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Les entreprises externalisent une partie de leur chantier IFRS

Partant, le budget des entreprises alloué à ce chantier réglementaire majeur dépend de sa complexité mais également du niveau de qualification des collaborateurs en interne. Selon RHI Management Ressources, conseil en ressources humaines, l’expertise en IFRS n’est pas synonyme d’envolée salariale : la rémunération fixe annuelle d’un spécialiste du nouveau standard comptable varie entre 65 et 95 k€, la rémunération moyenne d’un directeur comptable ayant 7 ans d’expérience étant de 60 k€. En général, le problème n’est pas tant celui des compétences que celui de la disponibilité.

A la recherche d’expertise pointue

Techniquement, ce chantier est organisé en groupes de travail orchestrés par le directeur financier ou le directeur de la consolidation. Chacune de ces cellules projet est dirigée par le professionnel de l’entreprise en prise directe avec le sujet de la norme comptable concernée : directeur des contrôle de gestion, directeur comptable, directeur des systèmes d’information, directeur financier d’unité opérationnelle, directeur des ressources humaines ou encore directeur juridique. Mais la montée en puissance de la charge de travail ne saurait reposer sur la simple mobilisation des forces internes de l’entreprise. Si les commissaires aux comptes auditeurs sont en première ligne pour accompagner ce changement, la logique de l’externalisation peut également se conjuguer sur le mode de l’intérim. Comment ?

Pour Karine Dhoukan, manager chez RHI Management Ressources, c’est cette surcharge de travail qui créé des besoins au niveau des attributions classiques, c’est à dire quotidiennes, de ces line-managers : on s’aperçoit d’une carence au niveau des postes dont les responsables de cellule sont titulaires. Dans certains cas, l’intérim peut constituer une réponse à cet accroissement de la charge de travail de ces directeurs .

Management de transition : un concept encore émergent

Dans d’autres cas pourtant, ce sont les ressources intellectuelles qui font défaut. On ne trouve pas au sein de l’entreprise de professionnel capable d’appréhender telle ou telle norme comptable à mettre en place. Exemple : un responsable projet immobilisations qui doit recenser toutes les immobilisations d’un grand groupe, en faire une analyse fine de façon à comparer leur mode de fonctionnement avant et après le passage aux IFRS , illustre Karine Dhoukan. Sur les sujets ultra-techniques et très controversés comme les normes IAS 32 et IAS 39 relatifs à la comptabilisation des instruments financiers, les directeurs financiers intérimaires restent les mieux placés. A quelques semaines de l’ouverture du premier exercice fiscal obligatoire en IFRS, la fonction de réviseur comptable qui consiste à la préparation du bilan d’ouverture de façon à aboutir à une situation saine de l’état des comptes avant le passage aux IFRS. Il s’agit de profil-type, présentant un haut niveau de qualification : une formation solide en comptabilité (niveau DESCF) complétée par une expérience en cabinet d’expertise idéalement doublée d’un passage en direction comptable .

Pour efficaces qu’elles soient, ces formules de remplacement ne connaissent aujourd’hui qu’un succès limité en France – 5% des entreprises environ. Contrairement à ce qui se passe au Royaume-Uni où l’intérim de haut niveau est très reconnu, il souffre d’un manque de reconnaissance en France. Pourtant, les problématiques réglementaires comme les IFRS, mais également la loi Sarbanes-Oxley et la loi de Sécurité financière sont des sujets porteurs pour le management de transition , conclut Karine Dhoukan. Un auditeur interne expert en loi Sarbanes-Oxley ayant 8 ans d’expérience se paie au moins 70 k€ par an.

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