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Lazard ouvre un nouveau département à Paris… sans embaucher

Lazard

Une fois n’est pas coutume en ces temps de plans sociaux et de disette budgétaire, une banque d’affaires a décidé de lancer un nouveau département et d’étendre sa couverture régionale. Il s’agit de Lazard qui ouvre un département consacré au conseil financier en Afrique subsaharienne, francophone comme anglophone.

La banque franco-américaine a choisi Paris pour baser sa nouvelle entité Lazard Afrique, chargée de déployer tout le savoir faire conseil de Lazard dans cette zone à la fois en matière de fusions-acquisitions, de conseil souverain, de restructuration, et aussi de financement de projets.

Supervisé directement par Matthieu Pigasse, directeur général délégué de Lazard France, et menée par Michèle Lamarche, en charge du conseil aux Gouvernements, et Julien Riant, pour les fusions-acquisitions, le département emploie une quinzaine de banquiers. Tous des experts maison qui ont une expérience du continent.

Pour les recrutements, il faudra attendre…

« Nous n’avons pas prévu de recrutement, mais les talents sont toujours les bienvenus. Nous sommes ainsi potentiellement intéressés par les gens dotés d’une expérience notable du continent et qui sont en adéquation avec notre vision et notre méthode », nous a indiqué Michèle Lamarche, une des 15 associés gérants.

L’objectif de la banque est d’aider à la création de champions nationaux et d’accompagner des entreprises qui le souhaitent à s’y développer. En ce faisant, elle souhaite devenir rapidement un acteur de référence dans cette région devenue une terre de développement incontournable pour les banques. Et pour cause, sept des dix économies les plus en croissance dans le monde se trouvent désormais en Afrique, explique le communiqué de presse de Lazard.

Un marché (très) porteur

La banque d’affaires n’est pas à son coup d’essai en Afrique. « Depuis des décennies, Lazard conseille les gouvernements africains qui veulent obtenir une notation de leur dette, la réduire ou émettre des obligations souveraines, explique Matthieu Pigasse dans Jeune Afrique. Nous sommes intervenus par exemple au Gabon, au Nigeria, au Congo-Kinshasa, en Mauritanie, en Ethiopie et au Sénégal. Nous y avons acquis la conviction que l’Afrique subsaharienne dispose de potentialités extraordinaires. »

Le banquier d’affaires rappelle également au magazine que l’Afrique représentera 12% de la richesse mondiale en 2050 et « sera alors plus riche que l’Europe».

« Le marché des fusions-acquisitions en Afrique est encore limité, de l’ordre de 25 milliards de dollars. Cependant, il a été multiplié par 10 en 10 ans. Aussi nous sommes convaincus que cette croissance va continuer et même s’accélérer », affirme Matthieu Pigasse, cité cette fois par le site web StarAfrica.

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