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Épargnés par le plafonnement de l’UE, les prochains bonus sont toutefois amenés à baisser fortement

EU-flag

Bonne nouvelle pour les professionnels de la finance : les efforts déployés par l’Union Européenne pour imposer le plafonnement des bonus n’ont débouché sur rien de concret. L’UE cherchait à plafonner le ratio du bonus au salaire à 100% dans le texte CRD 4, qui intègre également les nouvelles règles de Bâle III. Or les discussions s’enlisent entre le Parlement et le Conseil alors que son application était initialement prévue pour début 2013.

Finalement, elle ne verra pas le jour pas avant mars prochain, a rectifié hier l’UE. Par conséquent, les bonus 2012-13 ne devraient pas être affectés. Un doute subsiste à l’égard des banques françaises, pour lesquelles le paiement des bonus intervient plus tard en mars. « Les prochains bonus payés par les établissements français ne devraient logiquement pas être touchées puisque chaque pays a besoin de temps pour transcrire la directive dans son droit national », anticipe Sam Whitaker du cabinet d’avocats Shearman & Sterling et spécialiste des rémunérations.

Mauvaise nouvelle

Malheureusement, cette bonne nouvelle coïncide avec la publication d’une nouvelle étude réalisée par l’université d’Harvard et publié le mois dernier dans son Quarterly Journal of Economics.

Celle-ci souligne à quel point les professionnels de l’industrie financière ont été payés de manière démesurée ces dernières décennies par rapport aux professionnels des autres secteurs, à niveau d’études égal.

Les chercheurs ont montré que jusqu’en 1990, les professionnels de la finance percevaient le même niveau de rémunération que dans les autres secteurs. Le décrochage se fait en 2006. Les financiers vont alors gagner une sorte de premium de l’ordre de 50% par rapport à leurs congénères. Un phénomène qui remonte aux années 80 quand la finance devient un secteur aux compétences et rémunérations élevées. Pour les chercheurs, ceci serait le résultat d’une législation laxiste (Glass Steagall), autorisant plus d’innovations, et entraînant plus de profits.

Dans le contexte actuel de durcissement de la réglementation, les rémunérations du secteur financier sont donc amenées à baisser de manière substantielle. Seule consolation : l’étude s’arrête en 2006, ce qui laisse penser qu’un ajustement à la baisse a déjà pu être en partie réalisé.

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