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L’Audit interne face au défi du turn-over

Un tiers des responsables d’audit interne déclarent avoir encore des difficultés à recruter un personnel doté des compétences adéquates.

Compte tenu du niveau élevé de recrutement [N.D.L.R. : + 20 % d’offres d’emplois dans l’audit en 2007 selon l’Apec] et du turn-over des auditeurs internes, les responsables sont confrontés à des vacances de poste , explique Béatrice Ki-Zerbo, directrice de la Recherche à l’Institut français de l’audit et du contrôle internes (IFACI), qui publiera à la fin du mois les résultats détaillés d’une enquête sur les tendances clés de l’audit interne dans l’Hexagone.

Des recruteurs exigeants

Par voie de conséquence, l’enquête effectuée auprès de 69 responsables d’audit interne en entreprise montre que 46 % d’entre eux sont prêts à réduire leur périmètre d’intervention et 39 % à faire appel à des prestataires en cas de pénurie de main-d’ceuvre.

Car, malgré les difficultés à recruter, les employeurs ne sont pas résignés à abaisser leur niveau d’exigence. Ils continuent à rechercher aussi bien des compétences comportementales comme la confidentialité (82 %) et la capacité à travailler en équipe (80 %), que des compétences techniques telles que l’utilisation des systèmes d’information (76 %) et la capacité à réaliser des entretiens (68 %), loin devant l’analyse des risques (51 %). N’est pas auditeur interne qui veut !

Une fonction surtout vue comme un tremplin

Environ la moitié des effectifs interrogés ont moins de 3 ans d’ancienneté. Les auditeurs avec 6 ans d’expérience et plus ne représentant que 20 % des répondants. Ces chiffres expriment bien la réalité du terrain : en moyenne, les auditeurs internes restent 3 ans au sein de leur service, souvent afin d’y acquérir une connaissance globale des processus de l’entreprise, avant de poursuivre – dans les trois quarts des cas – leur carrière ailleurs dans l’entreprise.

L’audit interne reste la voie royale avec une évolution quasi systématique vers des postes de responsables financiers de filiales et business units, explique Fabrice Coudray, directeur régional chez Robert Half Finance & Comptabilité. Si bien que certaines équipes sont parfois sous-staffées…

commentaires (4)

Comments
  1. Je suis diplômé d’audit comptable et financier de l’université de Paris Dauphine (1986), d’un Mastère en Organisation (IESTO/CNAM Paris 1985) et d’un Master en Ingénierie de l’Inteligence Economique. Plus de dix ans d’expériences significatives en cabinets d’audit (Pricewaterhouse), je recherche depuis trois ans un poste d’auditeur externe ou interne. J’ai répondu à plus de cent annonces d’offres d’emplois dans ce domaine. Je suis donc surpris en lisant votre article.

  2. Je me joins a Edison dans son commentaire. Consultant dans un big 4, je souhaite integrer une direction d’audit intene…Mes candidatures sont restees lettres mortes..peut etre j’ai pas le profil…

  3. Il faut se laisser headhunted par les cabinets de recrutement spécialisés. Ils ont un réseau d’entreprise très large et ils peuvent souvent trouver ce qui correspondent le mieux au candidat. Après, les postes d’audit interne demande souvent aux candidats 2 à 5 ans d’expérience afin de pouvoir les former avec la méthodologie et la culture propres de l’entreprise. 10 ans d’expérience serait peut-être un gachis pour un simple poste d’audit interne…

  4. En temps de crise, je le constate personnellement les profils d’auditeurs ont la cote. Les cabinets spécialisés sont très actifs, et n’hésitent pas à revenir plusieurs fois à la charge, ca en devient dérangeant. Je le constate pour ma part, avec une expérience de 5 ans en audit interne en milieu bancaire.

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