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Directions financières à la recherche d’experts désespérément

Les experts, cibles des recruteurs

Les experts, cibles des recruteurs

Alerte à tous les DAF et autres experts financiers. Deux cabinets de recrutement ont publié, coup sur coup hier et aujourd’hui, chacun un communiqué soulignant une « étonnante pénurie d’experts » pour le cabinet Robert Walters alors que le cabinet Hays évoque, de son côté, « une augmentation des recrutements liée à une forte mobilité des collaborateurs ».

Qu’en est-il exactement ?

Durant les six premiers mois de l’année 2012, les volumes de recrutement sont restés soutenus sur l’ensemble des postes en finance, constate Robert Walters, qui insiste sur une « recrudescence assez marquée des besoins en directeurs financiers ».

Marché pénurique pour les profils DAF, consolideurs, trésoriers…

Concrètement, le nombre de ces offres aurait augmenté pour ces derniers de 15% environ sur un an. Mais tous les profils ne sont pas logés à la même enseigne.

« Les entreprises sont surtout à la recherche d’une nouvelle génération de directeurs financiers avec une expérience significative en matière de conduite du changement, capables d’influer sur le résultat à travers une culture cash et controlling éprouvée et reconnue. Une expérience accompagnée d’une mobilité à l’international est également de plus en plus appréciée », précise Coralie Rachet, Directeur Associé au sein du cabinet et responsable de la division Finance d’Entreprise.

Si vous vous reconnaissez dans ce tableau, vous êtes manifestement une perle rare. Tout comme vous, consolideurs et trésoriers, qui jouissez d’une popularité comparable. À tel point que ces profils financiers dits « à haut potentiel » sont « touchés par une forte pénurie qui se traduit par la grande sollicitation dont ils sont l’objet. Ils peuvent en effet se voir proposer jusqu’à 5 offres en parallèle », relève Robert Walters.

… sans surchauffe des salaires

On ne constate pas pour autant d’inflation mais plutôt une stabilisation des rémunérations (dans une fourchette de 120 à 200K€ de fixe pour les DAF), après avoir  augmenté ces deux dernières années. Une tendance qui dénote dans un contexte où de nombreuses fonctions financières, telles que les contrôleurs de gestion et les business analysts, voient leurs rémunérations tirées vers le bas.

Typiquement un DAF diplômé d’une grande école, avec une première expérience dans un cabinet d’Audit, type Big Four, puis dans un grand groupe, peut s’attendre après 15 à 20 ans d’expérience à un salaire fixe oscillant autour de 170K€ et 30% de variable, selon Robert Walters. A noter que la participation au capital se développe comme l’un des outils de rémunération notamment pour les PME adossées à un fonds.

Le salaire d’un trésorier avec 6 à 10 ans d’expérience se retrouve généralement entre 65 et 90K€, le consolidateur se situe dans la même tranche, voire avec des niveaux légèrement plus élevés. « Certains profils experts peuvent désormais être  embauchés avec des rémunérations frôlant voire dépassant celles de certains DAF », témoigne Coralie Rachet.

Un traitement différent réservé aux autres collaborateurs ?

Si le marché des experts est pénurique, celui des comptables et des contrôleurs de gestion montre un tout autre visage : abondance des profils disponibles sur le marché, grande mobilité et salaires à la peine.

L’étude du cabinet Hays montre en effet une « augmentation des recrutements liée à une forte mobilité des collaborateurs, qui questionne les pratiques de fidélisation des équipes ».

L’étude montre que 78 % des directions générales ont recruté au cours des 6 derniers mois, dans 63% des cas pour des remplacements suite à une démission, et seulement 38% en raison de créations de poste. 45 % des collaborateurs ont ainsi changé de poste au cours de l’année.

Or ces mouvements concernent principalement les postes de comptabilité et de contrôle de gestion.

« Si les DG et managers ne semblent pas attacher autant d’importance que le collaborateur à la rémunération lors de son embauche, il est très intéressant de souligner que ces mêmes DG et Managers savent pertinemment que les émoluments seront la raison principale de son départ », relève l’étude. Ainsi, 67% des managers estiment que la recherche d’une meilleure rémunération est un facteur de changement de poste pour un collaborateur.

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