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Les cabinets de conseil recrutent (encore) des spécialistes de la bancassurance

Corporate banking: hot in Asia

Corporate banking: hot in Asia

On ne sait pas bien si cela va durer longtemps, mais les départements « financial services » des cabinets de conseil semblent bien continuer à recruter.

À titre d’exemple, le cabinet Kurt Salmon affichait récemment ses ambitions de recrutement avec 120 embauches prévues pour 2013, dont 20 à 25 personnes pour sa practice Global Financial Services (2/3 de profils expérimentés et 1/3 de jeunes diplômés).

« Nous visons surtout des professionnels avec une expérience « métier » (Asset Management, BFI, Assurance, Banque de Détail) et/ou une expertise « fonctionnelle » (refonte business model, efficacité opérationnelle, digitalisation, distribution multi-canal, évolution règlementaire, gestion des risques, Bâle III…) », précise Nicolas Chapis, associé en charge de la practice GFS chez Kurt Salmon.

Intérêt marqué pour les spécialistes de la banque de détail

La recherche d’experts vaut pour l’ensemble du marché de l’emploi dans ce secteur. C’est surtout vrai pour la banque de détail (avec des projets majeurs comme les fusions de caisses du Credit Agricole qui font travailler de nombreux cabinets) et l’assurance (grâce aux projets liés à la réforme réglementaire Solvency II), deux secteurs actuellement beaucoup plus demandeurs en conseil que la banque d’investissement.

Aussi, les experts de ces deux secteurs sont particulièrement sollicités. « Des consultants dotés d’une expérience significative dans le retail banking, par exemple, peuvent se voir proposer plusieurs offres aujourd’hui sur le marché », fait remarquer Laurent Bellaïche, manager de la division Conseil du cabinet Robert Walters.

Des observateurs mesurément optimistes

Le marché de l’emploi n’est cependant pas rose pour tout le monde. Les cabinets de recrutement constatent un ralentissement du nombre de missions en 2012 et proposent des prévisions prudemment optimistes pour 2013.

Pour Alexandre Michentef du cabinet de recrutement NEXtT, « les acteurs tels que les cabinets d’audit et de conseil semblent quelque peu lever le pied sur leurs recrutements depuis la rentrée de septembre, avec un relatif attentisme prévu pour les prochains mois ».

Le business sous pression, les branches conseil des Big Four notamment ont tendance à réduire leurs ambitions de recrutement (L’Agefi). De leur côté, les cabinets internationaux de conseil en stratégie tels BCG (qui a promu cet été deux experts de l’assurance et des services financiers au rang de directeurs associés), Roland Berger et A.T. Kearney continuent de recruter, mais au fil de l’eau.

Un dynamisme observé surtout chez les petites et moyennes structures

« Ce sont en réalité les cabinets de niche qui tirent leur épingle du jeu du fait d’une structure de coûts plus légère. Ils proposent souvent aux consultants des rémunérations plus intéressantes que leurs concurrents », témoigne Laurent Bellaïche, manager de la division Conseil du cabinet Robert Walters.

Ce consultant constate également un ralentissement des placements cette année avec néanmoins une disparité importante selon le secteur d’intervention.

Exigence relevée sur la qualité des candidatures

Des acteurs de taille intermédiaire ou des boutiques profitent du ralentissement des recrutements chez les grands acteurs du secteur pour renforcer leurs équipes, à l’instar de Capco qui recherche des consultants en organisation (capital markets, gestion des risques de marché…), un consultant manager – projet de transformation dans le retail et le corporate banking – ou encore un chef de projet senior optimisation/organisation de processus opérationnel.

Le cabinet TnP Consultants, en forte croissance (+50 % de croissance par an depuis leur création en 2007), recherche également des consultants pour intégrer leurs pôles métiers BFI, banque de détail et assurance. Parallèlement, le cabinet Provadys a annoncé il y a deux semaines le renforcement de sa division Finance, Banque et Assurance, avec l’arrivée de Laurent Heride au poste de Sénior Manager (boursier.com).

Quel que soit le type de société, le niveau d’exigence des recrutements s’est incontestablement accru depuis la crise. En matière de conseil en management et en organisation, «il ne suffit pas de disposer du talent nécessaire pour produire des diagnostics intellectuellement séduisants. Il faut être également en mesure d’apporter des réponses opérationnelles concrètes aux clients, ainsi que d’emporter l’adhésion du management intermédiaire », précise Alexandre Michentef. Et d’ajouter : « La seule ‘tête bien faite’ ne suffit plus pour décrocher un poste ».

 

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