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La banque de détail touchée par le papy-boom

Les vagues de recrutement lancées dans la banque de détail sont prometteuses. Celle que vient d’achever BNP Paribas se solde par un succès, avec 400 embauches en région parisienne d’ici la fin de l’année.

L’opération portes ouvertes qu’a réalisée la première banque française la semaine dernière a fait mouche. Pour les quelque 400 emplois à pourvoir, ce sont 5 000 candidats qui se sont présentés spontanément. Sur le nombre, 2 500 ont été pré-sélectionnés : 35 % sont des diplômés Bac + 2 ou Bac + 3 et 65 % sont des diplômés Bac +4/5 ou des candidats expérimentés , commente un porte-parole de la banque. Cette semaine, c’est au tour de Société Générale de faire passer des entretiens en nombre dans le cadre motivant du Stade de France.

Ces opérations massives et médiatiques ne sont pas isolées. Dans le contexte du papy-boom, un véritable appel d’air a été créé. Il touche plus particulièrement la banque de détail, dans la mesure où les flux migratoires dans la banque d’investissement se font surtout au gré des cycles économiques et financiers.

Ils se font aussi au gré des restructurations bancaires. Après le rachat en 2004 de CDC IXIS, le groupe Caisse d’Epargne affiche de fortes ambitions en matière de banque de détail. Il prévoit d’embaucher 1 600 commerciaux dans la banque de détail.

Haut de fourchette

Après l’échec relatif de la banque à distance (sans guichet, type Ze bank), les banques ont compris l’intérêt crucial de la proximité avec le client-consommateur. D’ailleurs, à l’instar du rapprochement Crédit Agricole Crédit Lyonnais, les fusions bancaires provoquent peu de pertes dans la banque de détail, contrairement à la banque d’investissement où les économies d’échelle sont plus évidentes et les licenciements plus courants.

Parmi les profils les plus prisés, des conseillers commerciaux en agence ou à distance, fonctions complémentaires. Face à la multiplication des produits, fiscaux notamment, on cherche également des chargés d’affaires spécialisés.

Et bien sûr des directeurs d’agence dont la fonction se modernise à grands pas. L’agence de demain n’aura rien à voir avec l’image d’Epinal de la succursale où l’on attend une demi-heure pour dépose un chaque. Ces opérations courantes sont désormais automatisés et le client qui nous rend visite attend maintenant des conseils à forte valeur ajoutée avec un traitement haut de gamme , évoque un directeur d’agence du CCF.

Cet appel d’air commence à se répercuter sur les salaires. Bien entendu, sans atteindre les niveaux mirobolants de la banque d’investissement… Reste que cette pression permet le plus souvent aux candidats qualifiés non seulement de trouver rapidement un emploi, mais encore de viser le haut de la fourchette du tableau ci-dessous.

Salaires dans la banque de détail (en k€)

Poste Expérience Salaire brut Part variable
Chargé de clientèle particuliers 1 à 3 ans 23 à 29 0 à 7
3 à 5 ans 30 à 33 0 à 7
Chargé de clientèle professionnelle 1 à 3 ans 27 à 32 0 à 3
3 à 5 ans 32 à 35 0 à 3
Gestionnaire de patrimoine 1 à 3 ans 27 à 32 0 à 3
3 à 5 ans 32 à 45 0 à 7
7 à 10 ans A partir de 48 0 à 10
Chargé de clientèle PME-PMI 1 à 3 ans 30,5 à 33,5 0 à 3,5
3 à 5 ans 34 à 36 0 à 4
Chargé de clientèle Grandes entreprises 3 à 5 ans 36 à 48 0 à 5
7 à 10 ans 52 à 65 0 à 8
Directeur d’agence A partir de 32 0 à 8
Directeur de groupe A partir de 55 0 à 8

Source : Robert Half Banque

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