☰ Menu eFinancialCareers

Le point sur les news à la mi-journée : Quelques conseils de carrière version Greg Coffey, une star des hedge funds parmi d’autres à tirer sa révérence cette année

new life

En l’espace d’à peine 3 mois l’industrie des hedge funds se retrouve orpheline des grands noms qui ont marqué les marchés de ces 15 dernières années. Après les départs en août de Chris Rokos, un des fondateurs de Brevan Howard, puis un mois plus tard de Driss Ben Brahim, un ancien de Goldman chez GLG depuis 2008, ce fut au tour de Greg Coffey le mois dernier de se retirer à 41 ans pour consacrer du temps à sa famille et à des projets personnels (WSJ). Enfin, la semaine passée, on apprenait il y a quelques jours qu’en raison de mauvaises performances, le trader français Pierre-Henri Flamand se donnait trois à quatre mois pour clôturer définitivement son fonds Edoma Capital Partners, lancé avec fracas en 2010 (Reuters).

D’autres hedge fund managers pourraient d’ailleurs subir le même sort après deux voire trois années successives de vaches maigres, s’accordent à dire des observateurs du secteur londonien.

Les traders superstars ont certainement perdu de leur magie (Guardian). Des marchés imprévisibles sont venus gripper leurs stratégies si efficaces avant-crise. Sans oublier le facteur motivation qui fait davantage défaut aujourd’hui : « Ce type d’ex-traders ou de gérants de “hedge funds” ont fait des centaines de millions de dollars de profits à titre personnel, explique un gérant de fonds alternatif londonien cité ce matin dans Les Echos. En plus d’être moins motivés, ils ne sont pas forcément aussi bons dans les marchés heurtés actuels que dans les conjonctures haussières pendant lesquelles ils ont gagné leur réputation à force d’audace. »

Au-delà de leurs compétences techniques, c’est en effet leur audace et leur détermination voire leur acharnement qui ont forgé leur exceptionnelle carrière. Le cas de la celle de Greg Coffey est parlante à plus d’un titre, comme l’illustre le portrait que vient de lui consacrer le Financial News.

Lorsque fin 2002 le trader de nationalité australienne, actuaire de formation, se retrouve sans emploi après quelques années passées chez Bankers Trust puis chez Blue Border Partners, il demande à rencontrer Philippe Jabre, managing partner chez GLG. Après avoir décroché cet entretien, il se fait dire poliment qu’aucun poste n’est à pourvoir. Il se fait embaucher par Bank Austria en avril 2003. Mais qu’à cela ne tienne, pendant 6 mois il envoie à Jabre les détails de chacune de ses opérations de trading via son terminal Bloomberg. En novembre, Jabre lui propose un nouvel entretien, à l’issue duquel il est embauché.

En 2008, c’est auprès de Louis Bacon, patron de Moore Capital, que Greg Coffey opère sa force de conviction. Puisque ce dernier lui offre non seulement un prestigieux poste de co-directeur de l’investissement mais aussi des parts (entre 10 et 25%) de la société. Un dernier point qui laisse perplexe l’entourage de Louis Bacon, manifestement pas habitué à céder ainsi des parts de sa société, de surcroit à quelqu’un avec qui il n’a jamais travaillé.

La petite histoire veut que la star, qui a refusé des « menottes en or » de 250 millions de dollars pour rester chez GLG, aurait entamé des discussions avec ce pionner de l’industrie des hedge funds dans le parking que partagent les deux sociétés au 1 Curzon Street dans le quartier de Mayfair.

Toujours pendu au téléphone pour suivre ses positions, où qu’il soit dans le monde, en vacances ou pas, Greg Coffey – comme tous ceux qui se sont fait un nom dans cette industrie – n’est pas seulement un audacieux, c’est aussi un bosseur acharné. Et cette anecdote lâché par un ami au Financial News pour s’en convaincre : « à chaque fois que j’avais un appel de Greg prétendant parler au plombier ou à un entrepreneur, je commençais automatiquement à lui donner les dernières infos concernant ses positions. C’est sa manière d’être toujours à jour sans que sa femme pique une crise ». C’est Mme Coffey qui va être contente ! Disons qu’il y a prescription maintenant que Monsieur, nommé un jour deuxième gérant de hedge fund le plus sexy au monde, va consacrer du temps à sa famille.

Pendant ce temps :

Curtis Roosevelt (petit-fils de Franklin D.) : “Obama n’a rien fait pour réguler le système bancaire” (La Tribune)

Les résultats des banques en France comprimés par la crise (Les Echos)

À la veille de la publication des résultats de BNP Paribas, les analystes prévoient que son résultat net aura plus que doublé au 3e trimestre grâce à de bons résultats attendus pour sa BFI (Dow Jones Newswires)

SG : résultat net attendu en repli de 88% au 3e trimestre (Les Echos)

Mauvais 3T en perspective pour Credit Agricole (Capital)

Plongeon de 21% du chiffre d’affaires net de NYSE Euronext au troisième trimestre (Reuters)

UBS remanie la direction de sa BFI (L’Agefi)

Psychose au Crédit Suisse (Luxembourg) S.A. après 5 licenciements sans raison apparente (PaperJam)

Frederic Otto quitte Banque Privée Edmond de Rothschild Europe, qu’il a dirigé pendant 14 ans, pour se consacrer à un projet personnel (PaperJam)

Pénurie de financiers aux compétences les plus techniques, qui pousse les rémunérations à la hausse (Business Les Echos)

CLSA conservera sa marque, son équipe de direction et son indépendance opérationnelle, assurent Crédit Agricole CIB et Citics securities (News Banques)

Rêver de son boulot, est-ce pathologique ? (Cadremploi)

Procès Adoboli : l’ex-trader d’UBS accusé d’avoir une addiction au jeu après avoir perdu 140 millions de livres sur des spreads bets. Il rétorque qu’il était juste fatigué (Reuters)

Olivier DesBarres, à la tête de l’activité FX strategy chez Barclays en Asie, pris en flagrant délit par des video caméras près de chez lui en train de s’emporter contre des ouvriers du bâtiment (“I’m gonna go after you. I’m gonna burn your f****** house down,” he shouts in the video. “You have no respect. You know what? You’re f****** animals. Chinese f****** animals. I have a life. I have a family. You break that, I will find your f****** family. I can find it very easily — I’m a man with resources.”) Il ne travaille désormais plus chez Barclays (The Times)

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici