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BNP Paribas, un employeur très présent à l’international

BNP Paribas a été créée lors de la “guerre des banques” en France dans les années 1999-2000. Le rêve des acteurs de cette vague de rachat était de créer en France un champion national bancaire pour rivaliser avec les géants anglo-Saxons.

La Banque Nationale de Paris (BNP) a fait l’acquisition de Paribas en 1999, pour 18,4 milliards d’euros. Cependant, l’offre d’achat de la BNP sur la Société Générale a été bloquée par les actionnaires et les insitutions de régulation.

Aujourd’hui encore de nombreuses personnes suspectent BNP Paribas de vouloir créer un groupe bancaire internationale de tout premier plan en poursuivant une solution française , c’est-à-dire grâce à une fusion avec la Société Générale.

BNP Paribas concentre principalement ses opérations sur Paris et Londres, même si en 2001, la banque a établi sa présence aux Etats-Unis en faisant l’acquisition de United California Bank et de BancWest.

BNP a reconnu que la joint venture réalisée en Europe de l’Est avec la banque Dresdner n’a pas été un véritable succès.

La banque détient également la plus importante société de courtage en ligne en Europe, Cortal Consors.

A Londres, le siège de la société se trouve à Marylebone, bien loin des quartiers financiers de la City et de Canary Wharf. Le bâtiment, de style post-moderne, est célèbre pour ses toilettes en marbre étincelant, sa salle de gym, sa collection d’oeuvres d’art, sa salle de lecture et sa nourriture excellente.

Au mois de mai 2003, les fonctions de président et de directeur général ont été séparées au sein de la banque, comme dans un grand nombre de sociétés françaises, qui adoptent de plus en plus une structure d’entreprise anglo-saxonne.

Michel Pébereau, président-directeur général, a cédé son poste de directeur général à Baudouin Prot, ancien président et directeur des opérations.

La riposte face à la crise

Dans son ensemble, le groupe s’en est plutôt bien sorti dans un contexte de retournement des marchés financiers grâce à la résistance de son activité banque de détail en France.

Néanmoins, au cours du second trimestre de l’année 2003, ce sont les fortes performances de sa banque de financement et d’investissement, en particulier sa division obligations et dérivés actions, qui ont permis à la banque d’afficher ses meilleurs revenus trimestriels depuis sa création.

Au cours du second trimestre, le profit brut de la division s’élevait à 688 millions d’euros, soit une augmentation de 88,5% par rapport à l’année dernière.

Les revenus nets de l’activité asset management de la banque ont également augmenté, atteignant 256 millions d’euros au cours du premier trimestre, soit une augmentation de 28%. Les actifs gérés ont atteint 388 milliards d’euros, alimentés par une arrivée de cash d’une valeur nette de 3,5 milliards d’euros.

Dans l’ensemble, au cours du premier semestre, les revenus de la banque avant imposition s’élevaient à 1,1 milliard d’euros, soit une augmentation de 68,4 % par rapport au premier semestre de l’année 2002.

D’après Baudouin Prot, directeur général, la banque a réalisé ses meilleurs revenus depuis sa création.

Néanmoins, il soutient que, même si l’économie mondiale et les marchés financiers ont cessé de se détériorer, ils ne sont toujours pas favorables aux banques et aux services financiers en Europe.

En mai 2002, la banque a présenté son plan stratégique pour l’année 2005, mettant l’accent sur les objectifs à atteindre concernant notamment la couverture des sociétés cotées.

L’un des objectifs est de renfocer la couverture des sociétés en Allemagne, en Italie, et au Royaume-Uni. Afin d’y parvenir, la banque pense développer sa plate-forme marché actions, ce qui a été perçu comme un signe de confiance, malgré les conditions difficiles de marché.

Néanmoins, lors de la présentation des résultats du second trimestre 2002, la banque a annoncé que ces projets d’expansion étaient suspendus jusqu’à ce que la situation du marché s’améliore. Ces projets sont toujours en suspens; cependant, la banque a indiqué que certaines activités, comme les produits dérivés actions, les obligations, et le financement continueraient à croître.

En septembre 2002, la banque a simplifié la structure de sa banque d’investissement et de financement, avec la ré-organisation de son activité corporate et institutions financières.

La BNP Paribas a fait des progrès sur le marché actions. Même si Dealogic ne classe toujours pas la banque sur une base mondiale, elle l’a classée 8ème en Europe, Moyen-Orient et Afrique à la fin du premier semestre 2003. L’année précédente, la banque n’apparaissaît même pas dans le classement des 10 meilleures banques.

Pour l’activité dette sa situtation est comparable. La banque ne figure pas dans les classements mondiaux, mais elle occupe la 9ème place en Europe, Moyen-Orient et Afrique, avec une part de marché de 4,5%; elle ne faisait pas partie des 10 meilleures en 2002.

En fusions-acquisitions, la banque était toujours à la 14ème place à la fin du premier semestre 2003, avec une part de marché de 3,7%. En France, les résultats ont été moins bons. Dans le classement des deals avec des intérêts français de Thompson Financial, la banque est passée du 5ème rang à la fin du premier semestre 2002 au 8ème rang à la fin du premier semestre 2003, représentant 20% de part de marché, avec 15 deals réalisés.

La banque BNP et Paribas sont nées au siècle dernier, et les deux banques ont connu des périodes de contrôle par l’Etat. La société Paribas a été privatisée en 1986, et BNP en 1993.

Le président Michel Pébereau est un ancien inspecteur des impôts, également passionné de science-fiction.

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