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Le point sur les news (3/12) : Les Caisses d’Epargne réclament 315 millions à un ancien trader ; SG renonce aux 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts dans l’affaire Kerviel

(Srett Flickr)

(Srett Flickr)

Il y a des anniversaires que l’on aimerait vite oublier. Pour ses 37 ans, Boris Picano-Nacci, ancien trader pour compte-propre chez Caisses d’Epargne, est convoqué aujourd’hui devant les juges (Reuters). Il est poursuivi pour  « abus de confiance », accusé par son ex-employeur de lui avoir faire perdre 751 millions d’euros en octobre 2008.

Alors que la banque avait décidé de fermer son activité de trading pour compte propre, ce spécialiste des dérivés actions aurait adopté une « gestion particulièrement agressive et risquée », soutient l’avocat du groupe BPCE. Pour le trader qui encourt trois ans de prison et 375.000 d’amende, la banque n’ignorait rien de ses opérations. Il admet la faute professionnelle mais pas l’infraction pénale.

Défaillance de ses systèmes de contrôle interne versus trader audacieux et secret, ça ne vous rappelle rien ? Oui, mais non. Car Boris Picano-Nacci n’est pas Jérôme Kerviel. Le premier est diplômé d’un double cursus DEA Finance de Marché à la Sorbonne et DEA Mathématiques Appliquées et Sciences Economiques de Dauphine quand Kerviel a obtenu un DESS en finance de marché de l’université Lyon II. Celui qu’on qualifie souvent de trader « sans génie » avait surtout agi sur une période beaucoup plus longue, engagé des montants sans comparaison et a été condamné notamment pour faux, alors que l’enquête a écarté “toute intention malveillante” de la part de Boris Picano-Nacci.

L’ex-trader de l’Ecureuil, qui a tout de même fait tomber pas mal de têtes dans le sillage de ce mini-scandale, est pourtant des plus discrets – sa famille évoque un “garçon très honnête” (Le Parisien). On se sait rien de lui ou presque, ses comptes Viadeo et LinkedIn n’ont  toujours pas été mis à jour depuis son licenciement en 2008.

En comparaison, Jérôme Kerviel a tellement bien maîtrisé le jeu médiatique en sa faveur   (ce qui lui a sûrement joué de mauvais tours pendant son procès) que Société Générale a indiqué ce week-end publiquement qu’elle était prête à effacer l’ardoise de son ex-trader (4,9 milliards d’euros), pourvu qu’il arrête de faire parler de lui et ne gagne de l’argent sur l’affaire (La Tribune) ! Décidemment, les traders passent devant les juges mais ne se ressemblent pas.

Pendant ce temps :

Pour Christian Noyer estime que la City devrait renoncer à son statut de première place financière européenne car elle ne fait pas partie de la zone euro (FT, repris dans Les Echos).

Paris Europlace affiche ses ambitions sur le marché des opérations financières en devise chinoise (Agefi)

La zone euro divisée sur le rôle de la BCE dans la supervision bancaire, discussions sur d’éventuels seuils pour déterminer les banques qui seront supervisées à l’échelle européenne (Agefi)

La Suisse comptait 487 banques actives dans la gestion de fortune en 1992, et 314 en 2011. Certains pronostiquent la vente ou la fermeture de 100 à 150 banques au cours des prochaines années (Le Temps)

La gestion de fortune sous l’angle d’un family office (Le Temps)

La maison de courtage genevoise a été reprise par l’établissement bavarois Baader Bank (Romandie)

BNP Paribas : la Belgique attend le bon moment pour quitter le capital (Boursier)

Le sauvetage de Dexia pourrait faire grimper le déficit budgétaire (La Tribune)

Le fonds franco-qatari pour les PME est sur les rails (La Tribune)

Violente guerre de succession aussi à la CFE-CGC (Le Figaro)

D’après Tal Ben-Shahar, professeur de psychologie à Harvard, l’échec fait partie intégrante du processus d’apprentissage (Business Les Echos)

Stressés, les Français boivent et fument trop (Le Figaro)

Les 35 heures ont de longues heures devant elles (Slate.fr)

Comment la sécu pourrait réduire son déficit de 7 milliards en diminuant l’absentéisme (Atlantico)

Votre boss devient papa ? Mauvaise nouvelle pour votre portefeuille (The Economist)

Selon les calculs de Forbes, l’Indonésie compterait désormais 32 milliardaires, contre seulement 26 au Japon (WSJ)

Grèce : le « trésor suisse » de la famille Papandréou (Les Echos)

 

 

commentaires (1)

Comments
  1. Quand est-ce que le contribuable réclamera tout l’argent que le secteur financier a aspiré? On continue à sauver des assureurs qui ont eu des apétits plus gros que leur ventre… Il est temps de se poser de bonnes questions et de prendre la perte avant d’enterrer toute chance de sortie de crise.

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