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Plan d’adaptation achevé, bénéfice net plus que doublé, rebond de CIB… BNP Paribas prêt à recruter à nouveau ?

« Capacité bénéficiaire confirmée dans un environnement difficile ». C’est dans ce vocabulaire policé que la première banque française présente ce matin dans un communiqué un bénéfice de 1,3 milliard d’euros au troisième trimestre (plus doublé sur un an) et 6 milliards sur les 9 premiers mois (soit +14% par rapport à la même période en 2011). Ce qui représente deux fois les bénéfices de Goldman Sachs (3,5 milliards d’euros) sur la période, mais deux fois moins que ceux de JPMorgan (12,2 milliards).

Ces bons résultats – supérieurs aux attentes des analystes – s’expliquent par une maîtrise des frais de gestion et une bonne performance de l’ensemble des pôles opérationnels, en particulier CIB, dont les revenus grimpent de 33% sur un an (certes par rapport au troisième trimestre 2011 marqué par la crise de la dette souveraine).

Les marchés de capitaux portent tout particulièrement ce rebond (+41,5% en un an). Actions et Conseil marquent une nette progression (+51%, à 440 millions d’euros) mais c’est le fixed income (qui affiche 2,5 fois plus de revenus à 1,1 milliard d’euros) qui se démarque grâce aux activités de taux et de crédit notamment.

Tirer avantage du retrait d’UBS dans le fixed income ?

On est donc loin du scénario à la UBS qui vient d’annoncer 10.000 suppressions d’emplois et un retrait dans les activités d’investissement en particulier le fixed income. BNP Paribas saura-t-elle en tirer partie et s’autorisera-t-elle à recruter ? En septembre, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de la banque avait confié au FT que BNP planifiait un développement dans le fixed income et dans d’autres activités clés en dehors de l’Europe. L’embauche le mois dernier de Jon Bass, un nouveau responsable des ventes Fixed Income à New York en est une preuve (Reuters).

La banque achevait fin septembre à 90% son plan de réduction de l’emploi chez CIB avec 1.400 postes supprimés en un an dans le monde (7% des effectifs). Ce qui lui permet de mener aujourd’hui « une stratégie de recrutements sélectifs en fonction des besoins », nous explique un porte-parole à Paris.

Autres activités sujettes à des investissements

Autres pistes de développement au sein de CIB : le Cash Management, la ligne de métier « Corporate Deposit » et la plate-forme de dette avec le possible lancement de fonds de crédit (Les Echos).

Ailleurs dans d’autres pôles, des secteurs font également l’objet d’investissements si l’on se fie à l’augmentation des frais de gestion et aux commentaires de la banque. C’est le cas de Securities Services avec une « poursuite du développement, notamment aux Etats-Unis, en Asie et en Amérique Latine » ; de BancWest avec un « développement du dispositif dans la Banque Privée ainsi qu’auprès des entreprises et des entrepreneurs » ; de l’Assurance avec une « poursuite des investissements de développement hors de France », et enfin le Retail Banking dans la zone Europe Méditerranée où le dispositif commercial est également renforcé.

Seul bémol à ce tableau positif, la banque de détail dans les quatre pays “domestiques” de BNP, en particulier en France où les revenus fléchissent d’un peu plus de 2%, ce qui confirme une tendance entamée au second trimestre et qui nécessite une « poursuite de l’optimisation de l’efficacité opérationnelle ». Le Personal Finance et la Gestion d’actifs compriment également leurs coûts (respectivement -5% et -7% sur les 9 premiers mois de l’année).

BNP Paribas est la banque parmi les grands groupes français qui prévoit de recruter le moins en France en 2013 avec 1.500 postes à pourvoir (presque trois fois moins qu’en 2011) contre 4.000 pour BPCE et Credit Agricole.

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