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Le plan de départs volontaires de BNP Paribas CIB fait le plein

Une page se tourne. Les 3.500 employés environ de BNP Paribas CIB avaient depuis le 6 mars et jusqu’à samedi dernier pour se faire connaître de la direction s’ils souhaitaient bénéficier des avantages liés au plan de sauvegarde de l’emploi. Au total, le plan prévoyait la suppression de 373 postes. À la fin août, 251 demandes de départs et 40 demandes de mobilité au sein du groupe avaient été validées. Un certain nombre de dossiers avaient également été refusés, faute d’un projet professionnel jugé assez solide.  

Satisfecit 

Pour Joël Debeausse, délégué national adjoint du SNB, majoritaire à 40% au sein du groupe, il y a peu de chance que des salariés se soient manifestées depuis la rentrée, convaincu que « 80 à 90% des demandes ont été déposés dans les 2 à 3 jours qui ont suivi l’ouverture du plan en raison de la prime supplémentaire de 20% accordée aux personnes déposant leur dossier dans les deux premiers mois. »

Pour autant, l’écart de 82 postes qui reste à combler devrait l’être facilement à l’issue de l’examen encore en cours de 130 dossiers. Les « objectifs » seront donc atteints.

Certains ont déjà quitté l’entreprise, la majorité le fera probablement d’ici à la fin de l’année. Ils y auront sûrement intérêt pour des raisons fiscales, compte tenu des évolutions du régime fiscal en 2013.  

Rappelons que les suppressions visaient en priorité six activités : financements structurés, les métiers taux, change, dérivés, fixed income, mais aussi les dérivés actions matières premières, le conseil/corporate financier, le coverage, et les fonctions support (RH, informatique, conformité…).

Peu de « déçus »

Bien qu’il brûle les lèvres, le mot « succès » ne sera pas prononcé. Le plan a été « bien mené, sans départ contraint. Nous ne nous sommes pas mis la pression », confie un porte-parole de la banque. Pour le SNB, le plan a été finalement « bien calibré » à la fois du point de vue des conditions financières proposés et du périmètre des activités concernées.

« Le quota sera atteint sans que l’on ait à gérer la déception d’un grand nombre de salariés qui se seraient vus refuser l’accès au plan. Ce qui est différent chez SocGen qui n’a pas restreint l’accès au plan de départs volontaires aux seuls professionnels de la BFI mais a décidé de l’ouvrir à l’ensemble du groupe bancaire », commente Joël Debeausse.

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