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Envie d’Asie ? Il va falloir d’abord casser votre tirelire, surtout si vous êtes junior

Bankers fly home

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Si vous envisagez de vous trouver un job en Asie, préparez-vous à financer une partie ou la totalité des coûts induits par cette mobilité car ces jours-ci les contrats d’expatriation ne sont plus guère en vogue.

Les contrats d’expats – couvrant logement, frais de scolarité et voitures – ont déjà pratiquement disparu de la circulation. Particulièrement regardantes sur les coûts, les banques rognent désormais sur les frais d’installation  comme les billets d’avion, l’envoi des effets personnels et la mise à disposition d’un appartement de service le premier mois d’installation. Pour la plupart des entreprises les « relocation deals » ne sont plus acquis, mais évalués au cas par cas, en fonction de facteurs tels que la séniorité du poste, l’urgence et la difficulté à sourcer le candidat. Ce sont du moins les enseignements de la table ronde organisée cette semaine par eFinancialCareers à Singapour, dont les participants n’ont pas souhaité être nommés dans cet article.

Les jeunes candidats sont les plus enclins à subir les restrictions budgétaires. Une banque européenne a confié qu’elle n’offrait aucune aide pour les fonctions juniors, alors même qu’elle vise les candidats aux diplômes les plus prisés. Un confrère d’une banque d’investissement américaine a ajouté : « Officiellement, nous avons deux types de contrats de relocalisation : un standard et une version moins coûteuse. Dans les faits, c’est cette dernière qui est devenue la nouvelle norme ».

Un autre participant à la table ronde a indiqué que son entreprise avait décidé cette année de donner aux juniors une somme forfaitaire plutôt que de payer pour chacune des dépenses individuelles – ce qui est presque toujours plus économique. « Les financiers veulent venir dans la région de toute façon, nous étudions donc comment rendre cela plus économique pour nous. La préoccupation principale des candidats étant d’avoir un travail décent », commente ce RH.

Les employeurs sont généralement plus généreux à l’égard de leurs employés qui opèrent des mobilités en interne que vis-à-vis des nouvelles recrues. Ce qui laisse peu de marge de manœuvre pour les analystes et les nouveaux associés dans la négociation de leur package.

Le coût de l’installation devrait être néanmoins le moindre de leurs soucis. « Franchement, vu le coût de la vie à Singapour, je les découragerais fortement de venir, a déclaré un représentant d’une banque américaine. Ce n’est souvent pas jouable avec un salaire de junior, même avec le faible taux d’imposition qu’il y a ici »

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