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OPINION : “Comment BIEN quitter son emploi ?”

Photo Karine Doukhan

Quand la décision est prise de quitter son employeur pour un poste plus attractif, on est tenté de se démobiliser, de tourner vite la page voire de claquer la porte avant la fin de sa période de préavis. C’est sans mesurer les conséquences négatives que de tels comportements peuvent avoir sur votre carrière. N’oubliez pas que vous pouvez croiser le chemin de vos collègues et de votre boss dans un an ou même dans dix ans, sans compter que l’on est toujours preneur de bonnes références !

Ne perdez pas de vue pas que vous n’aurez qu’une seule occasion de faire une dernière fois bonne impression. Pour cela, la vigilance est de mise. Illustration en quatre points/étapes :

1- Le premier à être prévenu est votre manager

Peu importe les relations que vous entretenez avec lui, vous devez l’informer vous-même de votre décision. Evitez surtout une allusion à un collègue qui risque de faire naître une rumeur. Si vous responsable l’apprenait par un tiers, il pourrait avoir le sentiment de ne pas avoir été respecté ou même d’avoir été dupé.

Généralement, il n’est pas nécessaire de communiquer par le biais d’une lettre de démission. Cela pourrait même offenser votre responsable. Organisez plutôt une rencontre en face à face, sans perdre de vue que la perte d’un collaborateur performant génère pour votre manager de nouvelles priorités et qu’il ou elle aura besoin de temps pour trouver une nouvelle organisation. Donc ne tardez pas à annoncer votre décision, tout en prenant soin de choisir le moment le plus opportun.

2 – Expliquer son choix sans se justifier

Que l’entreprise ait formalisé ou non une procédure d’entretien de départ, c’est au collaborateur qu’il revient de décider des informations qu’il décide de partager sur les motifs de sa démission. En dire trop pourrait être perçu comme « insultant », mais a contrario en dire très (trop) peu pourrait laisser l’employeur perplexe.

Si vous hésitez à formuler une critique, demandez-vous si cela peut aider l’entreprise à s’améliorer, ou si vous voulez juste lancer une « dernière salve » pour vous venger d’une situation mal vécue. Dans le second cas, faites en sorte que la discussion reste cordiale, générale et brève. Enfin, n’oubliez pas que même si l’on vous pousse à dévoiler vos motivations, vous n’êtes pas tenu(e) de justifier votre départ.

Il est impératif alors de toujours cadrer la conversation en fonction de sa propre expérience et de ses objectifs personnels. Il sera préférable d’indiquer par exemple : « Je souhaite avoir plus d’opportunités d’évolution professionnelle que ce que l’entreprise peut m’offrir à l’heure actuelle », plutôt que « Si vous ne proposez pas des promotions à vos collaborateurs, vous allez perdre vos meilleurs éléments ».

3 – Prendre le temps (ou pas) de faire ses adieux

Une fois qu’un collaborateur a annoncé son départ, son employeur peut avoir des raisons valables (et même légales) de souhaiter le voir quitter son poste au plus vite. À l’inverse, on peut aussi lui demander de rester disponible, afin de finaliser certains dossiers en cours ou de gérer la transition avec le collaborateur qui le remplacera.

Dans les deux cas et dans les limites du raisonnable, faites de votre mieux pour satisfaire les besoins de l’entreprise. Sur la durée, le fait de se montrer serviable et courtois alors qu’on est sur le départ peut faire la différence. Cela dit, vous devez également agir avec équité envers votre nouvel employeur et ne pas repousser trop loin votre date d’embauche.

4 – Travailler son réseau avec finesse

L’intervalle dont vous disposez entre deux emplois vous ouvre une belle opportunité de consolider votre réseau. Avant votre départ, si vous ne l’avez pas encore fait, entretenez le lien avec vos collègues actuels. Si un de vos collègues vous envie de partir, résistez au souhait irrépressible d’abonder dans son sens.

Autres personnes à ne pas négliger : les collaborateurs avec lesquels vous n’avez pas travaillé étroitement. Il est important de ne pas les délaisser, et de leur faire savoir qu’il a été agréable de travailler avec eux (si tel a été le cas), en prenant le temps d’une rapide conversation pour leur laisser – à eux également – un bon souvenir.

Ce type d’au revoir ne doit pas non plus être utilisé à tort en tentant de « faire illusion », en l’appliquant à des personnes avec qui la relation était quasi-inexistante. Car à long terme, une promesse dans le vide peut avoir un impact plus négatif qu’un simple et franc au revoir.

Karine Doukhan est Associate Director de Robert Half Management Resources.

commentaires (1)

Comments
  1. Il n’est jamais facile de quitter un emploi pour un autre. Conclure l’un et débuter l’autre peuvent être factuers d’angoisses. Article intéressant mais les bonnes règles sont elles aussi simples que celles écrites? il y a l’homme et les inter actions…

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