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Si Londres imposait des restrictions sur l’immigration des Européens, la City et les Français feraient grise mine

theresa May

C’est une idée chère à Theresa May, la ministre de l’Intérieur britannique, qui est revenue sur le tapis le week-end dernier. La proposition de limiter les flux de migrants en provenance de pays de l’Union européenne en imposant des visas fait son chemin.

Elle serait cette fois appuyée par le Premier ministre David Cameron, choqué de découvrir que 50% des employés de la City n’étaient pas britanniques.

Les chiffres de l’Office national des statistiques suggèrent, de leur côté, qu’à peine 40% des financiers front-office possède la nationalité britannique.

Nous avons étudié notre propre base de données pour savoir ce qu’il en était. Nous nous sommes penchés uniquement sur les CV enregistrés depuis la Grande-Bretagne au cours de l’année passée et qui indiquaient une langue maternelle européenne majeure (français, allemand, hollandais, espagnol, italien, et grec) autre que l’anglais.

Étonnamment, ces CV comptent pour seulement 10% du total des CV téléchargés. Si les variations sont importantes selon les secteurs, les Français dominent clairement la population des financiers de la City. Aussi ils seraient potentiellement les premiers affectés par la réforme évoquée par le gouvernement britannique.

Capital markets

19% des banquiers dans ce secteur de la City n’ont pas l’anglais comme langue maternelle. Et près de 8% sont français.

Dérivés

C’est dans ce secteur que la proportion de non-britanniques est la plus importante. L’anglais n’est pas la langue maternelle pour 19,3% des profils enregistrés. Les français, là encore, dominent. Ils représentent 11% de l’échantillon total, un chiffre toutefois étonnement assez bas étant donné la réputation des banques françaises dans les dérivés actions et la popularité des formations des grandes écoles françaises.

Marchés actions

Seuls 10% des candidats s’enregistrant dans le secteur Actions spécifient une langue maternelle européenne courante autre que l’Anglais. Pas étonnant lorsque l’on sait que la plupart des banques possèdent leur force de vente et de distribution dans leur pays respectif.

M&A

Pour environ 15% des professionnels des fusions-acquisitions, l’anglais n’est pas la langue maternelle. Les français constituent ici, comme ailleurs, le plus grand groupe.

Marché des changes

Plus surprenant, ces résultats qui suggèrent que dans ce secteur, seuls 6,9% ne sont pas britanniques. Inutile de dire que les Français sont encore les plus nombreux.

commentaires (4)

Comments
  1. Vos chiffres ne sont pas du tout representatif, impossible de tirer de tels conclusion sur ces donnés… C’est grave!

  2. Et David Cameron est-il choqué de savoir que sur les chantiers, dans les cuisines, etc., les gens sont essentiellement étrangers???

  3. Des personnes mieux renseignées que moi peuvent elles nous donner une évaluation de cette possibilité?

  4. Ces chiffres ne sont pas du tout représentatifs dont le gouvernement anglais ne pourra pas empêcher les français de travailler à Londres.

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