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Le ciel s’abat sur les investment bankers, sauf à Paris

Il y a eu des rentrées plus joyeuses dans la banque d’investissement. Entre gel des embauches et suppressions d’emploi, les mauvaises nouvelles tombent en avalanche, depuis mi-août.

Lot de consolation – précisons pour les non-candidats à l’expatriation – les ennuis se sont surtout abattus sur les places anglo-saxonnes. Bon an, mal an, le marché parisien continue son petit bonhomme de chemin, vers de meilleurs lendemains.

Pas de panique : les banques rognent seulement 3% de leur staff

Les professionnels du recrutement en finance ont dû se réveiller un peu groggys ce matin, après les nouvelles de la veille – mardi noir par excellence. Barclays Capital annonçait 500 emplois supprimés dans ses activités support, soit 3% de ses équipes Global Banking and Markets (FT).

Une nouvelle qui fait écho au récent licenciement de 3% des employés de Bank of America Merrill Lynch, qui assure cependant continuer à recruter.

Jusque-là rien d’anormal. Remarquez que les banques d’investissement, prudentes, ne dépassent pas la barre psychologique des 5% de postes supprimés.

Celles qui gèlent les embauches… et les autres

Morgan Stanley suit une autre logique. Elle commence par fermer les robinets du recrutement pour cette année, a-t-on appris hier (<a href="Bloomberg). Pas de coupes pour le moment donc. Si les résultats du dernier trimestre reflètent ceux du troisième, les observateurs parient cependant sur une sévère cure d’amaigrissement (Dealbreaker).

A Londres, Morgan Stanley ne serait pas la seule à geler ses embauches, selon les
infos collectées par notre site anglais . La liste s’allonge ainsi avec les noms de BofA Merrill Lynch, Nomura, Credit Suisse, BarCap, UBS (equities), JPMorgan, et Deutsche Bank (fixed income).

D’autres établissements défient toutefois la morosité ambiante. Parmi eux, SocGen et BNP Exane, et aussi Deutsche (equities), Scotiabank, Lloyds, UBS et Citigroup.

Paris, un long fleuve tranquille ?

Quant au marché de l’emploi parisien, il continue à ne pas faire beaucoup de vagues. Un micromarché qui navigue quasiment à contre-courant.

Paris est un marché parallèle, qui ne connaît pas les mêmes soubresauts que la City ou Wall Street, en tout cas clairement pas avec la même ampleur. Les mouvements d’embauches ont repris, mais sont uniquement liés au turnover. Beaucoup de personnes, qui ont fait le dos rond pendant ces 2-3 dernières années, partent ailleurs , témoigne Jean Turcat, directeur du bureau parisien du cabinet de chasse international Smith & Partners.

Selon lui, l’appel d’air se fait notamment sur les postes d’analystes, de risk management, de quants, mais aussi sur des postes en front-office, comme des postes de traders ou de vendeurs.

Le marché n’est pas euphorique (pas de création de desk ou de formation de nouvelles équipes), mais on perçoit une dynamique positive, depuis mai surtout. Cela reprend doucement mais surement. Le marché londonien, par opposition, a repris beaucoup plus tôt et beaucoup fort. On assiste là probablement à une simple correction , commente à son tour Jérôme Hacquard, associé chez le cabinet de chasseurs de têtes Singer & Hamilton.

Selon ces deux chasseurs, les banques qui animent aujourd’hui le marché de l’emploi parisien sont plutôt françaises, quoiqu’elles recrutent au compte-goutte , selon Jérôme Hacquard. Quant aux banques étrangères basées à Paris, le gel des embauches ne se serait pas véritablement imposé. Une simple question de temps ?

commentaires (1)

Comments
  1. “Le ciel s’abat sur les investment bankers, sauf à Paris” c’est parce qu’il n’y en a plus depuis plus d’une decennie .

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