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Check-list pour une expatriation réussie

Pour les salariés, l’expatriation peut constituer une réelle opportunité ; pour l’entreprise, ce peut être un moyen de développer leurs compétences et de les fidéliser. Pourtant la réussite d’une telle expérience n’est pas toujours garantie.

Les résultats de l’enquête menée par l’équipe Human Capital d’Ernst & Young Société d’Avocats permettent d’identifier pour les expatriés les points clés d’une expatriation réussie. Au delà de l’aventure et de la perspective de mieux gagner sa vie, les embûches ne manquent par sur le chemin de l’expatriation.

1 expatrié sur 4 estime que son transfert a été mal géré par son employeur. Le point le plus négatif est toute la partie administrative : il faut être rapidement opérationnel dans son poste ; il est donc important de faciliter au maximum toutes les démarches , témoigne l’un d’entre eux.

La faute en revient certainement aux coûts induits par un bon transfert. L’expatriation est devenue un luxe que peu d’entreprises continuent d’offrir. Par exemple, les formations linguistiques et interculturelles nécessaires à l’intégration accélérée des expatriés sont loin d’être systématiquement dispensées.

Et le conjoint ?

En la matière, le poste occupé à l’étranger détermine parfois la qualité de la préparation en amont. C’est ainsi qu’un cadre de la Snecma (aujourd’hui Safran) appelé à diriger un centre de recherche à Bengalore en Inde s’est vu offrir un stage interculturel de deux jours, avec sa femme (8% des cas seulement).

Le conjoint n’est pas à négliger dans cette préparation, car il s’agit souvent pour lui ou elle d’un sacrifice sur sa propre carrière. En l’occurrence, l’enquête révèle que dans 60 % des cas, aucune aide n’est prévue. Les expatriés se prononcent en faveur d’une aide à la recherche d’emploi dans le pays d’accueil.

L’enquête montre que souvent, les expatriations ne sont pas suffisamment anticipées dans le temps. Une urgence qui conduit un quart des expatriés à ne pas avoir une vision réaliste du poste qu’ils auront à occuper sur place.

De la même façon, la question du retour est trop souvent peu abordée. 17 % des expatriés avouent totalement ignorer la durée, même approximative de leur mission. Si la règle est souvent un contrat de deux ans avec une option de renouvellement d’un an, dans la pratique, les comptes sont rarement ronds.

Quel retour ?

Une personne sur deux ignore purement et simplement quel tournure son entreprise souhaite donner à sa carrière une fois la période d’expatriation achevée : retour au pays d’origine, nouvelle expatriation dans un autre pays ? Plus de neuf cadres sur dix ont pour premier sujet de préoccupation l’intérêt du poste qu’ils trouveront au retour, 70 % d’entre eux se demandent s’il existe véritablement un poste pour eux et dans une moindre proportion, si une baisse de leur rémunération ne les attend pas.

Au contraire de ce qu’affichent les entreprises, partir est plus souvent géré comme une période entre parenthèses, que comme une avancée conjointe réalisée avec sa société , rapporte un autre. Dès lors, le manque de visibilité incite les expatriés à souhaiter une nouvelle expatriation plutôt qu’un retour au bercail.

Ainsi, la question centrale concerne les motivations réelles de l’expatriation. Y répondre est le point de départ pour prendre en compte l’ensemble des critères environnant une telle décision de carrière.

commentaires (1)

Comments
  1. Expatrie depuis 7 ans, il y a effectivement beauoup a dire sur la gestion de l’expatriation par les entreprises. Dans une grande majorite des cas, les retour, surtout dans la periode actuelle sont une catastrophe pour le cadre et pour sa famille.
    Pour ma part, je suis parti il y a 7 ans en contrat d’expat qui a ete transfome en contrat local. Cout classique, un an apres, fermeture de l’activite et denonciation du contrat avec comme reponse au bout de 20 ans : tu as 3 mois pour trouver un poste ou tu pars avec un cheque.
    Conclusion, pas de poste au retour , famille au milieu du gue et debrouille toi.
    Grace a mon reseau, j’ai retrouve un poste . Apres 20 ans dans un groupe bancaire, on espere etre traite autrement. A mediter pour les candidats au depart. ceci arrive 9 fois sur 10 maintenant.

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