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La limitation du poids des activités de marché chez CA CIB se fait ressentir dans ses résultats

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Après BNP Paribas et Société Générale, c’est donc au tour de Crédit Agricole de publier ses résultats du troisième trimestre 2012. A la différence de ses consoeurs, la banque verte annonce une lourde perte de 2,85 milliards d’euros. Un résultat dû à la cession de sa filiale grecque Emporiki (1,959 milliard) et d’autres éléments exceptionnels liés à sa réorganisation comme la cession en cours de Cheuvreux à Kepler Capital (181 millions) et la déconsolidation de la banque espagnole Bankinter (193 millions). Retraité de ces éléments exceptionnels, CASA indique que son résultat net normalisé ressort à 716 millions d’euros, légèrement en dessous des prévisions des analystes qui tablaient sur 786 millions.

« Ce n’est pas une bonne publication, même en excluant les éléments non-récurrents, avec des vents contraires dans les activités de banque de détail », réagit un opérateur de marché parisien cité par Reuters. Quant aux deux métiers visés depuis septembre 2011 par un plan de restructuration, à savoir la BFI et les Services financiers spécialisés, ils voient toujours leurs activités fondre, enregistrant une baisse de 15% au troisième trimestre. « Le rebond des activités de marché a un impact moins fort que chez nos concurrents », lié au choix stratégique de limiter le poids de ces activités dans le groupe, a expliqué Jean-Paul Chifflet le directeur général de Crédit Agricole SA lors d’une concurrence téléphonique (La Tribune.fr).

Le sort incertain du Fixed Income

Dans un communiqué, la banque précise que les dérivés de taux et de crédits ont bénéficié d’une bonne activité avec un relatif retour des investisseurs, notamment asiatiques. Pour ce qui est du pôle actions, les revenus sont stables. Par contre, les volumes sont toujours faibles pour les activités de courtage. Enfin, les revenus des financements structurés se sont redressés et les activités obligataires ont enregistré de très bonnes performances du fait de la réouverture du marché de la dette et des volumes d’émissions élevés, notamment sur les titres souverains.

Il est donc peu probable que Crédit Agricole CIB, classé par Thomson Financial à la 4e place mondiale toutes émissions en euros confondues, décide d’arrêter ses activités dans l’obligataire comme a décidé de le faire UBS. « La question se posera surtout pour Crédit Agricole CIB qui n’a pas la taille critique », estimait pourtant un analyste au lendemain de l’annonce de la banque suisse (Les Echos.fr). Car après tout, peu s’attendaient à un arrêt complet des activités Global Equity & Commodity Derivatives de la part de la banque verte en ce début d’année.

En attendant, le groupe qui dans le cadre de la restructuration de ses activités de banque de financement et d’investissement doit supprimer 1 750 postes dont 550 en France n’a pas communiqué sur l’état d’avancement de son plan de départs volontaires ouvert depuis le 2 mai dernier et qui doit s’achever d’ici la fin de l’année. Il est donc fort à parier que celui-ci n’est pas encore terminé, même si fin août, les syndicats estimaient que 70% du plan avait été réalisé. Réponse lors de la publication des prochains résultats, annuels cette fois-ci…

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