☰ Menu eFinancialCareers

Combien vaut un analyste en risques de dérivés de crédit, dans une grande banque internationale ?

Un panel de chasseurs de tête évalue la rémunération moyenne de ce type de poste à Londres: un salaire de base entre €44,000 et €206,000 et un bonus généralement supérieur à 30%.

Qui dit argent, dit toujours risque mais qui dit beaucoup d’argent, dit beaucoup plus de risque. Il est souvent utile de rappeler quelques évidences, en particulier quand on examine le domaine des dérivés de crédit qui est de plus en plus en vogue : la croissance phénoménale de ce marché les deux dernières années, poussée par des investisseurs en quête de gros bénéfices, a entraîné une demande importante en analystes risque spécialisés de bon niveau.

Selon Sunjay Vyas, manager chez Finance Partners, qui appartient au Partners Group, compte tenu du risque important de ces transactions, on doit s’assurer que les limites sont respectées et que les activités de trading sont étroitement surveillées, en particulier parce que les divisions de Trading propriétaires de ces organisations sont exposées aux instruments dérivés de crédit.

Vyas affirme qu’en raison de la croissance vertigineuse de l’activité des dérivés de crédit, de nombreuses banques commencent à créer des départements spécialisés pour examiner les risques associés, et ne comptent plus sur les départements de fixed income et de risque des taux d’intérêts pour faire le boulot, comme c’était le cas dans le passé.

Cela a entraîné une demande accrue en analystes disposant de l’expérience adéquate. Selon Toby Dutfield chez Morgan McKinley, le ralentissement estival habituel n’a pas eu lieu cette année. Le volume de travail continue à augmenter et dans la mesure où les dérivés de crédit sont des produits relativement neufs, la demande en senior de haut calibre subit une pression accrue.

Que faut-il faire pour être analyste en dérivés de crédit? Etre très bon en mathématiques est essentiel compte tenu de la complexité des instruments dérivés qui peut déconcerter le commun des mortels ne connaissant que les maths du secondaire. Les sociétés qui recrutent exigent généralement au moins un niveau 2.1 (Equivalent à une mention bien en France), avec un troisième cycle et même souvent un PHD.

Les analystes doivent être vifs, tenaces et doués en communication, à l’aise pour traiter avec tous les différents niveaux de l’organisation et heureux de travailler sur des concepts arides et souvent difficiles qui peuvent mettre sérieusement à l’épreuve l’ardeur de certains analystes.

Conleth Maenpaa de chez Morgan McKinley affirme que, Les analystes en instruments dérivés de crédit conseillent les traders sur les risques des opérations envisagées; ils traitent avec le trading floor tous les jours, et examinent les risques posés par les nouvelles activités proposées, vérifiant tous les problèmes potentiels et réalisant des vérifications de due diligence sur les nouveaux clients et ceux existants. Beaucoup d’entre eux sont arrivés dans le domaine après un autre poste d’analyste risque, en particulier analyste en taux d’intérêt ou fixed income, tandis que d’autres se sont familiarisés avec les instruments dérivés de crédit en contrôlant le produit.

Ceux qui voudraient occuper un poste d’analyste encore plus complexe ont la possibilité de s’orienter vers l’analyse quantitative. Les analystes doivent être particulièrement analytiques, ils doivent aimer résoudre des problèmes complexes tout en étant capable de communiquer efficacement avec les traders (et généralement des traders difficiles !) et les dirigeants seniors affirme Vyas. Les clients sont toujours désireux de travailler avec des analystes pouvant comprendre de nouveaux concepts rapidement et ayant de bonnes compétences techniques.

Les salaires peuvent être généreux si l’on prouve sa valeur. Les juniors peuvent espérer un salaire de base compris entre 43.500 et 58.000 euros (entre 30.000 et 40.000), avec des bonus selon les performances supérieurs à 30%. Ceux qui ont cumulé une bonne expérience et qui ont obtenu de bons résultats dans le passé peuvent gagner bien plus : vous pouvez vous attendre à une rémunération totale qui peut atteindre 203.000 euros (140,000) nous affirme Morgan McKinley, tandis que le Partners Group suggère un salaire de base qui peut atteindre 115.000 euros (80,000) avec des bonus pouvant aller jusqu’à 50%.

C’est une juste récompense pour rappeler à des traders trop intrépides qu’un beau ciel bleu n’est jamais à l’abri d’un nuage.

Chiffres et commentaires de The Partners Group et Morgan McKinley.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici