a posé aucun problème de négociation salariale à l’entrée.
    Pour ce qui est du reste, je ne peux qu’être d’accord: il y a en effet des services qui ne fonctionnent que grâce aux intérimaires et/ou stagiaires et les travailleurs motivés au sein de mon back-office ne sont pas vraiment en majorité…

  6. C’est vrai que le back-office et le middle sont devenus très informatisés et que la connaissance des marchés n’est plus une necessité pourvu qu’on sache se servir d’excel et que l’on parle anglais . Pour ce qui est des embauches , je suis très dubitatif . Je parle de plus en plus à des contreparties qui téléphonent de Bangalore. Les banques francaises
    vont bientôt s’y mettre.

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