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En dépit des apparences, la lumière est bien au bout du tunnel pour SGCIB

À première vue, les résultats de Société Générale ne font pas envie. Plombée par de nouvelles charges et moins-values, la banque rouge et noire engrange seulement 85 millions d’euros au troisième trimestre (-87% sur un an) quand sa principale concurrente BNP Paribas affichait hier 1,3 milliard d’euros.

Les bonnes nouvelles ? Le programme de cessions de sa BFI est terminé. La banque se dit en mesure de respecter l’an prochain les nouvelles contraintes réglementaires imposées par Bale III. Surtout, hors exceptionnels, les résultats net de la banque rouge et noir s’élève à 856 millions d’euros et dépassent les attentes des analyste.

Une BFI efficace dans un contexte difficile

La banque peut remercier les professionnels de sa BFI. Sur les neufs premiers mois de l’année, ces activités contribuent à hauteur de 64% au résultat net part du Groupe, qui atteint pour la BFI 804 millions d’euros (cependant en baisse de 28% par rapport à la même période l’an passé).

La BFI a su à la fois s’appuyer sur ses forces (métiers actions, financements structurés…) tout en ayant réussi à développer d’autres sources de revenus. Ses investissements dans le fixed income, questionnés un temps, ont ainsi fini par payer : les revenus des activités de taux, changes et matières premières sont multipliés par 4,3 entre le troisième trimestre 2011 et le troisième trimestre 2012, à 678 millions d’euros. Ce chiffre dépasse, pour le troisième trimestre consécutif, celui des métiers actions (575 millions), qui se maintiennent malgré une baisse des volumes.

Le fait qu’UBS décide de cesser ses activités dans le fixed income devrait conforter la banque dans ses choix, voire l’inciter à aller plus loin pour récupérer des parts de marché. Dans une interview à Reuters Insiders, Frédéric Oudéa a confirmé que SocGen était « déterminée » à rester active dans TOUS ses métiers de banque de BFI.

Un ratio coûts/revenus exemplaire

À ce rythme, elle sera rapidement en mesure d’aller de l’avant, à condition de continuer à maîtriser ses coûts. Leçon qu’elle semble avoir désormais bien apprise. La banque ne fait pas spécifiquement mention de son plan de suppression d’emplois dans le monde. Elle insiste néanmoins beaucoup sur la baisse de ses frais de gestion (-3,4% sur les neuf premiers mois de l’année par rapport aux 9M-11).

La réduction des coûts de ce dernier trimestre est particulièrement sensible dans les métiers de Banque Privée, Gestion d’Actifs et Services aux Investisseurs (-7,4% sur un an), dans la BFI (-1,9%), et dans les Réseaux France (-1,3%).

Dans la BFI, hors rémunérations variables, les frais baissent même de -13% sur un an, « confirmant l’effet des plans de restructuration et de réduction des coûts engagés fin 2011 », quand les revenus des activités pérennes bondissent de 39%.

La banque revient de loin. À l’été 2011, on constatait encore que ses coûts continuaient à augmenter plus rapidement que ses revenus. À tel point que SGCIB affiche un coefficient d’exploitation modèle à 58,5%, meilleur que celui de BNP Paribas. Ce qui en fait la BFI avec le deuxième meilleur ratio coûts/revenus, derrière Bank of America (57,1%) et… tellement loin devant UBS (89%), dernière de la classe.

commentaires (1)

Comments
  1. Merci l’armée de stagiaire qui fait tourner la boite….

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