☰ Menu eFinancialCareers

Encore 300 millions d’économies chez Natixis : pas de plan social mais des suppressions de postes toujours en cours

Natixis

Dernier grand groupe français à présenter ses résultats pour le troisième trimestre, BPCE a fait bonne figure avec un bénéfice net quasiment doublé, à 639 millions d’euros. Pour sa filiale Natixis, l’histoire est moins rose. Sur les neufs premiers mois de l’année, les revenus sont en baisse de 7% par rapport à la même période l’an passé, à 4,7 milliards d’euros. Or dans le même temps, ses charges ont continué à augmenter, de 4% sur la période.

La banque n’a pas tergiversé : une nouvelle baisse de ses coûts de 7% devra être réalisée d’ici à fin 2014, soit au moins 300 millions d’économies, a-t-elle précisé dans sa présentation des résultats.

La BGC (ex-BFI) injustement concernée par les nouvelles économies ?

Tous les pôles seront mis à contribution, y compris la nouvelle Banque de Grande Clientèle (BGC, ex-BFI), qui pourtant affiche, elle, une progression des revenus encourageante avec une hausse trimestrielle de 25% sur un an, et une baisse limitée de 4% sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an passée, base de comparaison élevée.

Surtout, le pôle a amélioré de manière très significative son coefficient d’exploitation, qui passe de 71,1% à 57,8% en tout juste un an, plaçant son pôle parmi les plus efficaces du secteur.

Au menu: réduction des dépenses de « train de vie », baisse du recours aux prestataires…

La réduction des coûts portera surtout sur les charges « externes » (pour 49% de l’objectif) avec notamment une réduction du recours aux prestataires (IT, Conseil…), et des dépenses de « train de vie ». Les deux autres postes d’économies identifiées par la banque (chacun pour un quart environ des économies prévues) : l’optimisation industrielle (l’IT et les plateformes Titres et Paiements sont mentionnées) et le redimensionnement de certaines activités dans la nouvelle Banque de Grande Clientèle, autrement dit une poursuite du plan d’adaptation avec l’arrêt d’activités comme le brokerage commodities, le shipping, ou encore le real estate en Asie et en Australie.

Officiellement, l’emploi n’est pas menacé. « Tout plan social est exclu », nous a-t-on confirmé. C’est d’ailleurs la seule banque française à ne pas avoir eu recours cette année à un plan de sauvegarde de l’emploi à proprement dit, comme elle l’avait fait en 2008 et en 2009.

Des suppressions de postes néanmoins en cours

En janvier dernier, la banque avait annoncé 150 suppressions de postes à l’international et 127 dans sa BFI en France, sans plan sociale. Un porte-parole de la banque nous explique qu’un tel plan n’était pas justifié au regard du mouvement des départs « naturels ». Le turnover de la BGC atteint 9% pour 2012, soit 400 départs (démissions, licenciements, rupture à l’amiable…). La porte-parole reconnaît que le groupe avait dû se séparer de salariés jugés « peu performants ». Les syndicats dénoncent des « départs contraints sans garanties ».

Parallèlement, la banque dit privilégier les reclassements en interne. En termes de mobilité, des professionnels ont ainsi pu passer de la BFI au pôle Epargne (l’activité de gestion alternative par exemple) ou encore des traders pour compte-propre vers la direction des risques, avec plus ou moins d’heureux. À fin septembre, 52% des objectifs de suppressions de postes avaient été atteints en France contre 65% à l’international, nous a précisé la banque.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici