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INTERVIEW de Bresson : Faire de Paris un centre financier mondial

Emploi, subprimes, pôle de compétitivité, Haut Comité de place… v, délégué général de Paris Europlace, répond à toutes nos questions.

Où en est concrètement le pôle de compétitivité ?

Lancé officiellement en juillet, le pôle de compétitivité mondial – FINANCE INNOVATION – rassemble 150 membres (entreprises, centres de recherche, centres de formation, associations professionnelles…) et représente une quinzaine de projets industriels et de recherche à haute valeur ajoutée, déjà lancés. Les axes prioritaires sont de faire de Paris la plate-forme de l’information financière européenne, un pôle européen de formation et de recherche en finance et de favoriser le financement de l’innovation. Parmi les projets, citons le fonds d’investissement dédié aux jeunes entreprises dans le domaine de la gestion d’actifs, des activités financières et des activités de services aux industries financières ; CREDINEXT, une plate-forme de valorisation indépendante de dérivés complexes ; ou encore METNEXT, une plateforme d’indices climatiques portée par NYSE-Euronext et Météo France.

Vous souhaitez positionner la place financière de Paris comme centre mondial d’innovation. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Nos projets ont en commun de créer les conditions de connaissance et d’infrastructures qui permettront à la place de Paris de se positionner sur les produits et services de l’avenir. Mais cela ne suffit pas. De nouvelles mesures réglementaires et fiscales sont indispensables pour améliorer notre compétitivité. Paris Europlace est rapporteur du Haut Comité de place, instauré par le gouvernement. Celui-ci a adopté dès à présent des mesures, notamment la suppression du reliquat d’impôt sur les opérations de Bourse. Une rencontre devrait se tenir d’ici à Noël pour avancer sur d’autres mesures proposées.

Quelles sont les actions nécessaires pour booster l’emploi dans l’industrie financière ?

L’emploi est un élément clé de notre stratégie. Rappelons que l’industrie financière dans son ensemble représente 1 million d’emplois (6 % de la population active) et est l’un des principaux secteurs de création d’emplois, avec un rythme moyen de 40 000 embauches par an. 40 % des effectifs bancaires et des sociétés d’assurance devront être renouvelés dans les 10 prochaines années, soit un potentiel de 200 000 nouveaux emplois, à condition d’un environnement attractif. De ce point de vue, l’action prioritaire est la suppression, ou à tout le moins, l’allégement de la taxe sur les salaires. De même, il est essentiel de plafonner l’assiette des charges sociales ou impôts qui pèsent sur l’emploi, en particulier, sur les cotisations maladie et le versement transport. L’écart de la France avec ses voisins, notamment l’Angleterre et l’Allemagne, est toujours significatif.

La place parisienne peut-elle rivaliser avec les colosses de la finance comme La City ?

Notre objectif est d’inscrire Paris dans le pool des grandes places financières internationales, en développant nos points de force (dérivés actions, pôle de gestion, métiers de l’assurance, recherche et innovation financière) et en améliorant l’environnement réglementaire et fiscal. Notre stratégie est celle de la complémentarité en termes de métiers et de secteurs. C’est de cette manière que nous pouvons être compétitifs vis-à-vis de Londres, comme de New York ou des nouvelles places émergentes.

La crise des subprimes remet-elle en question les projets de la place ?

Non. La place est très attentive à l’évolution de la situation sur le plan international. Les répercussions sont importantes et posent des questions sur les mécanismes de surveillance des marchés, l’utilisation des instruments financiers et le manque de transparence du système. La concertation s’est faite de manière immédiate à Paris pour engager une réflexion collective et fixer les lignes d’actions. Nous menons, également, des réflexions, au niveau européen, sur la façon d’articuler réglementation et innovation. Et dans le cadre du pôle de compétitivité, nous avons le projet de créer une école de la régulation européenne pour former et informer les opérateurs sur l’évolution des réglementations et sur leurs responsabilités (compliance), et aussi pour échanger et motiver de nouvelles réformes.

commentaires (7)

Comments
  1. Paris premiere place financier europeen… Si au moins il y croyait lui-meme

  2. Il est marrant…..
    Sinon c’est possible d’être sérieux de temps en temps?

  3. Même si le discours est un peu formaté, il y a du bon à prendre.
    Jo, Abdel : merci pour vos commentaires constructifs… ça fait franchement avancer le débat. A part ça, vos arguments ?
    Allez voir ce lien sur les projets :
    http://www.finance-innovation.org/projets.htm
    et après on reparle…

  4. C’est un discours qui donne une impression de déjà vu sur ce site…

  5. Cela fait tout de même des dizaines d’années que la place de Paris essaie de rattraper son retard sur ces voisines….
    Ce projet a t-il réellement un sens ?
    Ne faut-il pas mettre tous ces efforts inutiles dans la construction d’un centre financier européen fort pouvant rivaliser avec New York, Tokyo et Hong Kong???
    Je n’ai pas fait l’ENA, mais je pense que mon point de vue est beaucoup plus sensé et plus logique que la démarche de ce monsieur et de ses amis.

  6. En France, c’est toujours le même problème : des projets confiés à des hauts fonctionnaires à l’esprit franco français limité. Les 2 buts de leur vie sont de faire briller l’esprit français comme du bon vieux temps des colonies et de créer des emplois pour les français au chômage afin de bien servir l’état.
    Confions ces ambitions de la place de Paris à des businessmen à l’approche globale qui iront chercher de l’expertise aux USA, en Inde ou à Londres sans perdre du temps avec l’élite française à épiloguer sur les 35 heures.

  7. une blague de bon goût !

    dans un premier temps , pour parler de réalité , qui dis finance dis compétence , or pour avoir vu des aberrations assez marquantes , le système de recrutement français fais que vous ne trouvez rien et n’êtes rien si vous n’êtes pas de la confrérie des grosses écoles qui n’ont rien de plus que certaines écoles moins connut et formant de très bon profil et souvent en veulent plus et moins arrogant et mis de côté par les recruteurs et monnaie leur compétence à l’étranger car ici on ne vous donne pas votre chance !!
    si ce pays boude ces compétences , difficile de faire de cette capitale un lien entre la finance et les produits que ce pays souhaite s’accaparé si ce n’est de la taxe sur taxe et encore sur taxe !

    ce qui est assez exceptionnel est de voir sur paris quelques personnes croire à ce doux rêve qui ne pointera jamais le bout de son nez en raison de plusieurs points et parmi les premiers, la france est un pays où se pratique la gabelle et difficile de trouver de la flexibilité en ce lieu !!!

    et ce qui fais sourire c’est d’entendre et de lire ces sondages stériles parlant de la moyenne salariale française qui est de 2 000 euros, qu’il fais bon vivre l’emploi etc !!!!

    que ce pays commence à revoir tout ce système de taxation, de salaire et de profil type entrant dans tel moule ou tel moule et donnant plus de flexibilité et d’accessibilité au niveau des formations financières car dans d’autres pays c’est le cas et pas besoin de sortir de ces écoles pour travailler dans la finance mais juste une réalité que beaucoup de personnes sont motivées pour ces jobs avec à la clé la fourniture d’un travail de qualité à la clé !!!!

    alors à quant la politique de motivation nationale ????

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