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Les news à la mi-journée : La schizophrénie guette les banquiers…

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Au vu des dernières prévisions catastrophiques sur l’emploi dans l’industrie financière, les banquiers tendent à s’apparenter de plus en plus à une espèce en voie de disparition. Pourtant, la crise et son lot de restructurations ne semblent pas venir à bout de cette population, étonnement résiliente. C’est du moins ce que l’on retient du dernier baromètre RH Banque Michael Page-AGEFI.

D’un côté, l’étude montre que les cadres bancaires apparaissent totalement désenchantés. Ils sont seulement 69% à avoir une image positive de leur secteur d’activité (9 points de moins qu’en  2011) et 79% d’entre eux disent faire face fréquemment à des situations stressantes. Ils se jugent également dans leur majorité (60%) mal payés au regard de leurs compétences.

De l’autre côté, leur motivation reste intacte !  En effet, 72% se disent motivés et estiment très majoritairement travailler dans de bonnes conditions matérielles (81%) et dans une bonne ambiance (74%).

Si le banquier ne figure pas parmi les métiers où l’on recense le plus de psychopathes, on est tout de même en droit de se demander si la crise n’a pas rendu les banquiers légèrement schizophrènes ?

« Cette crise a pris une tournure particulièrement violente. Elle a non seulement laissé pas mal de cadavres sur la route mais aussi, contrairement à la crise du début des années 90’s, les métiers de substitution sont rares. Et cela créé un climat particulièrement anxiogène pour les professionnels du secteur », témoignait Denis Marcadet, Président du cabinet Vendôme Associés à l’occasion d’une conférence organisée le mois dernier par la CFA Society. Un conseil – avait-il lancé à l’auditoire:     « faites le dos rond et attendez des jours meilleurs, 18 mois peut-être… »

C’est peu ou prou ce que font les banquiers, davantage disposés à s’expatrier plutôt qu’à changer de secteur. Ils sont seulement 10% seulement baromètre RH Banque Michael Page-AGEFI à chercher un emploi en dehors des métiers bancaires (dont 4% envisagent de rejoindre le secteur de l’assurance).

« Nous sommes comme dans une prison dorée, nous confie un banquier d’investissement employé par un grand établissement français. Nous sommes devenus de tels spécialistes dans nos métiers qu’il est difficile de valoriser nos compétences en dehors de notre secteur. Et quand nous essayons de le faire, les employeurs ne comprennent pas notre démarche voire la trouve suspecte du fait des nombreux avantages notamment financiers que continuent à nous offrir les banques, et ce malgré la crise… »

Pendant ce temps :

La France a perdu son triple A, et alors? (La Tribune)

…malgré tout les banques françaises résistent (Les Echos)

Credit Suisse réunit banque privée et gestion institutionnelle (Le Temps)

Credit Suisse et UBS sont de Faux jumeaux (Agefi)

L’ex-DG d’UBS France, Patrick de Fayet mis en examen pour « complicité de démarchage illicite » dans l’enquête sur des soupçons de fraude fiscale de la banque suisse (La Croix)

L’ex-trader d’UBS Kweku Adoboli reconnu coupable de fraude (HuffPost)

Les Hedge Funds doivent apprendre à gérer la fin de l’âge d’or (Les Echos)

7 % à 10 % des 8.000 « hedge funds » disparaissent chaque année… et sont vite remplacés (Les Echos)

Société Générale Private Banking renforce son dispositif clients au Moyen-Orient et en Afrique (Boursier)

L’Italie et le Qatar créent un fonds d’investissement commun (Reuters)

ING gagne du temps dans sa restructuration (Agefi)

Une banque doit rembourser près d’un million d’euros à une famille (Reunion la 1ère)

Un ancien auditeur à la tête d’Egon Zehnder France (NewsBanques)

Quelles études mènent le plus à l’emploi ? (Jobintree)

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