☰ Menu eFinancialCareers

Les financiers à contre-pied des Français sur la taxation des « riches »

pluie-impots-taxes

Tout ça pour ça. En raison du principe de plafonnement des impôts, la nouvelle tranche à 75% ne concernera finalement que 1.500 personnes en France, selon le rapport sur le projet de loi de Finances (Les Echos).

Il n’existe pas d’évaluation précise concernant la part que les financiers représenteraient dans ce total. Cependant un analyste spécialiste du secteur financier, qui a préféré garder l’anonymat, estime que ces derniers représenterait plus de la moitié des foyers visés par la nouvelle taxe.

Trop lourdement taxés ?

Certes peu nombreux, les financiers concernés seront en revanche très lourdement mis à contribution avec un chèque moyen à remettre au Trésor Public situé entre 139.000 et 161.000 euros.

Cette mesure – emblème de la réforme fiscale – soulève pourtant un franc mécontentement des professionnels de la finance. Ainsi 71% d’entre eux y sont opposés, jugeant qu’elle donne un mauvais signal (« réussir en France, c’est mal »), selon un sondage en ligne sur notre site (1).

 

C’est mal d’être « riche »

Parallèlement, une autre enquête menée par eFC (2) montre que les financiers sont « seulement » 63% à s’opposer à la nouvelle tranche d’imposition à 45% pour les ménages dont les revenus sont supérieurs à 150 000€ par part, alors que cette mesure affectera nettement plus de financiers.

Cela montre bien que ces questions se jouent pour une large part sur le terrain symbolique. Pour faire court, il ne fait pas bon être riche en France. Selon un sondage IFOP, 78% des Français considèrent qu’il est mal d’être riche (La Tribune).

Et ce désamour est à mettre sur le dos des riches eux-mêmes, qui ne paieraient pas assez d’impôts, ne participeraient pas suffisamment à la création et au maintien de l’emploi et au financement des jeunes entreprises et ne combattraient pas assez vigoureusement les inégalités sociales.

À part ça ? 76% des Français trouvent quand même que c’est une bonne chose de vouloir gagner de l’argent et de devenir riche.

Une majorité de financiers tentés par un départ à l’étranger

Pour l’instant, les « riches » font le dos rond. Mais pour combien de temps ?

Si 84% des professionnels interrogés jugent que l’industrie financière doit participer à l’effort de redressement des finances publiques, les méthodes du gouvernement ne sont, à leurs yeux, pas convaincantes.

La moitié des professionnels de la finance (50%) pense ainsi que leur poste est menacé par l’action du gouvernement et les deux tiers (66%) jugent qu’un départ à l’étranger pourrait être une solution à cette incertitude.

 

(1)        Sondage mis en ligne le 11 septembre et clôturé le 17 octobre.

(2)        Enquête menée du 27 septembre au 8 octobre 2012 auprès de 268 professionnels de la finance basés en France.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici