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Les hedge funds ont-ils vraiment un avenir en France ?

Eiffel-tower

Avec 3% du marché européen des hedge funds, la France occupe une toute petite place dans le monde de la gestion alternative (source Preqin). En phase de consolidation, les acteurs du secteur parviennent difficilement à convaincre les investisseurs, bousculés par la crise financière, l’affaire Madoff et des performances discutables (Les Echos).

« Une terrible erreur de la part des socialistes »

Ajoutés à la présence d’un régulateur exigeant et une administration jugée complexe, l’attitude des politiques à l’égard des fonds dits “spéculatifs” et la nouvelle politique fiscale proposée par François Hollande agiraient comme repoussoirs à l’égard des investisseurs mais aussi des talents, affirme le Financial News dans un article titré « France says adieu to its financial talent ».

L’instauration d’une nouvelle tranche d’impôts à 75% est « une terrible erreur de la part des socialistes. C’est à même de tuer entrepreneuriat, commente Jérôme de Lavenère Lussan, fondateur de Laven Partners, un cabinet de conseil dans le secteur des hedge funds, cité par l’hebdomadaire britannique. Et de conclure : « Y aura-t-il une croissance des hedge funds en France ? Certainement pas. »

Le cas Guillaume Rambourg pourrait booster le secteur en France

Pourtant, certains n’ont pas hésité à franchir la Manche, à l’instar de Guillaume Rambourg. Cet ancien gestionnaire phare de Gartmore a lancé son fonds Verrazzano Capital à Paris un peu plus tôt cette année avec un capital de départ confortable de 550 millions d’euros, et entouré d’une douzaine de collaborateurs venus eux aussi de Londres. Cet exemple pourrait créer un précédent et booster le secteur en France. Des multigérants comme HRS ou Fauchier Partners ont d’ailleurs également choisi Paris pour se développer.

Pour Arnaud Chrétien, fondateur de la société de gestion quantitative Aequam Capital, l’industrie de la gestion alternative a clairement un avenir en France, et ce malgré ces nouvelles contraintes. « Je ne vois que des professionnels qui confirment l’envie de s’installer à Paris et de lancer des nouveaux produits. La réforme fiscale et les risques d’exode qui lui sont liées ne sont pas des problèmes franco-français. Ailleurs aussi des mesures sont prises pour stabiliser le secteur financier. Tout est affaire de cycle », relativise ce professionnel, à l’origine de QUANTVALLEY.

Un retour pour Londres ?

Lancé en 2011, ce projet s’est fixé comme objectif de rivaliser avec la place londonienne d’ici à 2020, en attirant à la fois talents et investisseurs. « Face à la volonté de la communauté des professionnels et des chercheurs pour avancer et innover, il n’est pas question de remettre en cause notre stratégie, ni nos objectifs », assure cet entrepreneur.

À titre individuel, d’autres ne résisteront pas l’appel d’une fiscalité plus attrayante. « Si la taxation de 75% des revenus dépassant 1 million d’euros était adoptée en France, je pourrais faire le chemin inverse », a confié un gérant aux Echos.

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